Ce manque à gagner s'est donc fortement accru, depuis que la Banque nationale avait estimé il y a quelques mois que le pays pourrait recevoir 750 millions de moins que prévu initialement.

Ce n'est en soi pas une surprise. En juin dernier, la Commission européenne avait approuvé un plan de relance belge associé à 5,9 milliards d'euros de subventions européennes, pour la période 2021-2026. Mais, comme pour tous les États membres, il était établi dès le départ que ce montant issu de la "Facilité pour la reprise et la résilience" était, en partie du moins, une estimation.

La Facilité pour la reprise et la résilience est la plus grosse enveloppe du plan de relance post-Covid de l'UE, baptisé Next Generation EU. Elle fournit des prêts et des subventions aux États pour relever et renforcer leur économie, mais la Belgique n'a (jusqu'ici) que réclamé des subventions, sur base d'un vaste plan de réformes et d'investissements.

Selon le règlement de la Facilité, le total des subventions (312,5 milliards d'euros en prix 2018) doit être réparti entre les États membres pour 70% en fonction de chiffres déjà connus (taille de la population, PIB par habitant, taux de chômage moyen 2015-2019), et pour 30% en fonction de données qui vont encore varier. Ces 30% du total des subventions ne seront définitivement répartis entre États membres qu'après juin 2022, car ils doivent être basés sur la perte de PIB réel observée en 2020 et la perte cumulée de PIB réel observée sur la période 2020-2021. Les 5,9 milliards dont on parlait pour la Belgique sont donc en partie basés sur une estimation qui remonte aux dernières prévisions économiques d'automne.

"Sur base des estimations d'automne 2020 de notre croissance, par la Commission européenne, nous avions évalué que les différents niveaux de pouvoir en Belgique pourraient compter tous ensemble sur 5,9 milliards. Sur base des prévisions plus positives, dans les estimations d'automne de la Commission de cette année, le SPF Stratégie et Appui a calculé que ce montant pourrait baisser de 1,35 milliard". Vu que le montant définitif ne sera connu qu'en juin prochain, "cela peut encore changer", précise mardi le cabinet de la secrétaire d'État De Bleeker. "Un tas de facteurs peuvent encore influencer ce chiffre, dont bien sûr le coronavirus et l'impact sur la croissance". Un accord a déjà été passé entre le fédéral et les entités fédérées sur la répartition de l'enveloppe. Cela veut dire que chaque niveau de pouvoir devra évaluer "comment utiliser de la manière la plus ciblée possible les fonds de relance disponibles", commente Eva De Bleeker. Pour le fédéral, c'est le secrétaire d'État Thomas Dermine qui est à la manoeuvre.

La Belgique a reçu début août 770 millions d'euros de pré-financement de cette enveloppe européenne.

Ce manque à gagner s'est donc fortement accru, depuis que la Banque nationale avait estimé il y a quelques mois que le pays pourrait recevoir 750 millions de moins que prévu initialement. Ce n'est en soi pas une surprise. En juin dernier, la Commission européenne avait approuvé un plan de relance belge associé à 5,9 milliards d'euros de subventions européennes, pour la période 2021-2026. Mais, comme pour tous les États membres, il était établi dès le départ que ce montant issu de la "Facilité pour la reprise et la résilience" était, en partie du moins, une estimation. La Facilité pour la reprise et la résilience est la plus grosse enveloppe du plan de relance post-Covid de l'UE, baptisé Next Generation EU. Elle fournit des prêts et des subventions aux États pour relever et renforcer leur économie, mais la Belgique n'a (jusqu'ici) que réclamé des subventions, sur base d'un vaste plan de réformes et d'investissements. Selon le règlement de la Facilité, le total des subventions (312,5 milliards d'euros en prix 2018) doit être réparti entre les États membres pour 70% en fonction de chiffres déjà connus (taille de la population, PIB par habitant, taux de chômage moyen 2015-2019), et pour 30% en fonction de données qui vont encore varier. Ces 30% du total des subventions ne seront définitivement répartis entre États membres qu'après juin 2022, car ils doivent être basés sur la perte de PIB réel observée en 2020 et la perte cumulée de PIB réel observée sur la période 2020-2021. Les 5,9 milliards dont on parlait pour la Belgique sont donc en partie basés sur une estimation qui remonte aux dernières prévisions économiques d'automne. "Sur base des estimations d'automne 2020 de notre croissance, par la Commission européenne, nous avions évalué que les différents niveaux de pouvoir en Belgique pourraient compter tous ensemble sur 5,9 milliards. Sur base des prévisions plus positives, dans les estimations d'automne de la Commission de cette année, le SPF Stratégie et Appui a calculé que ce montant pourrait baisser de 1,35 milliard". Vu que le montant définitif ne sera connu qu'en juin prochain, "cela peut encore changer", précise mardi le cabinet de la secrétaire d'État De Bleeker. "Un tas de facteurs peuvent encore influencer ce chiffre, dont bien sûr le coronavirus et l'impact sur la croissance". Un accord a déjà été passé entre le fédéral et les entités fédérées sur la répartition de l'enveloppe. Cela veut dire que chaque niveau de pouvoir devra évaluer "comment utiliser de la manière la plus ciblée possible les fonds de relance disponibles", commente Eva De Bleeker. Pour le fédéral, c'est le secrétaire d'État Thomas Dermine qui est à la manoeuvre. La Belgique a reçu début août 770 millions d'euros de pré-financement de cette enveloppe européenne.