Cette augmentation est "uniquement due au ralentissement économique", explique l'agence dans un communiqué.

"Le phase d'affaiblissement conjoncturel laisse de légères traces aussi sur le marché du travail mais il reste robuste dans son ensemble", nuance son directeur, Detlef Scheele.

En mai, le taux de chômage CVS avait augmenté pour la première fois depuis fin 2013, passant de 4,9%, son plus bas depuis la réunification du pays, à 5,0%, dans un contexte de ralentissement économique.

Les postes vacants ont diminué de 8.000 en août (toujours en données corrigées), soit la cinquième baisse d'affilée.

En données brutes, moins représentatives d'une tendance de fond mais qui servent de référence dans le débat public, le nombre de chômeurs a augmenté de 44.000 personnes sur un mois, à 2,32 millions. Le chiffre est en baisse de 31.000 sur un an. Le taux de chômage brut est ainsi passé à 5,1% (+0,1 point).

Les perspectives pour la croissance allemande "ne sont pas bonnes" et "les nuages sombres alimentent les craintes sur le marché du travail", explique Martin Müller, expert du marché du travail chez la banque KfW.

"On ne sent pas encore de récession, toutefois", ajoute M. Müller, alors que l'économie allemande pourrait se contracter au troisième trimestre pour le deuxième trimestre de suite, selon la Bundesbank.

Au niveau régional, le taux de chômage reste au plus bas en Bavière (2,9%) et dans le Bade-Wurtemberg (3,3%), contre 8,0% à Berlin et 6,3% à Hambourg.

Le chômage dans les anciens Etats-régions d'Allemagne de l'Est a reculé de 0,1 point à 6,4% (CVS), mais reste supérieur au taux moyen enregistré dans l'ouest du pays (4,7%, inchangé par rapport à juillet).