Partout, la contestation gronde. Hier, la commune de Bonheiden, près de Malines annonçait fièrement vouloir installer 22 radars tronçons sur son territoire. Mais face à l'opposition suscitée par la mesure, elle a dû limiter ses ambitions à 10 dont elle éliminera tout dispositif ralentisseur. Aujourd'hui, c'est la commune de Bilzen, au Limbourg, qui projette d'en installer une douzaine après avoir d'initiative, selon son bourgmestre, supprimé une chicane, ce qui est quelque part absurde.

Tous les experts en matière de circulation sont en effet d'accord là-dessus: l'impact de l'infrastructure sur le comportement des automobilistes est réel ; leur offrir un "billard", n'est-ce pas quelque part pousser sur l'accélérateur à leur place? La question divise avec d'autant plus d'acuité que le quotidien De Standaard a pu mettre la main sur quelques contrats conclus avec des sociétés privées vers lesquelles les communes désargentées ont bien été forcées de se tourner. Depuis le 1er février 2021, ces dernières peuvent en effet sanctionner administrativement les petits excès de vitesse mais elles ne disposent souvent pas de l'argent pour installer les appareils nécessaires à leur constat.

Parmi les exigences contractuelles de ces sociétés figure ainsi l'octroi de 24 euros par infraction constatée (que celle-ci entraîne ou non un payement de la part du contrevenant), l'élimination des dispositifs ralentisseurs existants, un strict respect de la durée des travaux d'entretien éventuels, ainsi que le versement d'une compensation chaque fois que, sans concertation préalable, des travaux d'aménagement entraîneront une diminution de plus de la moitié du trafic.

L'autonomie communale s'en trouve tellement rabotée que la question a déjà gagné le Parlement flamand où la N-VA et plus encore le CD&V s'insurgent contre cet abandon de souveraineté.

Partout, la contestation gronde. Hier, la commune de Bonheiden, près de Malines annonçait fièrement vouloir installer 22 radars tronçons sur son territoire. Mais face à l'opposition suscitée par la mesure, elle a dû limiter ses ambitions à 10 dont elle éliminera tout dispositif ralentisseur. Aujourd'hui, c'est la commune de Bilzen, au Limbourg, qui projette d'en installer une douzaine après avoir d'initiative, selon son bourgmestre, supprimé une chicane, ce qui est quelque part absurde. Tous les experts en matière de circulation sont en effet d'accord là-dessus: l'impact de l'infrastructure sur le comportement des automobilistes est réel ; leur offrir un "billard", n'est-ce pas quelque part pousser sur l'accélérateur à leur place? La question divise avec d'autant plus d'acuité que le quotidien De Standaard a pu mettre la main sur quelques contrats conclus avec des sociétés privées vers lesquelles les communes désargentées ont bien été forcées de se tourner. Depuis le 1er février 2021, ces dernières peuvent en effet sanctionner administrativement les petits excès de vitesse mais elles ne disposent souvent pas de l'argent pour installer les appareils nécessaires à leur constat. Parmi les exigences contractuelles de ces sociétés figure ainsi l'octroi de 24 euros par infraction constatée (que celle-ci entraîne ou non un payement de la part du contrevenant), l'élimination des dispositifs ralentisseurs existants, un strict respect de la durée des travaux d'entretien éventuels, ainsi que le versement d'une compensation chaque fois que, sans concertation préalable, des travaux d'aménagement entraîneront une diminution de plus de la moitié du trafic. L'autonomie communale s'en trouve tellement rabotée que la question a déjà gagné le Parlement flamand où la N-VA et plus encore le CD&V s'insurgent contre cet abandon de souveraineté.