Cette grille indicative de référence des loyers à Bruxelles, introduite par le gouvernement bruxellois, comporte un double but. Servir d'indication pour les bailleurs et locataires par rapport au loyer juste, mais également "définir le plafond obligatoire pour les locataires prétendant à l'allocation-loyer", explique le communiqué du Rassemblement Bruxellois pour le droit au Logement.

L'ASBL a testé les loyers de près de 300 logements bruxellois, et a comparé les loyers réels avec les loyers de référence indiqués sur loyers.brussels.

Il en ressort qu'il existe une grande différence entre les loyers réels et les loyers indicatifs de référence, affirme le RBDH. "L'idée du gouvernement d'utiliser l'information pour convaincre le locataire et le propriétaire d'appliquer le loyer de référence ne fonctionne pas. De plus, un trop grand nombre de locataires sont exclus de l'allocation logement", dénonce également l'association.

"Les loyers réels dépassent en moyenne de 39% les loyers indicatifs"

L'étude souligne que près de 70% (69,9 %) des loyers réels sont supérieurs au loyer de référence maximum. Seuls 17,73 % des loyers réels se situent effectivement dans la fourchette indicative et 12,37 % sont inférieurs au loyer indicatif minimum. Fait interloquant : ce sont dans les quartiers populaires centraux que la proportion de logements supérieurs au loyer indicatif maximum est encore le plus élevée (78%).

Selon l'étude, les loyers réels dépassent en moyenne de 39% les loyers indicatifs.

Le RBDH dénonce un "marché locatif bruxellois est gravement faussé" et plaide pour la mise en place d'une commission paritaire locative (composée de représentants des locataires et des propriétaires) avec un pouvoir de décider sur le juste loyer.

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