La Fédération sectorielle des agriculteurs flamands, le Boerenbond, s'étonne de cette décision "après l'annonce par l'IRM début juin d'une extrême sécheresse". L'Institut avait jugé à la mi-juin que la sécheresse était "préoccupante".

"Comment voulez-vous qu'on explique à nos membres que la sécheresse n'est pas exceptionnelle alors qu'on en parle constamment dans les médias? ", réagit Philippe Duvivier, président de la Fédération des éleveurs et des agriculteurs (Fugea). Il s'interroge sur les méthodes de l'IRM: "Sur quelles bases déclare-t-on un état de sécheresse? " Il insiste: "Il faut qu'ils viennent constater l'état de nos prairies, de nos cultures... S'il ne pleut pas dans des quantités suffisantes, nous allons droit dans le mur! "

Fabrice Duvivier, agriculteur du côté d'Ath, témoigne: "Tous nos puits sont à sec, toutes les réserves que nous avons effectuées depuis le mois d'avril sont données au bétail". L'élevage est particulièrement touché par cette sécheresse, les stocks constitués pour passer l'hiver devant être entamés pour alimenter les animaux. "En septembre, octobre, nous devrons aller chercher ailleurs (la nourriture pour le bétail, ndlr) et les prix seront plus élevés en raison de l'offre et de la demande", craint Philippe Duvivier.

Yvan Hayez, secrétaire général de la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA), souligne, lui, que l'analyse de l'IRM n'est pas le seul critère déterminant pour reconnaître une calamité agricole. Des commissions communales de dégâts doivent aussi effectuer leurs constats au moment de la sécheresse et lors de la récolte. "Il est beaucoup trop tôt pour parler de calamité agricole" car c'est au moment de la récolte que les dommages apparaîtront. Et certaines, comme les betteraves ou le maïs, pourraient être sauvées. M. Hayez estime qu'il est donc prématuré de se prononcer sur les seules données de l'IRM.

Le cabinet du ministre wallon de l'Agriculture, René Collin, juge l'information de la ministre flamande "étonnante vu que l'Institut a publié des statistiques montrant que l'année est très anormale". Il a également demandé à l'IRM d'apprécier "objectivement le caractère exceptionnel des circonstances climatiques". Il attend la réponse mais il serait surprenant que l'analyse de l'Institut diffère selon la région. Une réunion du Front vert, avec les agriculteurs, s'est par ailleurs tenue mercredi matin pour évaluer la situation.

En Wallonie, pour reconnaître la calamité agricole, les dégâts globaux doivent dépasser 1,25 million d'euros, les dégâts moyens atteindre 5.500 euros par dossier et l'intensité des dégâts doit atteindre au moins 30 % de la production normale, indique le cabinet de M. Collin, qui ajoute que le caractère "exceptionnel" du phénomène doit être prouvé. "Le critère exceptionnel est jugé sur un retour statistique sur 20 ans c'est-à-dire que c'est un phénomène censé se produire statistiquement tous les 20 ans", souligne-t-il.

Si la calamité agricole n'est pas reconnue, cela posera problème aux agriculteurs, sortant déjà d'une année 2016 catastrophique financièrement. Mais au-delà, le président de la Fugea demande surtout une vision politique sur le long terme de la part du fédéral. "Si la calamité est reconnue, on ne recevra de toute façon pas les indemnités avant un an, un an et demi. Alors que certains sont déjà confrontés à de gros problèmes de trésorerie." Le président menace: "Si le fédéral ne bouge pas, il y aura un gros souci et nous allons débarquer avec nos tracteurs! Nous constatons une vraie volonté régionale de nous aider mais pas au niveau fédéral."

La Fédération sectorielle des agriculteurs flamands, le Boerenbond, s'étonne de cette décision "après l'annonce par l'IRM début juin d'une extrême sécheresse". L'Institut avait jugé à la mi-juin que la sécheresse était "préoccupante". "Comment voulez-vous qu'on explique à nos membres que la sécheresse n'est pas exceptionnelle alors qu'on en parle constamment dans les médias? ", réagit Philippe Duvivier, président de la Fédération des éleveurs et des agriculteurs (Fugea). Il s'interroge sur les méthodes de l'IRM: "Sur quelles bases déclare-t-on un état de sécheresse? " Il insiste: "Il faut qu'ils viennent constater l'état de nos prairies, de nos cultures... S'il ne pleut pas dans des quantités suffisantes, nous allons droit dans le mur! " Fabrice Duvivier, agriculteur du côté d'Ath, témoigne: "Tous nos puits sont à sec, toutes les réserves que nous avons effectuées depuis le mois d'avril sont données au bétail". L'élevage est particulièrement touché par cette sécheresse, les stocks constitués pour passer l'hiver devant être entamés pour alimenter les animaux. "En septembre, octobre, nous devrons aller chercher ailleurs (la nourriture pour le bétail, ndlr) et les prix seront plus élevés en raison de l'offre et de la demande", craint Philippe Duvivier. Yvan Hayez, secrétaire général de la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA), souligne, lui, que l'analyse de l'IRM n'est pas le seul critère déterminant pour reconnaître une calamité agricole. Des commissions communales de dégâts doivent aussi effectuer leurs constats au moment de la sécheresse et lors de la récolte. "Il est beaucoup trop tôt pour parler de calamité agricole" car c'est au moment de la récolte que les dommages apparaîtront. Et certaines, comme les betteraves ou le maïs, pourraient être sauvées. M. Hayez estime qu'il est donc prématuré de se prononcer sur les seules données de l'IRM. Le cabinet du ministre wallon de l'Agriculture, René Collin, juge l'information de la ministre flamande "étonnante vu que l'Institut a publié des statistiques montrant que l'année est très anormale". Il a également demandé à l'IRM d'apprécier "objectivement le caractère exceptionnel des circonstances climatiques". Il attend la réponse mais il serait surprenant que l'analyse de l'Institut diffère selon la région. Une réunion du Front vert, avec les agriculteurs, s'est par ailleurs tenue mercredi matin pour évaluer la situation. En Wallonie, pour reconnaître la calamité agricole, les dégâts globaux doivent dépasser 1,25 million d'euros, les dégâts moyens atteindre 5.500 euros par dossier et l'intensité des dégâts doit atteindre au moins 30 % de la production normale, indique le cabinet de M. Collin, qui ajoute que le caractère "exceptionnel" du phénomène doit être prouvé. "Le critère exceptionnel est jugé sur un retour statistique sur 20 ans c'est-à-dire que c'est un phénomène censé se produire statistiquement tous les 20 ans", souligne-t-il. Si la calamité agricole n'est pas reconnue, cela posera problème aux agriculteurs, sortant déjà d'une année 2016 catastrophique financièrement. Mais au-delà, le président de la Fugea demande surtout une vision politique sur le long terme de la part du fédéral. "Si la calamité est reconnue, on ne recevra de toute façon pas les indemnités avant un an, un an et demi. Alors que certains sont déjà confrontés à de gros problèmes de trésorerie." Le président menace: "Si le fédéral ne bouge pas, il y aura un gros souci et nous allons débarquer avec nos tracteurs! Nous constatons une vraie volonté régionale de nous aider mais pas au niveau fédéral."