Dans un rapport technique, le Conseil central de l'économie (CCE), un organe consultatif des partenaires sociaux, a dit s'attendre à ce que les salaires en Belgique augmentent de 8,8% sur la période 2020-2022, contre 7,6% en moyenne pour l'Allemagne, la France et les Pays-Bas. Un écart d'1,2% notamment renforcé par l'inflation, qui est bien plus élevée en Belgique pour le moment qu'en France ou en Allemagne.

Sans une marge de sécurité de 0,5% prévue dans le calcul, ce chiffre serait même d'1,7%, soulignent les organisations flamandes Boerenbond et Unizo, et l'Union des classes moyennes (UCM), la Fédération wallonne de l'Agriculture (FWA) et la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) dans un communiqué commun.

Les chiffres récents de l'inflation sont beaucoup plus mauvais que prévu en décembre, de sorte qu'en réalité, le handicap en 2022, sur la base des prévisions d'inflation de février du Bureau fédéral du plan, s'élèvera à environ 2%, prédisent les fédérations patronales.

Les entreprises belges devraient en effet voir leur compétitivité des coûts se détériorer de 2,3% cette année, calculent-elles. La marge de sécurité pour les erreurs de prévision (0,5%) s'avérera dès lors largement insuffisante et on se dirige vers une augmentation d'environ 2% du handicap salarial des entreprises en un an, détaille ainsi le patronat.

"Ces résultats sont un signal d'alarme important pour ceux qui ne sont pas encore convaincus que la hausse de l'inflation peut avoir de graves conséquences", lancent les différentes organisations.

Les chiffres de l'inflation divergent en outre fortement ces derniers mois entre la Belgique (8,5% en janvier), les Pays-Bas (7,6%), l'Allemagne (5,1%) et la France (3,3%), observent-elles dans le rapport du CCE. "Une éventuelle compensation partielle du pouvoir d'achat dans nos pays voisins en 2023 et 2024 entraînera en tout cas des augmentations salariales beaucoup plus faibles qu'en Belgique, où par le jeu de l'indexation automatique des salaires, toute compensation aura un impact direct et total sur un taux d'inflation beaucoup plus élevé", commentent les fédérations patronales.

Face à ce "sérieux problème", elles appellent à une concertation urgente avec les partenaires sociaux et le gouvernement pour le traiter "rapidement et préventivement".

Dans un rapport technique, le Conseil central de l'économie (CCE), un organe consultatif des partenaires sociaux, a dit s'attendre à ce que les salaires en Belgique augmentent de 8,8% sur la période 2020-2022, contre 7,6% en moyenne pour l'Allemagne, la France et les Pays-Bas. Un écart d'1,2% notamment renforcé par l'inflation, qui est bien plus élevée en Belgique pour le moment qu'en France ou en Allemagne. Sans une marge de sécurité de 0,5% prévue dans le calcul, ce chiffre serait même d'1,7%, soulignent les organisations flamandes Boerenbond et Unizo, et l'Union des classes moyennes (UCM), la Fédération wallonne de l'Agriculture (FWA) et la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) dans un communiqué commun. Les chiffres récents de l'inflation sont beaucoup plus mauvais que prévu en décembre, de sorte qu'en réalité, le handicap en 2022, sur la base des prévisions d'inflation de février du Bureau fédéral du plan, s'élèvera à environ 2%, prédisent les fédérations patronales. Les entreprises belges devraient en effet voir leur compétitivité des coûts se détériorer de 2,3% cette année, calculent-elles. La marge de sécurité pour les erreurs de prévision (0,5%) s'avérera dès lors largement insuffisante et on se dirige vers une augmentation d'environ 2% du handicap salarial des entreprises en un an, détaille ainsi le patronat. "Ces résultats sont un signal d'alarme important pour ceux qui ne sont pas encore convaincus que la hausse de l'inflation peut avoir de graves conséquences", lancent les différentes organisations. Les chiffres de l'inflation divergent en outre fortement ces derniers mois entre la Belgique (8,5% en janvier), les Pays-Bas (7,6%), l'Allemagne (5,1%) et la France (3,3%), observent-elles dans le rapport du CCE. "Une éventuelle compensation partielle du pouvoir d'achat dans nos pays voisins en 2023 et 2024 entraînera en tout cas des augmentations salariales beaucoup plus faibles qu'en Belgique, où par le jeu de l'indexation automatique des salaires, toute compensation aura un impact direct et total sur un taux d'inflation beaucoup plus élevé", commentent les fédérations patronales. Face à ce "sérieux problème", elles appellent à une concertation urgente avec les partenaires sociaux et le gouvernement pour le traiter "rapidement et préventivement".