Après les dernières faillites bruxelloises retentissantes, la Belgian Restaurant Association (BRA), une organisation fédérale qui compte 500 membres, a tenu à faire entendre sa voix. D'abord via une enquête confiée au bureau d'informations commerciales Graydon. On y constate que le nombre de faillites est resté stable ces trois dernières années (1 établissement sur 26). Si on n'examine que Bruxelles...

Après les dernières faillites bruxelloises retentissantes, la Belgian Restaurant Association (BRA), une organisation fédérale qui compte 500 membres, a tenu à faire entendre sa voix. D'abord via une enquête confiée au bureau d'informations commerciales Graydon. On y constate que le nombre de faillites est resté stable ces trois dernières années (1 établissement sur 26). Si on n'examine que Bruxelles, ce chiffre passe à 1 sur 16 ! Il n'y a globalement pas eu d'effet black box sur ces faillites. Sauf au début 2016 dans des zones touristiques où le paiement en cash était plus répandu. A Bruxelles, le pic de faillites enregistré depuis la fin 2016 aurait deux sources selon Graydon : la sévérité accrue des tribunaux de commerce et le climat de panique (attentats, tunnels, piétonnier) qui a poussé les fournisseurs à resserrer leurs délais de paiement. Selon la BRA, environ la moitié des 17.000 restaurants belges ne seraient toujours pas en ordre de black box. Elle s'en inquiète car cela crée de la concurrence déloyale entre les établissements. Problème relevé par 62 % des restaurateurs qu'elle a interrogés dans une enquête séparée. " Le laxisme du gouvernement encourage ceux qui trichent, explique Paul Van Havere, président de la BRA. La black box n'a que des avantages. Un restaurant est une entreprise et devrait être géré comme telle. " Selon Miguel Van Keirsbilck, le secrétaire général de la BRA, des contrôles sont bien effectués mais les amendes (de 1.500 à 4.500 euros au troisième contrôle) n'ont pas d'effet dissuasif. " Contrairement au secteur des chèques-services, les gouvernements successifs n'ont, dans la restauration, fait les choses qu'à moitié. Nous plaidons pour une utilisation vraiment généralisée de la black box. Pour nous, seul un ticket TVA issu d'une telle caisse devrait être reconnu comme preuve pour une déduction. " En attendant, la BRA a créé un label Fair-Play qui garantit aux clients que le restaurateur est en ordre. Cent septante restaurants en disposent déjà.