Décidément, Engie bénéficie d'un trésor de connaissances qui lui permet de gérer bien des rouages de la politique énergétique en Belgique. Regardez les structures chargées d'encadrer les orientations en matière énergétique, vous retrouverez souvent des experts passés par la maison devenue française.

La ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten (Groen) vient de pésenter en intercabinets le candidat choisi pour présider la Commission des provisions nucléaires, nous apprend L'Echo. Ce n'est pas une fonction anecdotique: cette Commission joue un rôle majeur dans le calcul de la facture future du démantèlement des réacteurs nucléaires et de la gestion des déchets. Et comme par hasard, il s'agit d'un... ancien d'Engie, Kevin Welch, qui fut chief strategy officer de l'entreprise avant de la quitter pour présider le conseil d'administration de Brugel, le régulateur bruxellois.

La facture à payer pour le traitement de déchets fut l'un des points les plus sensibles de la négociation qui vient de se terminer entre l'Etat fédéral et engie au sujet de la prolongation des deux réacteurs nucléaires de Doel 4 et Tihange 3. Fin de l'année, le CEO d'Engie, Thierry Saegman, avait exprimé publiquement son courroux après que la Commission des provisions nuclaires ait revu à la hausse cette provision, en ajoutant un montant de 3,3 milliards aux 14,5 déjà provisionnés par Engie.

Lors de la négociation, une "méthode de calcul" a été mise au point, avec un plafonnement, faisant grincer les dents de l'opposition au sujet du flou de ce mécanisme.

Indépendance d'esprit

Cela étant, Kevin Welch, insiste L'Echo, est "connu pour son indépendance de vue vis-à-vis de son ex-employeur". Devenu chief strategy officer en 2016, il avait quitté l'entreprise un an plus tard. Il avaiy plaidé, à l'époque, pour une prolongation des centrales nucléaires: "La Belgique, disait-il à La Libre en 2017, risque de regretter la sortie du nucléaire". Il avait également émis des au sujet d'un mécanisme... étrangement similaire à celui qui vient d'être adopté, imaginé à Paris: loger les centrales belges dans une structure ouverte aux capitaux belges pour minimiser le risque. A l'époque, le Premier ministre, Charles Michel (MR), avait refusé la propositon d'Engie, à la tête d'un gouvernement avec la N-VA. Aujourd'hui, Alexander De Croo (Open VLD) a validé l'idée.

Kevin Welch était également convaincu que la proposition faite alors par l'entreprise depuis Paris était insuffisante en terme de proviions nucléaires. Il est déterminé, dit-on, à trouver un accord qui ne soit pas défavorable aux contribuables belges. Et il n'était... pas forcément demandeur d'un retour dans ce secteur énergétique qu'il connait bien.

Décidément, Engie bénéficie d'un trésor de connaissances qui lui permet de gérer bien des rouages de la politique énergétique en Belgique. Regardez les structures chargées d'encadrer les orientations en matière énergétique, vous retrouverez souvent des experts passés par la maison devenue française.La ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten (Groen) vient de pésenter en intercabinets le candidat choisi pour présider la Commission des provisions nucléaires, nous apprend L'Echo. Ce n'est pas une fonction anecdotique: cette Commission joue un rôle majeur dans le calcul de la facture future du démantèlement des réacteurs nucléaires et de la gestion des déchets. Et comme par hasard, il s'agit d'un... ancien d'Engie, Kevin Welch, qui fut chief strategy officer de l'entreprise avant de la quitter pour présider le conseil d'administration de Brugel, le régulateur bruxellois.La facture à payer pour le traitement de déchets fut l'un des points les plus sensibles de la négociation qui vient de se terminer entre l'Etat fédéral et engie au sujet de la prolongation des deux réacteurs nucléaires de Doel 4 et Tihange 3. Fin de l'année, le CEO d'Engie, Thierry Saegman, avait exprimé publiquement son courroux après que la Commission des provisions nuclaires ait revu à la hausse cette provision, en ajoutant un montant de 3,3 milliards aux 14,5 déjà provisionnés par Engie. Lors de la négociation, une "méthode de calcul" a été mise au point, avec un plafonnement, faisant grincer les dents de l'opposition au sujet du flou de ce mécanisme.Cela étant, Kevin Welch, insiste L'Echo, est "connu pour son indépendance de vue vis-à-vis de son ex-employeur". Devenu chief strategy officer en 2016, il avait quitté l'entreprise un an plus tard. Il avaiy plaidé, à l'époque, pour une prolongation des centrales nucléaires: "La Belgique, disait-il à La Libre en 2017, risque de regretter la sortie du nucléaire". Il avait également émis des au sujet d'un mécanisme... étrangement similaire à celui qui vient d'être adopté, imaginé à Paris: loger les centrales belges dans une structure ouverte aux capitaux belges pour minimiser le risque. A l'époque, le Premier ministre, Charles Michel (MR), avait refusé la propositon d'Engie, à la tête d'un gouvernement avec la N-VA. Aujourd'hui, Alexander De Croo (Open VLD) a validé l'idée.Kevin Welch était également convaincu que la proposition faite alors par l'entreprise depuis Paris était insuffisante en terme de proviions nucléaires. Il est déterminé, dit-on, à trouver un accord qui ne soit pas défavorable aux contribuables belges. Et il n'était... pas forcément demandeur d'un retour dans ce secteur énergétique qu'il connait bien.