éOn peut dire que 2021 était une bonne année en matière d'emploi, puisque nous avons retrouvé des niveaux qui étaient pratiquement inattendus par rapport à 2020 et la crise, se réjouit Muriel Gysens, Managing Director de Randstad Group, dans notre émission hebdomadaire Trends Talk, qui passera ce week-end en boucle sur Canal Z. Nous avons résorbé toutes ces pertes. C'était quasiment inespéré puisque les taux d'emploi et les taux de chômage reviennent au niveau pré-Covid."

"Besoin de flexibilité"

Pour Randstad, qui vient de publier ses chiffres annuels, le contexte est favorable avec 1,6 milliard de chiffre d'affaires. Plus de 70% de ce montant sont générés par l'intérim et le travail temporaire. En 2021, Randstad en était à 160000 intérimaires au travail. "La période de crise a démontré que les entreprises avaient besoin de flexibilité, mais le travail temporaire a permis aussi aux travailleurs de se réorienter", souligne Muriel Gysens.

Les quelque 20% restant émanent d'autres services en matière de ressources humaines, prouvant que le spectre de la société, qui vient de racheter Hudson Benelux, est de plus en plus large.

"La pénurie d'emplois" et la "guerre des talents" vont se perpétuer, souligne la Managing director de Randstad Group. Le problème se pose de façon plus aiguë en Flandre qu'en Wallonie. "Il devient de plus en plus difficile de trouver les bons candidats, dit-elle. Le taux de chômage est historiquement bas en Flandre. En Wallonie et à Bruxelles, même si cela reste relativement haut, il devient difficile de remettre des gens au travail." Les secteurs les plus concernés sont, pour le trio de tête, l'horeca, l'IT et la construction.

64% en Wallonie, 61% à Bruxelles

L'accord du gouvernement fédéral sur le travail, qui induit notamment un peu plus de flexibilité, permettra-t-il d'atteindre le taux d'emploi à 80% d'ici 2030, le cap fixé par la Vivaldi ? "Cela va dans le bon sens, certes, mais il reste un énorme trou à combler pour atteindre ces 80%", dit-elle. Ce taux est aujourd'hui de 64% en Wallonie et de 61% à Bruxelles!

"C'est un bel objectif, prolonge-t-elle, mais est-ce que ces mesures vont permettre de l'atteindre ? C'est un gros point d'interrogation." Il s'agit d'un premier pas, insuffisant. Mais Randstad est prêt à jouer son rôle en utilisant l'intérim comme tremplin vers des emplois durables et en aidant les entreprises à conserver leurs talents dans un marché de l'emploi où ceux-ci mènent une carrière de plus en plus mouvante.

Retrouvez l'intégrale de cet entretien dans l'émission Trends Talk.

éOn peut dire que 2021 était une bonne année en matière d'emploi, puisque nous avons retrouvé des niveaux qui étaient pratiquement inattendus par rapport à 2020 et la crise, se réjouit Muriel Gysens, Managing Director de Randstad Group, dans notre émission hebdomadaire Trends Talk, qui passera ce week-end en boucle sur Canal Z. Nous avons résorbé toutes ces pertes. C'était quasiment inespéré puisque les taux d'emploi et les taux de chômage reviennent au niveau pré-Covid."Pour Randstad, qui vient de publier ses chiffres annuels, le contexte est favorable avec 1,6 milliard de chiffre d'affaires. Plus de 70% de ce montant sont générés par l'intérim et le travail temporaire. En 2021, Randstad en était à 160000 intérimaires au travail. "La période de crise a démontré que les entreprises avaient besoin de flexibilité, mais le travail temporaire a permis aussi aux travailleurs de se réorienter", souligne Muriel Gysens. Les quelque 20% restant émanent d'autres services en matière de ressources humaines, prouvant que le spectre de la société, qui vient de racheter Hudson Benelux, est de plus en plus large."La pénurie d'emplois" et la "guerre des talents" vont se perpétuer, souligne la Managing director de Randstad Group. Le problème se pose de façon plus aiguë en Flandre qu'en Wallonie. "Il devient de plus en plus difficile de trouver les bons candidats, dit-elle. Le taux de chômage est historiquement bas en Flandre. En Wallonie et à Bruxelles, même si cela reste relativement haut, il devient difficile de remettre des gens au travail." Les secteurs les plus concernés sont, pour le trio de tête, l'horeca, l'IT et la construction.L'accord du gouvernement fédéral sur le travail, qui induit notamment un peu plus de flexibilité, permettra-t-il d'atteindre le taux d'emploi à 80% d'ici 2030, le cap fixé par la Vivaldi ? "Cela va dans le bon sens, certes, mais il reste un énorme trou à combler pour atteindre ces 80%", dit-elle. Ce taux est aujourd'hui de 64% en Wallonie et de 61% à Bruxelles! "C'est un bel objectif, prolonge-t-elle, mais est-ce que ces mesures vont permettre de l'atteindre ? C'est un gros point d'interrogation." Il s'agit d'un premier pas, insuffisant. Mais Randstad est prêt à jouer son rôle en utilisant l'intérim comme tremplin vers des emplois durables et en aidant les entreprises à conserver leurs talents dans un marché de l'emploi où ceux-ci mènent une carrière de plus en plus mouvante. Retrouvez l'intégrale de cet entretien dans l'émission Trends Talk.