Sur le front épidémique, le week-end a en effet apporté quelques lueurs d'optimisme avec un premier ralentissement des décès en Europe, continent où le virus a été le plus meurtrier.

"Nous commençons à voir des signes encourageants en Europe", et cela aide les marchés à se stabiliser, note auprès de l'AFP, Isabelle Mateos y Lago, directrice adjointe de l'équipe en charge des institutions souveraines chez BlackRock.

Et la vague de soulagement, partie d'Asie ce matin, gagnait désormais les États-Unis où Wall Street s'apprêtait à ouvrir en forte hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average montait de 3,78%, l'indice élargi S&P 500 de 3,84% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 3,86%.

En Europe, la progression ne se démentait pas non plus. Vers 14H00 (12H00 GMT), Paris gagnait 3,51%, Francfort 4,75% et Londres 2,14%. Milan prenait 2,98% et Madrid 3,36%.

"Les marchés adoptent un ton plus optimiste" alors que "certains gouvernements se fixent Pâques pour commencer à alléger les confinements", offrant "les signes précurseurs d'une sortie du tunnel de la paralysie économique", note pour sa part Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.

Côté pétrole, la situation restait compliquée et les cours baissaient après le report à jeudi d'une réunion prévue lundi entre l'Opep et la Russie, qui a éloigné la perspective d'un accord permettant de soutenir les cours.

Le marché de la dette par contre bougeait peu, fidèle à son attitude des derniers jours, confiant dans le soutien des banques centrales.

Le dollar perdait du terrain face à la majorité des autres devises, offrant un autre signe du regain d'optimisme.

"Choc 4 à 5 fois moindre que 2008"

Avec plus de 70.000 morts dans le monde et une semaine qui s'annonce très difficile aux États-Unis, la pression reste néanmoins très forte.

"Les marchés ont été confrontés à un choc d'une profondeur extrême" qui "se traduit par une destruction de l'activité économique sans précédent", observe Mme Mateos y Lago, "comme en témoignent toutes les données économiques qui continuent à arriver".

L'impact du virus sur l'emploi américain a ainsi été massif vendredi avec 701.000 emplois détruits en mars, selon le rapport mensuel du département du travail américain, une publication qui a d'ailleurs largement contribué à assombrir la fin de semaine dernière sur les marchés.

Mais, selon l'experte de BlackRock, "il faut garder à l'esprit que c'est un choc qui devrait être de courte durée par rapport à une récession classique".

"Pour la crise de 2008, développe-t-elle, il a fallu plusieurs années pour corriger les excès, ce qui a représenté un manque à gagner de l'ordre de 50% du PIB mondial de 2007".

"Cette fois-ci, si les confinements peuvent être levés après un trimestre, l'impact s'annonce de l'ordre de 10 à 15% du PIB de 2019, soit un choc quatre à cinq fois moindre que celui de 2008", analyse la spécialiste.

Cet impact temporaire et globalement moins important, "le fait que la réponse politique et monétaire soit extrêmement ambitieuse", ainsi que "les mesures techniques déployées par les banques centrales pour assurer un retour à la normale" notamment en terme de liquidités, "ont aidé les marchés à trouver un plancher pour se stabiliser", selon elle.

Désormais la question clé, anticipe-t-elle, est de savoir "combien de temps va durer la phase de stabilisation avant d'avoir une décrue de l'épidémie - en Chine il a fallu trois semaines" - et "comment va s'opérer la sortie de confinement".

Et comme le souligne également Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC, cela s'annonce "long et laborieux" et pourrait occasionner "une nouvelle phase de yo-yo" pour les marchés.

Sur le front épidémique, le week-end a en effet apporté quelques lueurs d'optimisme avec un premier ralentissement des décès en Europe, continent où le virus a été le plus meurtrier."Nous commençons à voir des signes encourageants en Europe", et cela aide les marchés à se stabiliser, note auprès de l'AFP, Isabelle Mateos y Lago, directrice adjointe de l'équipe en charge des institutions souveraines chez BlackRock.Et la vague de soulagement, partie d'Asie ce matin, gagnait désormais les États-Unis où Wall Street s'apprêtait à ouvrir en forte hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average montait de 3,78%, l'indice élargi S&P 500 de 3,84% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 3,86%.En Europe, la progression ne se démentait pas non plus. Vers 14H00 (12H00 GMT), Paris gagnait 3,51%, Francfort 4,75% et Londres 2,14%. Milan prenait 2,98% et Madrid 3,36%. "Les marchés adoptent un ton plus optimiste" alors que "certains gouvernements se fixent Pâques pour commencer à alléger les confinements", offrant "les signes précurseurs d'une sortie du tunnel de la paralysie économique", note pour sa part Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.Côté pétrole, la situation restait compliquée et les cours baissaient après le report à jeudi d'une réunion prévue lundi entre l'Opep et la Russie, qui a éloigné la perspective d'un accord permettant de soutenir les cours.Le marché de la dette par contre bougeait peu, fidèle à son attitude des derniers jours, confiant dans le soutien des banques centrales.Le dollar perdait du terrain face à la majorité des autres devises, offrant un autre signe du regain d'optimisme.Avec plus de 70.000 morts dans le monde et une semaine qui s'annonce très difficile aux États-Unis, la pression reste néanmoins très forte."Les marchés ont été confrontés à un choc d'une profondeur extrême" qui "se traduit par une destruction de l'activité économique sans précédent", observe Mme Mateos y Lago, "comme en témoignent toutes les données économiques qui continuent à arriver".L'impact du virus sur l'emploi américain a ainsi été massif vendredi avec 701.000 emplois détruits en mars, selon le rapport mensuel du département du travail américain, une publication qui a d'ailleurs largement contribué à assombrir la fin de semaine dernière sur les marchés.Mais, selon l'experte de BlackRock, "il faut garder à l'esprit que c'est un choc qui devrait être de courte durée par rapport à une récession classique"."Pour la crise de 2008, développe-t-elle, il a fallu plusieurs années pour corriger les excès, ce qui a représenté un manque à gagner de l'ordre de 50% du PIB mondial de 2007"."Cette fois-ci, si les confinements peuvent être levés après un trimestre, l'impact s'annonce de l'ordre de 10 à 15% du PIB de 2019, soit un choc quatre à cinq fois moindre que celui de 2008", analyse la spécialiste.Cet impact temporaire et globalement moins important, "le fait que la réponse politique et monétaire soit extrêmement ambitieuse", ainsi que "les mesures techniques déployées par les banques centrales pour assurer un retour à la normale" notamment en terme de liquidités, "ont aidé les marchés à trouver un plancher pour se stabiliser", selon elle.Désormais la question clé, anticipe-t-elle, est de savoir "combien de temps va durer la phase de stabilisation avant d'avoir une décrue de l'épidémie - en Chine il a fallu trois semaines" - et "comment va s'opérer la sortie de confinement".Et comme le souligne également Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC, cela s'annonce "long et laborieux" et pourrait occasionner "une nouvelle phase de yo-yo" pour les marchés.