Les experts ont tranché. Lundi, sur le pouvoir d'achat et la compétitivité. Mardi, sur la fiscalité. Et dans les deux cas, leurs recommandations s'ancrent largement dans la nécessité de répondre au défi climatique. Il s'agit davantage de limiter la consommation ou de s'en prendre aux activités "nuisibles" que de participer au sursaut du pouvoir d'achat. Même si les deux sujets peuvent être liés. Et même si une baisse de la fiscalité sur le travail est préconisée.

Les réactions politiques sont éloquentes. Les écologistes sont en pointe dans les expressions favorables au chemin proposé. "Les gens peuvent avoir une voiture, c'est leur choix, souligne à La Libre Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo, au sujet des voitures de société. Le problème, c'est que ce soit subsidié par l'État." Au sujet de la fiscalité, il ajoute: "Ce rapport est une bonne base de travail. Une réforme fiscale ambitieuse doit se concrétiser cette année pour simplifier le système, diminuer l'impôt sur le travail, renforcer la justice fiscale et tenir compte de nos objectifs climatique."

Bouchez: "C'est insensé!"

Mais le MR, lui, est incendiaire. "Depuis lundi et les mesures sur le pouvoir d'achat puis les mesures sur la fiscalité, si je comprends bien, ironise pour Le Soir Georges-Louis Bouchez, président du MR, on a droit à la suppression des cartes d'essence, à la limitation de la vitesse sur l'autoroute, à la taxation des loyers, à la taxation de la viande, et j'en passe. A ce rythme-là, on va dépouiller littéralement les gens et vendredi, on aura juste appauvri tout le monde, voilà le résultat. C'est insensé!"

Il ajoute: "C'est assez simple, en fait: les experts prennent la liste de ce qui n'est pas encore taxé en Belgique et y vont! Ils taxent! J'ai parfois le sentiment qu'ils veut faire entrer la Belgique dans le Guinness Book des records, celui du pays le plus taxé au monde. Leur document? Facile, pas de chiffres, pas de données budgétaires, rien que des prises de position militantes. Un tract altermondialiste." Voilà qui est exprimé au bazooka.

Le malaise est tangible au sein de la Vivaldi, de plus en plus écartelée. La preuve? Le débat de fond sur le pouvoir d'achat serait reporté à octobre, dans le cadre de la discussion budgétaire. En attendant, une indexation des salaires devrait amortir le choc cet été avant une deuxième en décembre. Pour certains, du moins, les autres attendront que la Vivaldi cesse de procrastiner. Quant à la réforme fiscale de Vincent Van Peteghem (CD&V), on annonce une épure d'ici fin juillet, mais on imagine déjà l'accueil libéral... Et la réforme des pensions, quant à elle, reste un autre sujet de crispation.

Ces reports répétés, s'il se confirme, est invraisemblable. Ce gouvernement est-il encore en mesure de décider?

Quant aux écologistes, ils recoivent l'occasion d'agir pour le climat. Mais devraient se méfier: leurs prises de position fortes contre les voitures de société pourraient se transformer en une en source de débacle électorale.

Les experts ont tranché. Lundi, sur le pouvoir d'achat et la compétitivité. Mardi, sur la fiscalité. Et dans les deux cas, leurs recommandations s'ancrent largement dans la nécessité de répondre au défi climatique. Il s'agit davantage de limiter la consommation ou de s'en prendre aux activités "nuisibles" que de participer au sursaut du pouvoir d'achat. Même si les deux sujets peuvent être liés. Et même si une baisse de la fiscalité sur le travail est préconisée.Les réactions politiques sont éloquentes. Les écologistes sont en pointe dans les expressions favorables au chemin proposé. "Les gens peuvent avoir une voiture, c'est leur choix, souligne à La Libre Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo, au sujet des voitures de société. Le problème, c'est que ce soit subsidié par l'État." Au sujet de la fiscalité, il ajoute: "Ce rapport est une bonne base de travail. Une réforme fiscale ambitieuse doit se concrétiser cette année pour simplifier le système, diminuer l'impôt sur le travail, renforcer la justice fiscale et tenir compte de nos objectifs climatique."Mais le MR, lui, est incendiaire. "Depuis lundi et les mesures sur le pouvoir d'achat puis les mesures sur la fiscalité, si je comprends bien, ironise pour Le Soir Georges-Louis Bouchez, président du MR, on a droit à la suppression des cartes d'essence, à la limitation de la vitesse sur l'autoroute, à la taxation des loyers, à la taxation de la viande, et j'en passe. A ce rythme-là, on va dépouiller littéralement les gens et vendredi, on aura juste appauvri tout le monde, voilà le résultat. C'est insensé!"Il ajoute: "C'est assez simple, en fait: les experts prennent la liste de ce qui n'est pas encore taxé en Belgique et y vont! Ils taxent! J'ai parfois le sentiment qu'ils veut faire entrer la Belgique dans le Guinness Book des records, celui du pays le plus taxé au monde. Leur document? Facile, pas de chiffres, pas de données budgétaires, rien que des prises de position militantes. Un tract altermondialiste." Voilà qui est exprimé au bazooka.Le malaise est tangible au sein de la Vivaldi, de plus en plus écartelée. La preuve? Le débat de fond sur le pouvoir d'achat serait reporté à octobre, dans le cadre de la discussion budgétaire. En attendant, une indexation des salaires devrait amortir le choc cet été avant une deuxième en décembre. Pour certains, du moins, les autres attendront que la Vivaldi cesse de procrastiner. Quant à la réforme fiscale de Vincent Van Peteghem (CD&V), on annonce une épure d'ici fin juillet, mais on imagine déjà l'accueil libéral... Et la réforme des pensions, quant à elle, reste un autre sujet de crispation.Ces reports répétés, s'il se confirme, est invraisemblable. Ce gouvernement est-il encore en mesure de décider?Quant aux écologistes, ils recoivent l'occasion d'agir pour le climat. Mais devraient se méfier: leurs prises de position fortes contre les voitures de société pourraient se transformer en une en source de débacle électorale.