"Trop peu et surtout beaucoup trop tard. Les attentes sociales ne seront pas rencontrées. Cet accord ne sauve pas la crédibilité de la Vivaldi; il l'enfonce." Cette réaction à l'accord conclu au sein du gouvernement fédéral sur une série de mesures pour soutenir les Belges face à l'explosion des coûts de l'énergie provient certes des bancs de l'opposition, de la bouche de François De Smet, président de DéFi. Mais il résume le sentiment général.

Obtenu au forceps entre les sept partis de la coalition fédérale, l'accord n'a l'ambition que d'un compromis bancal et n'est en réalité qu'une solution transitoire, qui nécessitera d'autres négociations, rapidement, pour forcer une solution plus durable.

"Un échec vivaldien"

"L'accord énergie de cette nuit est un échec vivaldien typique, souligne François De Smet. A part la prolongation du tarif social, sur laquelle tout le monde était d'accord depuis des lustres, c'est une déception totale."

Le gouvernement De Croo s'est entendu sur une baisse de la TVA sur l'électricité de 21% à 6% pour les prochains mois, avant une révision plus fondamentale de cette TVA sur le principe du "cliquet" qui permet de réagir plus rapidement aux mouvements de hausse et de baisse (comme c'ets le cas pour l'essence). "La Vivaldi a inventé la baisse de TVA électricité "collection printemps/été", de mars à juillet, alors que le pic de consommation est d'octobre à février. Demain, cette coalition créera sans doute la lampe de poche à énergie solaire." Une autre négociation, plus délicate, devra en outre avoir lieu pour faire face à ces hausses, à plus long terme.

Ils sont nombreux à souligner aussi que les mesures concernent surtout l'électricité, alors que le gaz flambe davantage. Même si le chèque énergie de 100 euros couvre les deux. "Dérisoire", selon François De Smet. Qui ajoute: "Plus grave, cette baisse ne concerne que l'électricité. Rien pour le gaz qui constitue la plus grosse dépense, rien pour le mazout (nous demandions l'extension du fonds). Pourquoi? On ose espérer que ce n'est pas pour raisons écologiques."

De nombreux observateurs soulignent, en outre, que ce montant est risible par rapport à la hausse annoncée de la facture du gaz, qui dépasse de très loin cette somme pour de nombreux ménages. "Peanuts", résume-t-on.

"La situation l'exigeait"

Dans les rangs de la Vivaldi, on se félicite toutefois de l'accord. "La situation l'exigeait, souligne le vice-Premier PS, Pierre-Yves Dermagne. Des mesures efficaces vont être prises rapidement. Soit un paquet conséquent de mesures pour que tous les ménages puissent faire face à l'augmentation de leur facture énergie."

"La hausse des prix et, en particulier, de l'énergie demandait une réponse du gouvernement, appuie Sophie Wilmès, vice-Première MR. Les mesures décidées cette nuit sont concrètes, concernent l'ensemble des ménages et n'oublient ni la classe moyenne, ni les indépendants."

"Nous n'avons pas oublié les indépendants!, complète leur ministre de tutelle, David Clarinval (MR). Ils bénéficieront eux aussi du chèque de 100 euros et de la réduction de la TVA. En outre, une enveloppe de 7 millions est dégagée pour soutenir leur pouvoir d'achat."

L'accord intervenu cette nuit sur la facture énergétique protège les plus vulnérables, apporte une aide ponctuelle nécessaire à tous les Belges, jette les bases d'une réforme plus fondamentale et durable de la fiscalité sur l'énergie", souligne le vice-Premier Ecolo, Georges Gilkinet.

Ce disant, il reconnaît que l'aide est (très ponctuelle) et la solution (très) loin d'une réforme fondamentale. Et l'on ne parle même pas de la nécessité de plus en plus pressante d'obtenir un accord qui tienne la route sur la sortie du nucléaire, pour éviter un drame d'une autre ampleur à l'avenir.

"Il est positif que l'on ait un deal énergétique équilibré, conclut Pieter Timmermans, CEO de la FEB.. Outre l'attention particulière accordée aux revenus les plus faibles, on n'a pas oublié la classe moyenne cette fois-ci. Toutefois, l'impact sur l'inflation ne sera que temporaire. Mais l'épreuve décisive n'aura lieu que le 18 mars, lorsque la décision finale sera prise sur le maintien ou non de deux réacteurs nucléaires. En fonction de ce choix, le scénario des derniers mois se répétera encore à plusieurs reprises ou pas. En d'autres termes, le deal énergétique d'aujourd'hui doit s'inscrire dans une vision plus large de notre deal énergétique pour la période 2025-2035. Sinon, il risque d'être un coup dans l'eau".,

"Trop peu et surtout beaucoup trop tard. Les attentes sociales ne seront pas rencontrées. Cet accord ne sauve pas la crédibilité de la Vivaldi; il l'enfonce." Cette réaction à l'accord conclu au sein du gouvernement fédéral sur une série de mesures pour soutenir les Belges face à l'explosion des coûts de l'énergie provient certes des bancs de l'opposition, de la bouche de François De Smet, président de DéFi. Mais il résume le sentiment général.Obtenu au forceps entre les sept partis de la coalition fédérale, l'accord n'a l'ambition que d'un compromis bancal et n'est en réalité qu'une solution transitoire, qui nécessitera d'autres négociations, rapidement, pour forcer une solution plus durable."L'accord énergie de cette nuit est un échec vivaldien typique, souligne François De Smet. A part la prolongation du tarif social, sur laquelle tout le monde était d'accord depuis des lustres, c'est une déception totale." Le gouvernement De Croo s'est entendu sur une baisse de la TVA sur l'électricité de 21% à 6% pour les prochains mois, avant une révision plus fondamentale de cette TVA sur le principe du "cliquet" qui permet de réagir plus rapidement aux mouvements de hausse et de baisse (comme c'ets le cas pour l'essence). "La Vivaldi a inventé la baisse de TVA électricité "collection printemps/été", de mars à juillet, alors que le pic de consommation est d'octobre à février. Demain, cette coalition créera sans doute la lampe de poche à énergie solaire." Une autre négociation, plus délicate, devra en outre avoir lieu pour faire face à ces hausses, à plus long terme.Ils sont nombreux à souligner aussi que les mesures concernent surtout l'électricité, alors que le gaz flambe davantage. Même si le chèque énergie de 100 euros couvre les deux. "Dérisoire", selon François De Smet. Qui ajoute: "Plus grave, cette baisse ne concerne que l'électricité. Rien pour le gaz qui constitue la plus grosse dépense, rien pour le mazout (nous demandions l'extension du fonds). Pourquoi? On ose espérer que ce n'est pas pour raisons écologiques."De nombreux observateurs soulignent, en outre, que ce montant est risible par rapport à la hausse annoncée de la facture du gaz, qui dépasse de très loin cette somme pour de nombreux ménages. "Peanuts", résume-t-on.Dans les rangs de la Vivaldi, on se félicite toutefois de l'accord. "La situation l'exigeait, souligne le vice-Premier PS, Pierre-Yves Dermagne. Des mesures efficaces vont être prises rapidement. Soit un paquet conséquent de mesures pour que tous les ménages puissent faire face à l'augmentation de leur facture énergie.""La hausse des prix et, en particulier, de l'énergie demandait une réponse du gouvernement, appuie Sophie Wilmès, vice-Première MR. Les mesures décidées cette nuit sont concrètes, concernent l'ensemble des ménages et n'oublient ni la classe moyenne, ni les indépendants.""Nous n'avons pas oublié les indépendants!, complète leur ministre de tutelle, David Clarinval (MR). Ils bénéficieront eux aussi du chèque de 100 euros et de la réduction de la TVA. En outre, une enveloppe de 7 millions est dégagée pour soutenir leur pouvoir d'achat."L'accord intervenu cette nuit sur la facture énergétique protège les plus vulnérables, apporte une aide ponctuelle nécessaire à tous les Belges, jette les bases d'une réforme plus fondamentale et durable de la fiscalité sur l'énergie", souligne le vice-Premier Ecolo, Georges Gilkinet. Ce disant, il reconnaît que l'aide est (très ponctuelle) et la solution (très) loin d'une réforme fondamentale. Et l'on ne parle même pas de la nécessité de plus en plus pressante d'obtenir un accord qui tienne la route sur la sortie du nucléaire, pour éviter un drame d'une autre ampleur à l'avenir."Il est positif que l'on ait un deal énergétique équilibré, conclut Pieter Timmermans, CEO de la FEB.. Outre l'attention particulière accordée aux revenus les plus faibles, on n'a pas oublié la classe moyenne cette fois-ci. Toutefois, l'impact sur l'inflation ne sera que temporaire. Mais l'épreuve décisive n'aura lieu que le 18 mars, lorsque la décision finale sera prise sur le maintien ou non de deux réacteurs nucléaires. En fonction de ce choix, le scénario des derniers mois se répétera encore à plusieurs reprises ou pas. En d'autres termes, le deal énergétique d'aujourd'hui doit s'inscrire dans une vision plus large de notre deal énergétique pour la période 2025-2035. Sinon, il risque d'être un coup dans l'eau".,