"Je viens d'une famille d'entrepreneurs, j'ai vécu une faillite, c'est une expérience traumatisante ", raconte Bruno Wattenbergh quand on lui demande si, lui qui a soutenu et accompagné les entrepreneurs bruxellois, n'a pas envie de créer à son tour son entreprise. " C'est formidable de voir les entrepreneurs réaliser leur rêve, ajoute-t-il. C'est aussi interpellant pour moi de rester sur le quai alors que leur train démarre. Je n'exclus pas, à un moment, de repartir et de créer une entreprise. En reprendre une est aussi très intéressant. Mais pas pour l'instant, tant que mes enfants ne sont pas sortis du nid. Entrepreneur est le plus beau métier du monde, mais il n'est pas sans risque. "
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"Je viens d'une famille d'entrepreneurs, j'ai vécu une faillite, c'est une expérience traumatisante ", raconte Bruno Wattenbergh quand on lui demande si, lui qui a soutenu et accompagné les entrepreneurs bruxellois, n'a pas envie de créer à son tour son entreprise. " C'est formidable de voir les entrepreneurs réaliser leur rêve, ajoute-t-il. C'est aussi interpellant pour moi de rester sur le quai alors que leur train démarre. Je n'exclus pas, à un moment, de repartir et de créer une entreprise. En reprendre une est aussi très intéressant. Mais pas pour l'instant, tant que mes enfants ne sont pas sortis du nid. Entrepreneur est le plus beau métier du monde, mais il n'est pas sans risque. " Jusque récemment, Bruno Wattenbergh était le directeur opérationnel d'impulse. brussels qu'il a fondée en 2003 sous la dénomination d'Agence bruxelloise pour l'entreprise (ABE). Pendant près de 15 ans, il a multiplié les initiatives et les projets pour soutenir et accompagner les entrepreneurs bruxellois. Une série de diplômes et formations successives l'y ont amené : un baccalauréat en administration des affaires à l'Université européenne de Bruxelles en 1991, un post-graduat en management avancé à l'Ichec en 2002 qu'il complétera plus tard par un master en sciences du travail à l'ULB, un certificat en stratégie et innovation au MIT, un MBA en innovation et entrepreneuriat à Tias et un programme à Harvard. " J'ai dû travailler très rapidement pour des raisons familiales, explique-t-il. J'ai pris le premier job qui m'intéressait, chez FDI, la fédération interprofessionnelle qui représentait les indépendants et les PME, me disant que je resterais quelques mois. Finalement, j'y suis resté quatre ans. " En 1995, il rejoint le groupe P&V pour réaliser l'intégration du secrétariat social HDP. Six ans plus tard, il assure la restructuration du Technopôle de Bruxelles qui deviendra l'ABE, avant d'être rebaptisé impulse.brussels il y a trois ans. Entre-temps, il rénove le Fonds de garantie bruxellois. " Je suis parti au moment où impulse.brussels, Atrium et Brussels Invest & Export sont en cours d'intégration au sein du Pôle Conseil et Accompagnement aux entreprises. Une intégration que je souhaitais mais, ces dernières années, j'ai assumé principalement du management administratif et, après 15 ans, je souhaite vivre une expérience professionnelle plus souple, davantage en contact avec les entreprises. " Bruno Wattenbergh assure également une chronique quotidienne sur les ondes de Bel RTL, enseigne la stratégie d'entreprise, l'innovation et l'entrepreneuriat à Solvay et est directeur académique à l'Ichec. Entre 2011 et 2013, il a co-créé et co-animé l'émission Starter sur la RTBF, téléréalité sur l'entrepreneuriat. Depuis peu chez EY, il relève un nouveau défi. " Je ne suis pas parti d'impulse.brussels pour Ernst & Young, souligne-t-il, mais j'ai quitté parce que je sentais que je devais le faire. J'ai alors reçu des offres et j'ai accepté celle d'EY. Ma mission consiste à soutenir un peu tous les services. Je vais également contribuer au développement commercial de la société en Wallonie et à Bruxelles. Ce qui ne va pas m'empêcher de travailler sur des dossiers nationaux comme le concours L'Entreprise de l'Année et d'autres programmes. Mon travail sera orienté vers l'innovation, l'entrepreneuriat et les PME innovantes. " L'autre jour, il donnait une formation chez LeanSquare, l'accélérateur de start-up à Liège. " Il n'est pas exclu qu'il puisse y avoir, dans les prochains mois, des synergies entre EY et Lean Square ", glisse-t-il. JACQUELINE REMITS" Il n'est pas exclu qu'il puisse y avoir, dans les prochains mois, des synergies entre EY et LeanSquare. "