Renaud Waeterloos est un personnage incontournable du centre-ville de Bruxelles qu'il ne cesse d'animer. A un jet de pavé de la Grand-Place de Bruxelles, il est l'âme depuis plus de 20 ans de Ricotta et Parmesan dont la réputation n'est plus à faire. La pandémie lui a donné des ailes puisque, dans le même bloc de la rue de l'Ecuyer et de la rue de la Fourche, il a créé trois adresses supplémentaires. L'Unik, l'osteria-vinoteca de Ricotta et Parmesan, vient d'ouvrir ses portes et propose, à côté d'une large carte des vins, des plats typiques italiens ainsi que des...

Renaud Waeterloos est un personnage incontournable du centre-ville de Bruxelles qu'il ne cesse d'animer. A un jet de pavé de la Grand-Place de Bruxelles, il est l'âme depuis plus de 20 ans de Ricotta et Parmesan dont la réputation n'est plus à faire. La pandémie lui a donné des ailes puisque, dans le même bloc de la rue de l'Ecuyer et de la rue de la Fourche, il a créé trois adresses supplémentaires. L'Unik, l'osteria-vinoteca de Ricotta et Parmesan, vient d'ouvrir ses portes et propose, à côté d'une large carte des vins, des plats typiques italiens ainsi que des antipasti. Dans un genre complètement différent, le Zotte Mouche, qui fête son premier anniversaire ces jours-ci, est une ode à la belgitude avec des plats bien de chez nous, une carte de bières étendue et des animations décalées avec DJ qui, entre autres, font revivre les fameux Lundis du Lord. L'automne dernier, Renaud Waeterloos s'est fait plaisir en ouvrant Il Gastronomico juste à côté de Ricotta et Parmesan (les deux restaurants communiquent). Il y a imaginé une ambiance romantique (ah ces grands lustres...) et feutrée autour d'une minuscule cuisine ouverte. Y officie Michel Wahaltere, qu'on a connu au Belga Queen mais qui a surtout derrière lui une longue carrière de chef dans des restaurants italiens aux Etats-Unis, et notamment à Aspen où il a été plusieurs fois récompensé par des prix prestigieux. Parfaitement organisé, le chef, quasi seul en cuisine, sort une cuisine créative voire audacieuse et bien exécutée. A côté d'une carte courte qui propose les classiques primi et secondi piatti ainsi que des pâtes et des risottos disponibles tant en entrée qu'en plat, il propose des menus trois, cinq ou sept services (de 65 à 115 euros) où il laisse libre cours à son imagination. Et cette dernière est plutôt fertile puisque lors de notre visite, il nous a épatés avec une association détonante entre un tartare de Saint-Jacques, des fraises, de la betterave et de la truffe ou avec ses bigoli à la truffe belge. Sa tartufata, onctueuse et goûteuse, est réalisée avec les éclats de truffe et basée sur un bouillon de champignons monté au beurre. Un délice! Audacieuse aussi fut sa légumière aux sept variétés de haricots pour accompagner un agneau cuit à merveille et son jus au vin rouge et à l'ail noir. Alors, oui, il y a ça et là des défauts liés à l'option culinaire prise et au travail quasi en solo. Mais franchement, la cuisine et la bonne humeur communicative de Michel Wahaltere valent la peine qu'on s'y attarde. Par contre, on aimerait quand même que la carte des vins s'étoffe et s'italianise un peu plus...