Ces mesures, censées être annoncées mardi, devraient viser les entreprises mais aussi les ménages. Elles seront "majeures" et "de grande ampleur", avait promis lundi le président américain, qui brigue un deuxième mandat à la tête de la première économie du monde.

Il avait alors évoqué des coupes dans les taxes salariales et une aide aux personnes payées à l'heure, reconnaissant que "le monde a été pris de court" par le coronavirus.

Sa fille et conseillère, Ivanka Trump, a dit mardi matin, sur son compte Twitter, que Donald Trump "s'engage à soutenir les travailleurs payés à l'heure et à rendre des prêts de crise accessibles aux petites entreprises. Une baisse des charges sociales est également sur la table".

Beaucoup d'Américains ne pourront financièrement pas se permettre de cesser de travailler lors d'une éventuelle quarantaine, vu le peu de jours maladie dont ils disposent chaque année. Beaucoup de travailleurs sont par ailleurs payés à l'heure.

Le président américain "utilisera tous les outils à sa disposition pour protéger le travailleur américain", a souligné Ivanka Trump.

Le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, avait indiqué vendredi que l'administration envisageait des mesures de relance "ciblées" pour aider les entreprises et les personnes les plus touchées, y compris celles qui seraient placées en quarantaine. Distribuer "un millier de dollars à tout le monde" n'aurait en revanche selon lui "pas d'effet à long terme sur la croissance économique".

"Une réponse budgétaire est la plus appropriée face à la propagation du virus", a commenté pour l'AFP Rubeela Farooqi, chef économiste chez High Frequency Economics (HFE).

Pour elle, l'administration Trump peut envisager "des arrêts maladie payés ainsi qu'une réduction temporaire des charges sociales. Je pense également qu'il est d'important d'offrir un soutien ciblé aux petites entreprises" qui peuvent être "particulièrement vulnérables".

- Mesures parlementaires -

Donald Trump a de nouveau tempêté mardi matin contre une Réserve fédérale qu'il juge "minable et lente", l'appelant à une nouvelle baisse des taux. La Fed a abaissé la semaine dernière ses taux en urgence, les maintenant toutefois plus élevés que ceux des autres pays, notamment européens.

Il doit par ailleurs recevoir mercredi à la Maison Blanche les patrons des principales grandes banques américaines, selon des sources bancaires à l'AFP.

L'épidémie de Covid-19 a fait plonger les marchés, Wall Street enregistrant lundi sa plus lourde dégringolade sur une séance en plus de 11 ans.

Mais démocrates et républicains devront arriver à se mettre d'accord, alors que les mesures présentées par le président devront être validées par le Congrès pour être adoptées, et que le temps presse.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a reconnu lundi soir que "de nouvelles mesures parlementaires (allaient) vite devenir nécessaires".

Mais "compte tenu des informations selon lesquelles l'administration Trump envisage de nouvelles réductions d'impôts pour les grandes entreprises touchées par le coronavirus", elle a réitéré son appel à "prioriser la santé et la sécurité des travailleurs Américains sur les intérêts des entreprises".

La dernière crise économique d'ampleur remonte à 2007, lorsque la bulle immobilière avait éclaté, entraînant les Etats-Unis dans une année et demi de récession, jusqu'en juillet 2009.

Le président George W. Bush avait alors annoncé un plan de relance de 152 milliards de dollars, pour favoriser la croissance et aider les ménages surendettés, via notamment l'envoi d'un chèque à 130 millions de ménages pour stimuler rapidement la consommation, mais les récipiendaires avaient préféré rembourser leurs dettes.

Un plan de sauvetage de la finance doté de 700 milliards de dollars avait été adopté en octobre 2008.

Et moins d'un mois après son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2009, Barack Obama avait lancé un nouveau plan de relance de 787 milliards de dollars, axé sur la consommation et l'immobilier, constitué d'allégements fiscaux et de dépenses publique.

Ces mesures, censées être annoncées mardi, devraient viser les entreprises mais aussi les ménages. Elles seront "majeures" et "de grande ampleur", avait promis lundi le président américain, qui brigue un deuxième mandat à la tête de la première économie du monde.Il avait alors évoqué des coupes dans les taxes salariales et une aide aux personnes payées à l'heure, reconnaissant que "le monde a été pris de court" par le coronavirus.Sa fille et conseillère, Ivanka Trump, a dit mardi matin, sur son compte Twitter, que Donald Trump "s'engage à soutenir les travailleurs payés à l'heure et à rendre des prêts de crise accessibles aux petites entreprises. Une baisse des charges sociales est également sur la table".Beaucoup d'Américains ne pourront financièrement pas se permettre de cesser de travailler lors d'une éventuelle quarantaine, vu le peu de jours maladie dont ils disposent chaque année. Beaucoup de travailleurs sont par ailleurs payés à l'heure.Le président américain "utilisera tous les outils à sa disposition pour protéger le travailleur américain", a souligné Ivanka Trump.Le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, avait indiqué vendredi que l'administration envisageait des mesures de relance "ciblées" pour aider les entreprises et les personnes les plus touchées, y compris celles qui seraient placées en quarantaine. Distribuer "un millier de dollars à tout le monde" n'aurait en revanche selon lui "pas d'effet à long terme sur la croissance économique"."Une réponse budgétaire est la plus appropriée face à la propagation du virus", a commenté pour l'AFP Rubeela Farooqi, chef économiste chez High Frequency Economics (HFE).Pour elle, l'administration Trump peut envisager "des arrêts maladie payés ainsi qu'une réduction temporaire des charges sociales. Je pense également qu'il est d'important d'offrir un soutien ciblé aux petites entreprises" qui peuvent être "particulièrement vulnérables".- Mesures parlementaires -Donald Trump a de nouveau tempêté mardi matin contre une Réserve fédérale qu'il juge "minable et lente", l'appelant à une nouvelle baisse des taux. La Fed a abaissé la semaine dernière ses taux en urgence, les maintenant toutefois plus élevés que ceux des autres pays, notamment européens.Il doit par ailleurs recevoir mercredi à la Maison Blanche les patrons des principales grandes banques américaines, selon des sources bancaires à l'AFP.L'épidémie de Covid-19 a fait plonger les marchés, Wall Street enregistrant lundi sa plus lourde dégringolade sur une séance en plus de 11 ans.Mais démocrates et républicains devront arriver à se mettre d'accord, alors que les mesures présentées par le président devront être validées par le Congrès pour être adoptées, et que le temps presse.La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a reconnu lundi soir que "de nouvelles mesures parlementaires (allaient) vite devenir nécessaires". Mais "compte tenu des informations selon lesquelles l'administration Trump envisage de nouvelles réductions d'impôts pour les grandes entreprises touchées par le coronavirus", elle a réitéré son appel à "prioriser la santé et la sécurité des travailleurs Américains sur les intérêts des entreprises".La dernière crise économique d'ampleur remonte à 2007, lorsque la bulle immobilière avait éclaté, entraînant les Etats-Unis dans une année et demi de récession, jusqu'en juillet 2009.Le président George W. Bush avait alors annoncé un plan de relance de 152 milliards de dollars, pour favoriser la croissance et aider les ménages surendettés, via notamment l'envoi d'un chèque à 130 millions de ménages pour stimuler rapidement la consommation, mais les récipiendaires avaient préféré rembourser leurs dettes. Un plan de sauvetage de la finance doté de 700 milliards de dollars avait été adopté en octobre 2008.Et moins d'un mois après son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2009, Barack Obama avait lancé un nouveau plan de relance de 787 milliards de dollars, axé sur la consommation et l'immobilier, constitué d'allégements fiscaux et de dépenses publique.