Le pays, qui prospère grâce au taux avantageux de 12,5% d'impôt sur les sociétés, "ne va pas soutenir les projets tels qu'ils sont", a signifié le ministre des Finances Paschal Donohoe, interrogé par la chaîne irlandaise RTE. "Ce qui est sur la table pour le montant est un accord auquel l'Irlande ne peut pas prendre part", rappelant que le taux à 12,5% "est un élément clé de notre politique économique depuis des décennies".

Si le pays devait monter son taux, cela créerait des "problèmes" pour les entreprises qui ont investi en Irlande, ajoute-t-il. Ce système fiscal lui a permis d'accueillir le siège européen de toute une série d'entreprises américaines, géants de la technologie et de la pharmacie, dont les bénéfices ont grimpé pendant la pandémie.

Ces propos interviennent alors même que le quotidien Irish Examiner croit savoir que Dublin prévoit de renoncer à ce taux par peur de devenir un État "paria" sur la scène internationale. "L'Irlande va continuer à défendre les droits des petits pays à conserver des avantages compétitifs, mais nous ne voulons pas être un hors-la-loi en matière de fiscalité internationale", indique une source gouvernementale au quotidien irlandais.

Les ministres des Finances du G20 ont approuvé samedi ce projet de réforme fiscale jugé "révolutionnaire". Il prévoit d'instaurer un impôt mondial d'au moins 15% sur les profits des plus grandes firmes internationales et de répartir plus équitablement les droits à taxer ces entreprises.

Les détails de cette réforme doivent être encore négociés jusqu'en octobre dans le cadre de l'OCDE, pour une mise en oeuvre à partir de 2023. Outre l'Irlande, la Hongrie et l'Estonie sont les autres membres de l'Union européenne à avoir fait part de leur réticence.

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen s'est, elle, dite confiante mardi que ces trois pays finiront par se joindre à l'accord.

Le pays, qui prospère grâce au taux avantageux de 12,5% d'impôt sur les sociétés, "ne va pas soutenir les projets tels qu'ils sont", a signifié le ministre des Finances Paschal Donohoe, interrogé par la chaîne irlandaise RTE. "Ce qui est sur la table pour le montant est un accord auquel l'Irlande ne peut pas prendre part", rappelant que le taux à 12,5% "est un élément clé de notre politique économique depuis des décennies".Si le pays devait monter son taux, cela créerait des "problèmes" pour les entreprises qui ont investi en Irlande, ajoute-t-il. Ce système fiscal lui a permis d'accueillir le siège européen de toute une série d'entreprises américaines, géants de la technologie et de la pharmacie, dont les bénéfices ont grimpé pendant la pandémie.Ces propos interviennent alors même que le quotidien Irish Examiner croit savoir que Dublin prévoit de renoncer à ce taux par peur de devenir un État "paria" sur la scène internationale. "L'Irlande va continuer à défendre les droits des petits pays à conserver des avantages compétitifs, mais nous ne voulons pas être un hors-la-loi en matière de fiscalité internationale", indique une source gouvernementale au quotidien irlandais. Les ministres des Finances du G20 ont approuvé samedi ce projet de réforme fiscale jugé "révolutionnaire". Il prévoit d'instaurer un impôt mondial d'au moins 15% sur les profits des plus grandes firmes internationales et de répartir plus équitablement les droits à taxer ces entreprises. Les détails de cette réforme doivent être encore négociés jusqu'en octobre dans le cadre de l'OCDE, pour une mise en oeuvre à partir de 2023. Outre l'Irlande, la Hongrie et l'Estonie sont les autres membres de l'Union européenne à avoir fait part de leur réticence. La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen s'est, elle, dite confiante mardi que ces trois pays finiront par se joindre à l'accord.