Axa Banque, désormais propriété de Crelan, s'est fait taper sur les doigts par l'Autorité des services et marchés financiers (la FSMA) pour cause de non-respect de certaines règles concernant la collecte d'informations sur les connaissances de la clientèle en matiè...

Axa Banque, désormais propriété de Crelan, s'est fait taper sur les doigts par l'Autorité des services et marchés financiers (la FSMA) pour cause de non-respect de certaines règles concernant la collecte d'informations sur les connaissances de la clientèle en matière de placements. Avec à la clé, un règlement à l'amiable de 500.000 euros. Ce dernier fait suite à une inspection en 2017 du gendarme financier dans le cadre du respect des règles de la fameuse directive MiFID. Un contrôle dont il est ressorti que le questionnaire utilisé par l'ex-filiale bancaire belge du groupe d'assurance français pour tester les connaissances et l'expérience de ses clients n'abordait pas plusieurs risques d'investissement importants et n'opérait pas de distinction entre certaines catégories de produits. S'étant depuis mise en ordre, via notamment la mise en oeuvre de la directive MiFID II, la banque fait valoir que l'accord intervenu avec la FSMA n'a aucun impact sur les clients. Si l'affaire montre que les institutions financières du pays ne sont pas à l'abri d'une remontrance de la part des régulateurs, elle témoigne aussi de l'hyper-régulation qui pèse sur le secteur, avec des réglementations qui sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus exigeantes. Une compliance gourmande en moyens humains... et financiers.