"Nous avons des centaines de mesures non-tarifaires qui font que, pour le petit producteur dans un pays en développement, avoir accès au marché européen, c'est le parcours du combattant." Isabelle Durant, qui achève un mandat de cinq ans au secrétariat général de la CNUCED, navigue entre sa mission d'intégration des pays du sud au commerce international et les impératifs de protection sanitaire ou sociale en Europe. Et les enjeux climatiques accentueront encore la difficulté de trouver un bon équilibre entre les intérêts de chacun. "J'assume pleinement le fait qu'il faudrait une taxe CO2 sur tous les produits", confie-t-elle dans une interview à Canal Z pour les Trends Summer Talks.

L'ancienne ministre écologiste revient plus largement sur les motivations de son mandat à la CNUCED et sur les missions de cet organisme des Nations Unies. Elle s'est notamment fort impliquée dans le travail de développement d'un écosystème de l'économie digitale dans les pays africains. "La CNUCED, ce n'est pas une coopération avec de l'argent mais avec de la connaissance, de l'expertise", dit Isabelle Durant. Cette fine évaluation permet, dans un second temps, de faire les investissements les plus pertinents.

Isabelle Durant partage par ailleurs son expérience d'un management international la CNUCED (c'est 450 personnes de toutes origines, qui travaillent ensemble à Genève) ainsi que sur la vie en Suisse et les leçons que nous pourrions peut-être en tirer pour le fonctionnement de la Belgique. Elle a été particulièrement intéressée par le système des "votations", par lequel la population se prononce directement sur une série de sujets. Cet automne, il y aura ainsi une votation portant notamment sur... une réforme des pensions.

"Nous avons des centaines de mesures non-tarifaires qui font que, pour le petit producteur dans un pays en développement, avoir accès au marché européen, c'est le parcours du combattant." Isabelle Durant, qui achève un mandat de cinq ans au secrétariat général de la CNUCED, navigue entre sa mission d'intégration des pays du sud au commerce international et les impératifs de protection sanitaire ou sociale en Europe. Et les enjeux climatiques accentueront encore la difficulté de trouver un bon équilibre entre les intérêts de chacun. "J'assume pleinement le fait qu'il faudrait une taxe CO2 sur tous les produits", confie-t-elle dans une interview à Canal Z pour les Trends Summer Talks. L'ancienne ministre écologiste revient plus largement sur les motivations de son mandat à la CNUCED et sur les missions de cet organisme des Nations Unies. Elle s'est notamment fort impliquée dans le travail de développement d'un écosystème de l'économie digitale dans les pays africains. "La CNUCED, ce n'est pas une coopération avec de l'argent mais avec de la connaissance, de l'expertise", dit Isabelle Durant. Cette fine évaluation permet, dans un second temps, de faire les investissements les plus pertinents.Isabelle Durant partage par ailleurs son expérience d'un management international la CNUCED (c'est 450 personnes de toutes origines, qui travaillent ensemble à Genève) ainsi que sur la vie en Suisse et les leçons que nous pourrions peut-être en tirer pour le fonctionnement de la Belgique. Elle a été particulièrement intéressée par le système des "votations", par lequel la population se prononce directement sur une série de sujets. Cet automne, il y aura ainsi une votation portant notamment sur... une réforme des pensions.