David Clarinval (MR) est en première ligne de la gestion de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques. Dans l'émission Trends Talk, qui passera en boucle ce week-end sur Canal Z, le ministre fédéral des Classes moyennes, des PME et des indépendants ne cache pas la lassitude des acteurs économiques et la détermination du gouvernement fédéral à les soutenir.

"Cette pandémie est historique dans ses conséquences sanitaires, mais aussi économiques et sociales. Le pouvoir fédéral ainsi que les autres niveaux ont décidé de mettre en place des mesures de soutien importantes pour éviter qu'il n'y ait une crise plus large." A l'image du slogan français d'Emmanuel Macron: "Ne laisser personne au bord de la route". La Cour des comptes a recensé 400 mesures en tout et un investissement global de 25 milliards d'euros. "En ce qui me concerne, avec le droit passerelle et le double droit passerelle, ce sont 5 milliards d'euros qui ont été mis à la disposition des indépendants durement impactés", complète-t-il.

Il reste toutefois des situations difficiles, des secteurs ou des individus qui sont dans des situations difficiles parce que la crise s'éternise. "Je suis interpellé chaque jour par des secteurs, nous avons la volonté politique de maintenir les aides tant que la situation persistera", promet-il.

Le ministre libéral souligne l'importance de poursuivre la revalorisation du statut des 1,2 millions d'indépendants en Belgique. Il évoque l'importance des pensions - "c'est la priorité principale, pour atteindre le montant minimum de 1500 euros bruts" - du marché du travail ou de la fiscalité. Il évoque la pérennisation du droit passerelle comme "une forme de chômage pour les indépendants". "Malgré la crise, ce statut d'indépendant attire de plus en plus de personnes", se réjouit-il.

"Un libéralisme décomplexé"

David Clarinval critique l'attitude du président du PS lorsqu'il affirme qu'il faut un statut de salarié pour les travailleurs des plateformes. "Paul Magnette avait clairement sous-entendu que le statut d'indépendant était un sous-statut. Je ne peux pas laisser passer ça, c'est un statut différent avec des qualités et des défauts, comme c'est le cas pour celui de salarié. D'autant plus que ce qu'il propose pour l'économie de plateforme, c'est de mettre un statut de salarié est un échec prouvé en Suisse ou en Espagne, où elles ont quitté le pays."

Le ministre libéral reconnaît que ce n'est pas toujours simple de porter son projet au sein de la Vivaldi fédérale. "Un gouvernement composé de sept partis, qui sont parfois un peu l'eau et le feu - les libéraux n'ont pas toujours la même vision sur les enjeux de cette société, évidemment que cela peut faire des étincelles. Je trouve cela sain que l'on puisse s'exprimer. Mais soyons de bon compte, sur les enjeux importants, on a pu trouver des solutions."

2022 sera l'année de la vérité avec la sortie du nucléaire, l'inflation et la hausse des coûts de l'énergie, la réforme des pensions ou la réforme fiscale. Sa ligne de conduite: "Il faut récompenser les gens qui travaillent!"

Le débat interne au MR ? Y'a-t-il une "droitisation" du MR comme le laissent entendre ses adversaires et, en interne, les partisans du ministre démissionnaire Jean-Luc Crucke et de Denis Ducarme. "Je connais le parti depuis longtemps. Je travaille depuis vingt ans aux côtés des présidents successifs. Honnêtement, il est faux de dire que le MR se droitise, le MR est un parti de centre-droit, bien connu, classique.

Ce qui est nouveau, c'est un président qui défend un libéralisme décomplexé et qui n'a pas peur de défendre des positions qui étaient parfois un peu mises sous le tapis parce qu'on avait peur de déplaire."

S'y retrouve-t-il ? "Je suis enthousiaste, je trouve que cela apporte un vent de fraîcheur." Même si cela crée des problèmes dans la gestion de la coalition ? "Oui, mais on assume. Par contre, ce qui est étonnant, c'est la gauche qui a parfois des positions plus conservatrices. Ceux qui bloquent, ce sont souvent les syndicats. Et sur toute une série de mesures concernant la liberté, le port du voile, ce ne sont pas les libéraux qui sont les conservateurs. Je crois qu'il y a un peu de jeu politique pour essayer de nous salir. On fait de la politique, ce n'est pas les Bisounours."

Retrouvez l'intégrale de cet entretien dans l'émission Trends Talk

David Clarinval (MR) est en première ligne de la gestion de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques. Dans l'émission Trends Talk, qui passera en boucle ce week-end sur Canal Z, le ministre fédéral des Classes moyennes, des PME et des indépendants ne cache pas la lassitude des acteurs économiques et la détermination du gouvernement fédéral à les soutenir."Cette pandémie est historique dans ses conséquences sanitaires, mais aussi économiques et sociales. Le pouvoir fédéral ainsi que les autres niveaux ont décidé de mettre en place des mesures de soutien importantes pour éviter qu'il n'y ait une crise plus large." A l'image du slogan français d'Emmanuel Macron: "Ne laisser personne au bord de la route". La Cour des comptes a recensé 400 mesures en tout et un investissement global de 25 milliards d'euros. "En ce qui me concerne, avec le droit passerelle et le double droit passerelle, ce sont 5 milliards d'euros qui ont été mis à la disposition des indépendants durement impactés", complète-t-il.Il reste toutefois des situations difficiles, des secteurs ou des individus qui sont dans des situations difficiles parce que la crise s'éternise. "Je suis interpellé chaque jour par des secteurs, nous avons la volonté politique de maintenir les aides tant que la situation persistera", promet-il.Le ministre libéral souligne l'importance de poursuivre la revalorisation du statut des 1,2 millions d'indépendants en Belgique. Il évoque l'importance des pensions - "c'est la priorité principale, pour atteindre le montant minimum de 1500 euros bruts" - du marché du travail ou de la fiscalité. Il évoque la pérennisation du droit passerelle comme "une forme de chômage pour les indépendants". "Malgré la crise, ce statut d'indépendant attire de plus en plus de personnes", se réjouit-il.David Clarinval critique l'attitude du président du PS lorsqu'il affirme qu'il faut un statut de salarié pour les travailleurs des plateformes. "Paul Magnette avait clairement sous-entendu que le statut d'indépendant était un sous-statut. Je ne peux pas laisser passer ça, c'est un statut différent avec des qualités et des défauts, comme c'est le cas pour celui de salarié. D'autant plus que ce qu'il propose pour l'économie de plateforme, c'est de mettre un statut de salarié est un échec prouvé en Suisse ou en Espagne, où elles ont quitté le pays."Le ministre libéral reconnaît que ce n'est pas toujours simple de porter son projet au sein de la Vivaldi fédérale. "Un gouvernement composé de sept partis, qui sont parfois un peu l'eau et le feu - les libéraux n'ont pas toujours la même vision sur les enjeux de cette société, évidemment que cela peut faire des étincelles. Je trouve cela sain que l'on puisse s'exprimer. Mais soyons de bon compte, sur les enjeux importants, on a pu trouver des solutions."2022 sera l'année de la vérité avec la sortie du nucléaire, l'inflation et la hausse des coûts de l'énergie, la réforme des pensions ou la réforme fiscale. Sa ligne de conduite: "Il faut récompenser les gens qui travaillent!"Le débat interne au MR ? Y'a-t-il une "droitisation" du MR comme le laissent entendre ses adversaires et, en interne, les partisans du ministre démissionnaire Jean-Luc Crucke et de Denis Ducarme. "Je connais le parti depuis longtemps. Je travaille depuis vingt ans aux côtés des présidents successifs. Honnêtement, il est faux de dire que le MR se droitise, le MR est un parti de centre-droit, bien connu, classique.Ce qui est nouveau, c'est un président qui défend un libéralisme décomplexé et qui n'a pas peur de défendre des positions qui étaient parfois un peu mises sous le tapis parce qu'on avait peur de déplaire."S'y retrouve-t-il ? "Je suis enthousiaste, je trouve que cela apporte un vent de fraîcheur." Même si cela crée des problèmes dans la gestion de la coalition ? "Oui, mais on assume. Par contre, ce qui est étonnant, c'est la gauche qui a parfois des positions plus conservatrices. Ceux qui bloquent, ce sont souvent les syndicats. Et sur toute une série de mesures concernant la liberté, le port du voile, ce ne sont pas les libéraux qui sont les conservateurs. Je crois qu'il y a un peu de jeu politique pour essayer de nous salir. On fait de la politique, ce n'est pas les Bisounours."Retrouvez l'intégrale de cet entretien dans l'émission Trends Talk