Comme de coutume, les meilleures joueuses du monde participent, cette semaine, à l'Evian Championship, cinquième levée du Grand Chelem féminin. Créé en 1994 à l'initiative d'Antoine Rigoud, le patron de Danone, le tournoi est devenu, au fil des ans, un rendez-vous majeur, dans tous les sens du terme. Cette 24e édition sera ainsi dotée d'un prize money de 3,65 millions d'euros, le plus important du circuit des ladies après celui de l'US Open. " Depuis le début de cette aventure, notre volonté est de mettre l'Evian Champ...

Comme de coutume, les meilleures joueuses du monde participent, cette semaine, à l'Evian Championship, cinquième levée du Grand Chelem féminin. Créé en 1994 à l'initiative d'Antoine Rigoud, le patron de Danone, le tournoi est devenu, au fil des ans, un rendez-vous majeur, dans tous les sens du terme. Cette 24e édition sera ainsi dotée d'un prize money de 3,65 millions d'euros, le plus important du circuit des ladies après celui de l'US Open. " Depuis le début de cette aventure, notre volonté est de mettre l'Evian Championship au service de la promotion et du développement du golf féminin, de la base au sommet ", rappelle Franck Riboud qui a pris la succession de son père. Le plateau de cette édition 2017 est évidemment remarquable. A l'exception de l'Américaine Michelle Wie, convalescente après une appendicectomie, toutes les meilleures joueuses sont annoncées sur les greens de Haute-Savoie. Et la lutte pour la victoire sera forcément passionnante. Les quatre premiers majors de la saison ont couronné quatre championnes différentes : l'Américaine Daniele Kang (KPMG Championship) et les Sud-Coréennes So Yeon Ryu (ANA Inspiration), Sung Hyun Park (US Open) et In Kyung Kim (British Open). A qui le tour, cette fois ? Dernier grand tournoi de l'année sur le circuit féminin, cet Evian Championship recèle tous les ingrédients pour s'ériger en cru grand classé ! En prime, il sacrera d'ailleurs la " meilleure joueuse de l'année " via le trophée Rolex Annika Major Award. Michelle Wie (2014), Inbee Park (2015) et Lydia Ko (2016) ont hérité des trois derniers titres. Et tout est encore possible pour ce millésime. A l'instar de son homologue masculin, le circuit féminin est très équilibré. Le niveau général n'a jamais été aussi élevé. Le ranking mondial est clairement dominé par les championnes asiatiques (huit dans le Top 10). Mais l'Américaine Lexi Thompson (22 ans) et la Canadienne Brooke Henderson (19 ans) sont en embuscade, prêtes à troubler les cartes. Les Européennes - récemment battues en Solheim Cup par les Américaines - sont, en revanche, un peu en retrait. La Suédoise Anna Nordqvist est actuellement la seule à faire partie du Top 20. Et les Belges dans tout cela ? Pour la deuxième année consécutive, Laura Gonzalez Escallon a obtenu son sésame pour ce dernier major. Installée aux Etats-Unis, la joueuse d'origine colombienne du Royal Waterloo, âgée de 26 ans, ne cesse de progresser dans la hiérarchie mondiale. Ses remarquables performances sur le LPGA Tour (la D1 du swing féminin) en sont la plus belle preuve. A Evian, elle tentera de confirmer sa montée en puissance. Miguel Tasso