Les sept experts mandatés par le gouvernement fédéral pour plancher sur des solutions en matière de pouvoir d'achat et de compétitivité ont remis leur rapport, ce lundi.C'est un mélange des différentes sensibilités de la Vivaldi, parfois étonnant dans la façon dont il aborde ces questions, notamment lorsqu'il met l'accent sur la diminution de la consommation ou, de façon symbolique, l'exclusion des déplacements privés de la carte d'essence professionnelle - ce qui, a priori, devrait augmenter les difficultés de pouvoir d'achat.

Inspiré par la pandémie

Baptisé le "Gems de l'inflation", ce groupe d'experts s'inspire fortement de la getion de la pandémie de Covid. Il produit un document de 55 pages qui met en avant les diminutions de consommation. Outre la limitation de la carte essence, il évoque la possibilité, pour faire face à la crise énergétique, de limiter la vitesse sur autouroutes à 100 km/h, de multiplier les dimenches sans voiture ou de réduire le chauffage. Le tout pourrait être géré à la façon d'une pandémie, avec l'encouragement aussi du télétravail ou de l'utilisation des transports publics.

Les experts plaident aussi en faveur de mesures d'aides ciblées sur les bas et moyens revenus, comme le gouvernement l'a fait jusqu'ici. Mais ils proposent des chèques énergie liés aux revenus, qui se baseraient sur la dernière déclaration fiscale et se distancient de mesures telles que la diminution de la TVA, linéaire et qui profite également aux hauts revenus. Dans le même registre, le groupe plaide pour une indexation plus rapide des barème fiscaux, ce qui bénéficieraità la classe moyenne et aux bas revenus.

Les experts plaident encore pour une adaptation du système de la TVA et des accises, pour des obligations contractuelles faites aux distributeurs d'énergie d'offrir contrats fixes et variables.

Sur le mode du Covid, là encore, il est question de proposer un "congé energétique": quand les prix sont si élevés que les entreprises risquent leur survie en continuant à produire, il doit être possible de mettre les travailleurs en congé, avec un salaire garanti par l'Etat.

Enfin, les experts soulignent que le meilleur moyen de contribuer au pouvoir d'achat, c'est bien d'augmenter le taux d'emploi. Ils rappellent que des mesures peuvent être encore prises pour limiter les faiblesses de notre marché: accentuer la mobilité entre Régions, encourager la flexibilité, lutter contre les discriminations...

En matière de compétitivité, ils évoquent la possibilité de revoir le mécanisme d'indexation des salaires - sans remettrez en cause son existence.

Présidé par Pierre Wunsch, gouverneur de la Banque nationale, le groupe réunit aussi Mathias Dewatripont (ULB), Philippe Defeyt (ex-Ecolo, UNamur), Paul De Grauwe (London School of Economics), Koen Schoors (UGent), Sarah Vansteenkiste (KU Leuven), Bertrand Candelon (UCLouvain) et Sofie Geeroms (association des entreprises en ligne BeCommerce).

Des tensions politiques, déjà

Politiquement, les arbitrages ne seront forcément pas faciles à acter. D'ores et déjà, des tensions se font jour au sein de la Vivaldi. "Le rapport des experts est décevant, comment Georges-Louis Bouchez, président du MR. La Banque nationale constate un problème de compétitivité et de déficit public. Les recommandations portent sur tout sauf la compétitivité et accroissent le déficit. Il y a des gadgets militants comme la réduction de vitesse sur autoroute."

"Pour rappel, c'est bien le gouvernement qui a sélectionné les expert.e.s, dont plusieurs libéraux, rétoque Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre. Arrêtons de flinguer des personnes quand on ne partage pas les idées (pluralistes) mises sur la table. Parlons de fond... Cela nous grandira tous et toutes."

L'écologiste ajoute: "Beaucoup de mesures intéressantes dans le rapport final des experts. En particulier, il y en a 2 qui pourraient être concrétisées à court terme: 1) la fin de la carte essence pour les déplacements privés et 2) l'indexation des barêmes fiscaux. Au boulot!"

Le bras de fer est déjà entamé.

Les sept experts mandatés par le gouvernement fédéral pour plancher sur des solutions en matière de pouvoir d'achat et de compétitivité ont remis leur rapport, ce lundi.C'est un mélange des différentes sensibilités de la Vivaldi, parfois étonnant dans la façon dont il aborde ces questions, notamment lorsqu'il met l'accent sur la diminution de la consommation ou, de façon symbolique, l'exclusion des déplacements privés de la carte d'essence professionnelle - ce qui, a priori, devrait augmenter les difficultés de pouvoir d'achat. Baptisé le "Gems de l'inflation", ce groupe d'experts s'inspire fortement de la getion de la pandémie de Covid. Il produit un document de 55 pages qui met en avant les diminutions de consommation. Outre la limitation de la carte essence, il évoque la possibilité, pour faire face à la crise énergétique, de limiter la vitesse sur autouroutes à 100 km/h, de multiplier les dimenches sans voiture ou de réduire le chauffage. Le tout pourrait être géré à la façon d'une pandémie, avec l'encouragement aussi du télétravail ou de l'utilisation des transports publics.Les experts plaident aussi en faveur de mesures d'aides ciblées sur les bas et moyens revenus, comme le gouvernement l'a fait jusqu'ici. Mais ils proposent des chèques énergie liés aux revenus, qui se baseraient sur la dernière déclaration fiscale et se distancient de mesures telles que la diminution de la TVA, linéaire et qui profite également aux hauts revenus. Dans le même registre, le groupe plaide pour une indexation plus rapide des barème fiscaux, ce qui bénéficieraità la classe moyenne et aux bas revenus.Les experts plaident encore pour une adaptation du système de la TVA et des accises, pour des obligations contractuelles faites aux distributeurs d'énergie d'offrir contrats fixes et variables.Sur le mode du Covid, là encore, il est question de proposer un "congé energétique": quand les prix sont si élevés que les entreprises risquent leur survie en continuant à produire, il doit être possible de mettre les travailleurs en congé, avec un salaire garanti par l'Etat.Enfin, les experts soulignent que le meilleur moyen de contribuer au pouvoir d'achat, c'est bien d'augmenter le taux d'emploi. Ils rappellent que des mesures peuvent être encore prises pour limiter les faiblesses de notre marché: accentuer la mobilité entre Régions, encourager la flexibilité, lutter contre les discriminations...En matière de compétitivité, ils évoquent la possibilité de revoir le mécanisme d'indexation des salaires - sans remettrez en cause son existence.Présidé par Pierre Wunsch, gouverneur de la Banque nationale, le groupe réunit aussi Mathias Dewatripont (ULB), Philippe Defeyt (ex-Ecolo, UNamur), Paul De Grauwe (London School of Economics), Koen Schoors (UGent), Sarah Vansteenkiste (KU Leuven), Bertrand Candelon (UCLouvain) et Sofie Geeroms (association des entreprises en ligne BeCommerce).Politiquement, les arbitrages ne seront forcément pas faciles à acter. D'ores et déjà, des tensions se font jour au sein de la Vivaldi. "Le rapport des experts est décevant, comment Georges-Louis Bouchez, président du MR. La Banque nationale constate un problème de compétitivité et de déficit public. Les recommandations portent sur tout sauf la compétitivité et accroissent le déficit. Il y a des gadgets militants comme la réduction de vitesse sur autoroute.""Pour rappel, c'est bien le gouvernement qui a sélectionné les expert.e.s, dont plusieurs libéraux, rétoque Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre. Arrêtons de flinguer des personnes quand on ne partage pas les idées (pluralistes) mises sur la table. Parlons de fond... Cela nous grandira tous et toutes."L'écologiste ajoute: "Beaucoup de mesures intéressantes dans le rapport final des experts. En particulier, il y en a 2 qui pourraient être concrétisées à court terme: 1) la fin de la carte essence pour les déplacements privés et 2) l'indexation des barêmes fiscaux. Au boulot!"Le bras de fer est déjà entamé.