Cela fait longtemps que les locataires grognent, renâclent et regimbent. Près de la moitié (47%) des logements qu'ils occupent sont de qualité insuffisante et pour 52% d'entre eux, le coût du loyer absorbe plus d'un tiers du revenu mensuel. Dans pareille situation, toute augmentation des prix de l'énergie cogne dur. D'autant que ne pouvant apporter lui-même aucune amélioration substantielle au logement qu'il occupe, le locataire se trouve désarmé. Il peut, certes, demander une inspection qualitative afin de vérifier si le logement qu'il occupe est conforme aux prescrits légaux, voire mettre son propriétaire en demeure de procéder aux travaux ou réparations les plus urgents via le juge de paix, mais pareilles procédures sont aussi complexes que risquées.

C'est la raison pour laquelle la Plateforme flamande des locataires (Vlaamse Huurplatform) demande l'octroi de primes de rénovation aux propriétaires. En échange, les loyers seraient bloqués à un certain niveau et les baux devraient être de longue durée. Des voix s'élèvent même pour réclamer, à l'instar de ce qui se pratique en matière automobile, un "contrôle technique" de tout logement nouvellement mis en location. Devant l'afflux des plaintes, 38 organisations sociales ont décidé de traîner la Flandre en justice et de l'assigner devant le Comité européen des droits sociaux (CEDS) qui dépend du Conseil de l'Europe.

Manifestement embêté par cette procédure qui a, selon ses initiateurs, de grandes chances d'aboutir, le gouvernement flamand met en avant les 4,5 milliards alloués au logement social sous l'actuelle législature (un montant jamais atteint auparavant) ainsi que diverses mesures déjà prises, telle la diminution de 6% à 3% des droits d'enregistrement, et invite à régler le problème au parlement régional plutôt que devant les tribunaux.

Cela fait longtemps que les locataires grognent, renâclent et regimbent. Près de la moitié (47%) des logements qu'ils occupent sont de qualité insuffisante et pour 52% d'entre eux, le coût du loyer absorbe plus d'un tiers du revenu mensuel. Dans pareille situation, toute augmentation des prix de l'énergie cogne dur. D'autant que ne pouvant apporter lui-même aucune amélioration substantielle au logement qu'il occupe, le locataire se trouve désarmé. Il peut, certes, demander une inspection qualitative afin de vérifier si le logement qu'il occupe est conforme aux prescrits légaux, voire mettre son propriétaire en demeure de procéder aux travaux ou réparations les plus urgents via le juge de paix, mais pareilles procédures sont aussi complexes que risquées. C'est la raison pour laquelle la Plateforme flamande des locataires (Vlaamse Huurplatform) demande l'octroi de primes de rénovation aux propriétaires. En échange, les loyers seraient bloqués à un certain niveau et les baux devraient être de longue durée. Des voix s'élèvent même pour réclamer, à l'instar de ce qui se pratique en matière automobile, un "contrôle technique" de tout logement nouvellement mis en location. Devant l'afflux des plaintes, 38 organisations sociales ont décidé de traîner la Flandre en justice et de l'assigner devant le Comité européen des droits sociaux (CEDS) qui dépend du Conseil de l'Europe. Manifestement embêté par cette procédure qui a, selon ses initiateurs, de grandes chances d'aboutir, le gouvernement flamand met en avant les 4,5 milliards alloués au logement social sous l'actuelle législature (un montant jamais atteint auparavant) ainsi que diverses mesures déjà prises, telle la diminution de 6% à 3% des droits d'enregistrement, et invite à régler le problème au parlement régional plutôt que devant les tribunaux.