Pour sa sixième édition, Transnumériques, la biennale des cultures et écritures numériques, s'installe pour la première fois à Louvain-la-Neuve. Il y sera beaucoup question de " regard décalé, poétique ou engagé plutôt que de produits formatés pour les industr...

Pour sa sixième édition, Transnumériques, la biennale des cultures et écritures numériques, s'installe pour la première fois à Louvain-la-Neuve. Il y sera beaucoup question de " regard décalé, poétique ou engagé plutôt que de produits formatés pour les industries techno culturels ( sic) ou de l'hyperspectacle à l'innovation auto-proclamée dont le numérique est trop souvent un instrument complaisant ". Le numérique, lui aussi, fait donc de la résistance au mainstream via un Printemps des Sciences - mis en place avec l'UCL - et des journées, par exemple, consacrées aux concepts actuels de disnovation et d' hacktivisme. La biennale se décentralise aussi parfois au Mundaneum de Mons pour une série de présentations et d'ateliers. Parmi le flot d'activités prévues jusqu'à la mi-mai, on coche le Cabinet de curiosités numériques, proposant une trentaine d'artistes (installé au tout nouveau Musée L), ou cette fascinante création virtuelle de la plasticienne belge Alex Verhaest, baptisée Temps morts : le visiteur y a la possibilité de déclencher une conversation via un numéro de téléphone distribué dans la salle. Le mettant aussi dans un rôle proactif qui résonne comme un net refus de l'écran vécu passivement.