Tout sur taxis

Perquisitions, procès, interdictions... le géant des véhicules de transport avec chauffeurs, Uber, est plus que jamais dans le collimateur des autorités dans de nombreux pays d'Europe. Malgré ces obstacles, le groupe américain reste stoïque et n'entend pas s'arrêter là.

La société américaine espérait entrer aisément sur le marché européen. Mais elle rencontre une résistance plus forte qu'elle l'imaginait de la part des autorités locales, sans parler bien sûr des taxis, comme le montre la manifestation à Bruxelles ce mercredi.

Tout le monde a peur de l' "uberisation" de nos sociétés. Les uns craignent de perdre leur job, d'autres de voir certaines professions être dévalorisées. Cette peur vient de la société Uber qui n'existait pas il y a 7 ans encore et qui inquiète les taxis du monde entier.

Alors qu'elle défraie la chronique avec son service UberPop permettant aux particuliers de jouer les chauffeurs de taxi, la firme américaine Uber dévoile un projet de lancer un service pro, UberX, dans notre capitale. Pourtant, une telle activité semble difficilement tenable dans les conditions actuelles du marché. Voici pourquoi.

Les chauffeurs de taxi qui lisent cette chronique doivent être contents. En effet, leur pire ennemi, c'est-à-dire, la société Uber vient d'être condamnée par un tribunal californien.

A l'appel de l'UBT-FGTB Transport et logistique, près d'une cinquantaine de personnes parmi lesquelles des délégués syndicaux et des chauffeurs de taxis se sont rassemblées, mercredi dès 17H30, à l'entrée du forum "Technopolitics: how to welcome technology" organisé sur le campus de la VUB (Vrije Universiteit Brussel) à l'initiative de la députée bruxelloise et échevine de la Ville de Bruxelles chargée de la Mobilité Els Ampe.

La secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude Elke Sleurs a demandé à l'Inspection spéciale des impôts (ISI) d'étudier la structure financière et fiscale de la société Uber en Belgique, annonce-t-elle mardi dans un communiqué.

Les coups durs continuent pour Uber : interdictions, saisies de véhicules et maintenant, interdiction d'une promotion couplée entre Uber et Brussels Airlines. Mais, quoi qu'il arrive, la " start-up " continue de déployer son service. Pourquoi un tel empressement ?