Le point de départ de la manifestation, c'est la loi de 1996 qui restreint l'évolution des salaires en Belgique. Ainsi, la marge maximale pour l'évolution du coût salarial avait été fixée à 0,4% pour la période 2021-2022. Les syndicats voudraient voir modifier cette règle d'ici le prochain accord interprofessionnel (AIP) 2023-2024. Cela donnerait aux syndicats une plus grande liberté de négociation dans le contexte actuel de flambée des prix. La Banque nationale de Belgique estime que l'inflation atteindra plus de 8% en Belgique en 2022.

Notre pays bénéficie bien de l'indexation automatique des salaires, mais ce mécanisme "ne suffit plus", clament les syndicats.

Les représentants des travailleurs exigent aussi des solutions structurelles pour comprimer les prix de l'énergie; une hausse du salaire minimum ainsi que de la contribution de l'employeur aux frais de déplacement.

La manifestation partira à 11h de la gare du Nord à Bruxelles. Pour permettre à tout le monde de rejoindre le lieu de rassemblement, neuf trains supplémentaires seront affrétés par la SNCB.

Les grandes surfaces peu touchées

Quelques enseignes Makro sont tout de même restées portes closes en raison de la situation particulièrement problématique du personnel de ce groupe, a indiqué la CNE.

Chez Colruyt, l'activité logistique et le travail en supermarchés n'étaient pas perturbés. "Il n'y a aucun souci majeur. On note quelques absents par-ci, par-là, mais les magasins sont bien ouverts", a expliqué une porte-parole.

Des manifestants étaient présents devant des supermarchés de la marque Carrefour, mais ici aussi sans causer de forte perturbation sur l'activité globale. Tous les magasins étaient ouverts. "L'impact est variable selon les magasins avec des rayons en service qui sont parfois fermés par manque d'expertise disponible", soulignait une porte-parole assurant que les clients étaient tout de même accueillis avec le sourire.

Le constat était similaire chez Delhaize où malgré l'un ou l'autre rassemblement, tout fonctionnait correctement sur le plan logistique et en magasins. En région liégeoise, la CNE indiquait de son côté que les magasins de la marque au lion étaient "fort touchés" avec des chefs présents dans les rayons pour combler le manque de personnel.

Une ligne de métro sur quatre roule à Bruxelles

Une ligne de métro sur quatre était opérationnelle lundi vers 7h30 à Bruxelles, informait la Stib sur son site internet. Il s'agit de la ligne Stockel-Gare de l'Ouest, prolongée jusqu'à Erasme. La fréquence était cependant très réduite. Des attestations de retard peuvent être téléchargées par les voyageurs. Sept lignes de tram sur 17 et une quinzaine de lignes de bus étaient en fonction.

Au nord du pays, quelque 60% des bus et 40% des trams de la société flamande de transport en commun De Lijn roulaient lundi vers 7h00, a-t-on appris auprès d'une porte-parole. En ce jour de manifestation nationale, De Lijn conseillait aux voyageurs de se renseigner sur le site internet de la compagnie avant d'envisager d'utiliser les transports publics. À Gand, 60% des bus et trams roulaient; la moitié à Anvers et 40% des trams au littoral.

En Wallonie, de nombreuses lignes du réseau TEC étaient supprimées. Des listes des parcours concernés par ces suppressions avaient été communiquées vendredi sur le site internet de la société. Ces listes sont régulièrement mises à jour suivant l'évolution de la situation.

La SNCB ne mentionnait vers 8h00 aucune perturbation majeure sur son site internet.

Tous les vols au départ de Brussels Airport annulés

"La situation est calme dans le terminal de Brussels Airport" ce lundi matin, indiquait peu avant 7h00 la porte-parole de l'aéroport. "Pas mal de voyageurs sont visiblement bien au courant qu'ils ne doivent pas venir jusqu'ici." Brussels Airport a décidé dimanche soir d'annuler tous les vols prévus lundi au départ de l'aéroport de Bruxelles-National pour des raisons de "sécurité", en ce jour de manifestation nationale.

Une nouvelle mise à jour de la situation a mis en évidence qu'encore moins de travailleurs de la société de sécurité G4S qu'annoncé assureraient le contrôle de sécurité. Les temps d'attente menaçaient de dépasser les huit heures, c'est pourquoi l'aéroport a décidé de limiter ses activités prévues lundi. "Au total, 232 vols au départ de Bussels Airport sont annulés aujourd'hui, tandis qu'un vol sur quatre est opéré, dans le sens des arrivées", précise la porte-parole. Environ 30.000 voyageurs en partance sont impactés par la grève.

Les vols de fret sont, eux, maintenus.

Par ailleurs, la compagnie aérienne TUI fly a détourné une grande partie de ses vols vers les aéroports régionaux d'Ostende, d'Anvers et de Liège, et reprogrammé des vols pour mardi. "Nous invitons les voyageurs à contacter le call center de leur compagnie aérienne pour un éventuel remboursement ou un rebooking", précise l'aéroport.

L'aéroport bruxellois devrait à nouveau être opérationnel mardi. Toutefois comme bon nombre de vols de lundi ont été reportés au mardi, l'activité pourrait être plus soutenue avec des temps d'attente plus élevés que la normale.

La semaine sera encore agitée dans le secteur aéronautique belge. Les syndicats de la compagnie Brussels Airlines feront grève les 23, 24 et 25 juin. Chez Ryanair, les pilotes et le personnel de cabine se croiseront les bras les 24, 25 et 26 juin.

Bpost: 20% de collaborateurs absents en Wallonie, 10% en Flandre

La plupart des employés bpost sont au travail, indique lundi l'entreprise publique, en ce jour de manifestation nationale. "80% des travailleurs ont pris leur service aujourd'hui à Bruxelles et en Wallonie, contre 90% en Flandre", explique la porte-parole de bpost. "La région de Liège-Luxembourg est la région où l'absentéisme est le plus important", poursuit-elle.

Bpost donnera la priorité au traitement des courriers prior et des colis, ainsi qu'au paiement des pensions. "Des perturbations sont encore attendues dans les prochains jours, mais tout devrait rentrer dans l'ordre assez rapidement", ponctue l'entreprise.

Le point de départ de la manifestation, c'est la loi de 1996 qui restreint l'évolution des salaires en Belgique. Ainsi, la marge maximale pour l'évolution du coût salarial avait été fixée à 0,4% pour la période 2021-2022. Les syndicats voudraient voir modifier cette règle d'ici le prochain accord interprofessionnel (AIP) 2023-2024. Cela donnerait aux syndicats une plus grande liberté de négociation dans le contexte actuel de flambée des prix. La Banque nationale de Belgique estime que l'inflation atteindra plus de 8% en Belgique en 2022. Notre pays bénéficie bien de l'indexation automatique des salaires, mais ce mécanisme "ne suffit plus", clament les syndicats.Les représentants des travailleurs exigent aussi des solutions structurelles pour comprimer les prix de l'énergie; une hausse du salaire minimum ainsi que de la contribution de l'employeur aux frais de déplacement. La manifestation partira à 11h de la gare du Nord à Bruxelles. Pour permettre à tout le monde de rejoindre le lieu de rassemblement, neuf trains supplémentaires seront affrétés par la SNCB.Les grandes surfaces peu touchéesQuelques enseignes Makro sont tout de même restées portes closes en raison de la situation particulièrement problématique du personnel de ce groupe, a indiqué la CNE.Chez Colruyt, l'activité logistique et le travail en supermarchés n'étaient pas perturbés. "Il n'y a aucun souci majeur. On note quelques absents par-ci, par-là, mais les magasins sont bien ouverts", a expliqué une porte-parole.Des manifestants étaient présents devant des supermarchés de la marque Carrefour, mais ici aussi sans causer de forte perturbation sur l'activité globale. Tous les magasins étaient ouverts. "L'impact est variable selon les magasins avec des rayons en service qui sont parfois fermés par manque d'expertise disponible", soulignait une porte-parole assurant que les clients étaient tout de même accueillis avec le sourire.Le constat était similaire chez Delhaize où malgré l'un ou l'autre rassemblement, tout fonctionnait correctement sur le plan logistique et en magasins. En région liégeoise, la CNE indiquait de son côté que les magasins de la marque au lion étaient "fort touchés" avec des chefs présents dans les rayons pour combler le manque de personnel.Une ligne de métro sur quatre roule à Bruxelles Une ligne de métro sur quatre était opérationnelle lundi vers 7h30 à Bruxelles, informait la Stib sur son site internet. Il s'agit de la ligne Stockel-Gare de l'Ouest, prolongée jusqu'à Erasme. La fréquence était cependant très réduite. Des attestations de retard peuvent être téléchargées par les voyageurs. Sept lignes de tram sur 17 et une quinzaine de lignes de bus étaient en fonction.Au nord du pays, quelque 60% des bus et 40% des trams de la société flamande de transport en commun De Lijn roulaient lundi vers 7h00, a-t-on appris auprès d'une porte-parole. En ce jour de manifestation nationale, De Lijn conseillait aux voyageurs de se renseigner sur le site internet de la compagnie avant d'envisager d'utiliser les transports publics. À Gand, 60% des bus et trams roulaient; la moitié à Anvers et 40% des trams au littoral.En Wallonie, de nombreuses lignes du réseau TEC étaient supprimées. Des listes des parcours concernés par ces suppressions avaient été communiquées vendredi sur le site internet de la société. Ces listes sont régulièrement mises à jour suivant l'évolution de la situation.La SNCB ne mentionnait vers 8h00 aucune perturbation majeure sur son site internet.Tous les vols au départ de Brussels Airport annulés"La situation est calme dans le terminal de Brussels Airport" ce lundi matin, indiquait peu avant 7h00 la porte-parole de l'aéroport. "Pas mal de voyageurs sont visiblement bien au courant qu'ils ne doivent pas venir jusqu'ici." Brussels Airport a décidé dimanche soir d'annuler tous les vols prévus lundi au départ de l'aéroport de Bruxelles-National pour des raisons de "sécurité", en ce jour de manifestation nationale. Une nouvelle mise à jour de la situation a mis en évidence qu'encore moins de travailleurs de la société de sécurité G4S qu'annoncé assureraient le contrôle de sécurité. Les temps d'attente menaçaient de dépasser les huit heures, c'est pourquoi l'aéroport a décidé de limiter ses activités prévues lundi. "Au total, 232 vols au départ de Bussels Airport sont annulés aujourd'hui, tandis qu'un vol sur quatre est opéré, dans le sens des arrivées", précise la porte-parole. Environ 30.000 voyageurs en partance sont impactés par la grève. Les vols de fret sont, eux, maintenus. Par ailleurs, la compagnie aérienne TUI fly a détourné une grande partie de ses vols vers les aéroports régionaux d'Ostende, d'Anvers et de Liège, et reprogrammé des vols pour mardi. "Nous invitons les voyageurs à contacter le call center de leur compagnie aérienne pour un éventuel remboursement ou un rebooking", précise l'aéroport. L'aéroport bruxellois devrait à nouveau être opérationnel mardi. Toutefois comme bon nombre de vols de lundi ont été reportés au mardi, l'activité pourrait être plus soutenue avec des temps d'attente plus élevés que la normale.La semaine sera encore agitée dans le secteur aéronautique belge. Les syndicats de la compagnie Brussels Airlines feront grève les 23, 24 et 25 juin. Chez Ryanair, les pilotes et le personnel de cabine se croiseront les bras les 24, 25 et 26 juin.Bpost: 20% de collaborateurs absents en Wallonie, 10% en FlandreLa plupart des employés bpost sont au travail, indique lundi l'entreprise publique, en ce jour de manifestation nationale. "80% des travailleurs ont pris leur service aujourd'hui à Bruxelles et en Wallonie, contre 90% en Flandre", explique la porte-parole de bpost. "La région de Liège-Luxembourg est la région où l'absentéisme est le plus important", poursuit-elle. Bpost donnera la priorité au traitement des courriers prior et des colis, ainsi qu'au paiement des pensions. "Des perturbations sont encore attendues dans les prochains jours, mais tout devrait rentrer dans l'ordre assez rapidement", ponctue l'entreprise.