Malgré une augmentation du prix du pétrole de près de 10 %, les compagnies aériennes devraient dégager un bénéfice net de 34,5 milliards de dollars cette année. " Les choses vont bien pour l'industrie du transport aérien. De plus en plus de personnes voyagent. La demande en cargo est à son plus haut niveau depuis plus d'une décennie. De nouvelles liaisons sont ouvertes...

Malgré une augmentation du prix du pétrole de près de 10 %, les compagnies aériennes devraient dégager un bénéfice net de 34,5 milliards de dollars cette année. " Les choses vont bien pour l'industrie du transport aérien. De plus en plus de personnes voyagent. La demande en cargo est à son plus haut niveau depuis plus d'une décennie. De nouvelles liaisons sont ouvertes. Les compagnies atteignent des niveaux durables de profitabilité ", s'est félicité Alexandre de Juniac, le directeur général de l'IATA, l'Association internationale du transport aérien. De fait, les compagnies continuent de profiter de la croissance du trafic aérien. Pour la première fois, cette année, le cap des 4 milliards de passagers a été franchi. Ils devraient être 4,3 milliards l'an prochain. En 2017, 1.300 nouvelles liaisons aériennes directes ont été ouvertes, surtout en Chine et en Europe. Le taux de remplissage des avions n'a jamais été aussi élevé : 81,4 %. Cette forte demande a aussi poussé à la hausse (+3 %) le prix des tickets. En 2017, le chiffre d'affaires des 250 compagnies membres de l'IATA est passé de 709 à 754 milliards de dollars. Il faut toutefois constater que la moitié du bénéfice enregistré est le fait des compagnies américaines qui dégagent une marge moyenne de 13,2 %. En Europe, le profit ne cesse de grimper aussi. Il atteindra 9,8 milliards à la fin de l'année, mais la marge est beaucoup moins importante qu'aux Etats-Unis : 6,6 %. " Nous prévoyons un bénéfice record de 38,4 milliards en 2018, a poursuivi Alexandre de Juniac. Mais cela ne représente que 9 dollars par passager. Il faut donc rester prudent. " Pour l'IATA, outre l'augmentation du prix du baril prévue pour 2018, la hausse spectaculaire des coûts aéroportuaires reste un problème. Ils ont doublé depuis 2006, notamment en raison d'une privatisation accrue des aéroports.