On connaît la trame du blockbuster en quatre actes de Verdi, d'après le livret d'Arrigo Boito inspiré du shakespearien Othello ou le Maure de Venise : au 16e siècle, un général vénitien, après avoir vaincu la marine turq...

On connaît la trame du blockbuster en quatre actes de Verdi, d'après le livret d'Arrigo Boito inspiré du shakespearien Othello ou le Maure de Venise : au 16e siècle, un général vénitien, après avoir vaincu la marine turque, tente d'asseoir son autorité sur Chypre. Jalousie, complot et vengeance nourrissent alors la musique et les trois heures de représentation. La direction d'orchestre est ici confiée au chef Paolo Arrivabeni, qui s'apprête à quitter l'ORW après 10 saisons de présence. Même si le musicien a honoré de nombreux répertoires - de Boris Godounov à La flûte enchantée - il n'oublie jamais très longtemps l'opéra italien qu'il continue à diriger sur d'importantes scènes internationales. Avec une fougue, un lyrisme et une élégance naturelle qui présidèrent à la création liégeoise d'Otello en 2011. Comme signe d'au revoir - et non d'adieu - à la Cité ardente, voilà un drame inspiré, notamment interprété par José Cura dans le rôle titulaire et la soprano colorature Cinzia Forte en Desdémone. Du vendredi 16 au jeudi 29 juin à l'Opéra de Liège, www.operaliege.be Par Philippe Cornet