Le livre de Nathalie Boutiau, journaliste et enseignante liégeoise, est un récit autour du père, de sa présence et de ce qu'il restera de lui, que les mots peuvent ou non retenir. Dans Ainsi court le chemin, on rencontre une écrivaine à ...

Le livre de Nathalie Boutiau, journaliste et enseignante liégeoise, est un récit autour du père, de sa présence et de ce qu'il restera de lui, que les mots peuvent ou non retenir. Dans Ainsi court le chemin, on rencontre une écrivaine à la langue vivante, sensible, fine et légère qui alterne prose et poésie. On pense à l'écrivaine Annie Ernaux qui a, elle aussi, écrit sur ses parents, sans jamais un mot de trop. Tout est nécessaire dans l'écriture de Nathalie Boutiau. Son récit est une réflexion sur la filiation, la parentalité et la vieillesse, comme l'illustre ce bel extrait : " Nos parents, durant de longues années, restent nos gardes-fous. Nos pas dans les leurs, ils veillent à ce que nous ne quittions pas le chemin. Et puis vient le jour où nous les laissons derrière. Ils nous observent encore mais d'un peu plus loin. " L'ouvrage dit avec beaucoup de douceur la maladie et la fin de vie. Il raconte surtout l'amour et son mystère : " Aimer reste un mystère qui ne compose avec rien sinon avec une question qui ne trouve de réponse que dans le plus secret de l'enfance, ou de l'intime ".