Au total, quelque 143.128 emplois ont été supprimés dans les commerces britanniques, lors de l'année qui s'achève, soit 2.750 chaque semaine, selon un décompte du cabinet Centre for Retail Research (CRR).

C'est bien plus qu'en 2018 où le chiffre atteignait 117.425.

Il s'agit d'une des plus mauvaises performances depuis 25 ans pour le secteur, signe de la grave crise qu'il traverse, entre faillites et restructurations de nombreuses enseignes au prix d'une désertification de certains centres-villes.

Le CRR explique que les commerces font face à une flambée de leurs coûts, une baisse de leur rentabilité et une perte de parts de marché au profit des achats sur internet.

"Ces problèmes concernent de nombreuses entreprises présentes dans le commerce physique, dans les centre-villes et les centres commerciaux", relève Joshua Bamfield, l'un des responsable du centre de recherche.

"La faible croissance des dépenses des consommateurs depuis 2015 s'est traduite par une croissance des ventes en ligne au détriment des commerces de centre-villes", selon lui.

En raison de la baisse de fréquentation, de nombreuses enseignes sont étranglées par la hausse de leurs coûts, que ce soit les loyers, les taxes ou les salaires, ce qui pèse sur leur santé financière et peut les conduire à la faillite.

Dans le détail, 38.103 emplois ont disparu du fait de la faillite d'enseignes tandis que 26.462 ont été supprimés en raison de restructurations effectuées dans le cadre d'une procédure d'insolvabilité. Enfin, 78.563 emplois ont fait les frais de programme de réduction de coûts.

Le pays a connu plusieurs faillites retentissantes depuis deux ans, comme les grands magasins Debenhams qui ont été repris immédiatement par les créanciers, ou encore House of Fraser, finalement racheté par l'enseigne Sport Direct. La chaîne de magasins Marks and Spencer a de son côté annoncé de nombreuses fermetures de magasins.

Le CRR est pessimiste pour l'année 2020 et s'attend à une hausse des suppressions d'emplois dont le nombre pourrait atteindre 171.000, si le gouvernement ne fait rien pour aider les distributeurs.

Le Premier ministre conservateur Boris Johnson, sorti grand vainqueur des élections législatives de décembre, a notamment promis une baisse des impôts sur l'immobilier commercial pour aider les commerces en difficulté.

Au total, quelque 143.128 emplois ont été supprimés dans les commerces britanniques, lors de l'année qui s'achève, soit 2.750 chaque semaine, selon un décompte du cabinet Centre for Retail Research (CRR). C'est bien plus qu'en 2018 où le chiffre atteignait 117.425. Il s'agit d'une des plus mauvaises performances depuis 25 ans pour le secteur, signe de la grave crise qu'il traverse, entre faillites et restructurations de nombreuses enseignes au prix d'une désertification de certains centres-villes. Le CRR explique que les commerces font face à une flambée de leurs coûts, une baisse de leur rentabilité et une perte de parts de marché au profit des achats sur internet. "Ces problèmes concernent de nombreuses entreprises présentes dans le commerce physique, dans les centre-villes et les centres commerciaux", relève Joshua Bamfield, l'un des responsable du centre de recherche. "La faible croissance des dépenses des consommateurs depuis 2015 s'est traduite par une croissance des ventes en ligne au détriment des commerces de centre-villes", selon lui. En raison de la baisse de fréquentation, de nombreuses enseignes sont étranglées par la hausse de leurs coûts, que ce soit les loyers, les taxes ou les salaires, ce qui pèse sur leur santé financière et peut les conduire à la faillite. Dans le détail, 38.103 emplois ont disparu du fait de la faillite d'enseignes tandis que 26.462 ont été supprimés en raison de restructurations effectuées dans le cadre d'une procédure d'insolvabilité. Enfin, 78.563 emplois ont fait les frais de programme de réduction de coûts. Le pays a connu plusieurs faillites retentissantes depuis deux ans, comme les grands magasins Debenhams qui ont été repris immédiatement par les créanciers, ou encore House of Fraser, finalement racheté par l'enseigne Sport Direct. La chaîne de magasins Marks and Spencer a de son côté annoncé de nombreuses fermetures de magasins. Le CRR est pessimiste pour l'année 2020 et s'attend à une hausse des suppressions d'emplois dont le nombre pourrait atteindre 171.000, si le gouvernement ne fait rien pour aider les distributeurs. Le Premier ministre conservateur Boris Johnson, sorti grand vainqueur des élections législatives de décembre, a notamment promis une baisse des impôts sur l'immobilier commercial pour aider les commerces en difficulté.