La Chine visait à boucler cet important Partenariat économique intégral régional (ou RCEP selon l'acronyme anglais) qui, une fois en place, devrait couvrir un tiers du commerce mondial et inclure près de la moitié de la population du globe.

"Nous saluons la conclusion des négociations sur le RCEP et l'engagement pris pour signer le partenariat en 2020", a annoncé le Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-o-cha, qui présidait le sommet régional ASEAN organisé à Bangkok.

"Cela va contribuer de manière significative à un système commercial ouvert, inclusif et basé sur les règles internationales, et étendre la chaine de valeur", poursuit la déclaration du chef d'Etat.

A l'ouverture du sommet dimanche, M. Prayut avait prié que les négociations soient conclues "durant l'année pour stimuler la croissance économique et de même que le commerce et les investissements".

Le projet de partenariat réunit les 10 membres de l'Asean (Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge) ainsi que la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Les dirigeants de ces pays participeront à une réunion sur l'accord lundi, en clôture du sommet.

La perspective de ce deal, lancé en 2012 et appuyé par Pékin, est montée en puissance après le retrait des Etats-Unis par le président américain Donald Trump du Traité de libre-échange transpacifique (TPP) liant 12 pays. Le partenariat RCEP s'inscrit comme une réponse à l'unilatéralisme américain et à la guerre commerciale qui oppose Washington et Pékin depuis plusieurs mois.