" Manipulation ", " diffamation ", " fake news ", " effet Donald Trump ", etc. Ces derniers jours, les politesses ont fusé entre les régies publicitaires qui animent le paysage audiovisuel de la Belgique francophone. Crispées par un marché en berne et l'arrivée de TF1 sur leurs plat...

" Manipulation ", " diffamation ", " fake news ", " effet Donald Trump ", etc. Ces derniers jours, les politesses ont fusé entre les régies publicitaires qui animent le paysage audiovisuel de la Belgique francophone. Crispées par un marché en berne et l'arrivée de TF1 sur leurs plates-bandes, IP (la régie de RTL Belgique) et RMB (la régie de la RTBF) se regardent en chiens de faïence et se livrent une guerre des chiffres par presse interposée. De son côté, IP tente de minimiser l'impact commercial de TF1 en Belgique pour rassurer ses annonceurs et tacle RMB en l'accusant de tirer les prix vers le bas. De l'autre, Transfer - qui a la chaîne française dans son portefeuille - et la régie de la RTBF remettent les pendules à l'heure et affichent leurs propres statistiques en accusant IP de désinformation. Ambiance. Dans ce débat qui ne vole pas très haut, les principaux intéressés feraient peut-être mieux de rentrer les tanks et de signer l'armistice en prévision d'un autre combat, d'une toute autre envergure celui-là. Face à Google et Facebook, qui ne cessent de siphonner un peu plus chaque jour les recettes publicitaires des médias belges, il est temps de mettre les rancoeurs au placard et de développer, entre frères ennemis, une véritable stratégie commune pour lutter contre cette concurrence inédite dans un écosystème bouleversé. Les régies, les annonceurs et le marché national y gagneraient.