Les exits (comprenez, les ventes) dans l'univers belge des start-up, ne sont hélas pas très nombreuses. Surtout les toutes grandes ventes à des acteurs étrangers. Celle d'Immoweb, en 2017, compte parmi les exceptions. Cette plateforme belge, leader des petites annonces immobilières, a été rachetée par le groupe allemand Axel Springer pour la coquette somme de 128 millions d'euros. Un montant partagé entre les fondateurs, dont la famille Rousseaux et son groupe, ProduPress. Depuis, Christophe Rousseaux, l'ancien CEO, est "passé de l'autre côté", c'est-à-dire d'entrepreneur à investisseur. A titre personnel d'abord, en devenant actionnaire de start-up comme Pawshake (plateforme de gardiennage d'animaux fondée par Tanguy Peers, ancien d'eBay), AlloVoisins (France) ou, via le site de soutien AngelList, dans des start-up comme Glovo, un Uber Eats espagnol. Mais il a aussi, l'an passé, structuré un fonds familial baptisé Akiles. Doté de 50 millions d'euros, ce fonds se concentre sur "les investissements en capital-croissance pour les PME et pour les start-up déjà avancées, c'est-à-dire les firmes qui réalisent un business établi et qui atteignent quasiment la rentabilité, précise Christophe Rousseaux. Il s'adresse donc tout à la fois à des sociétés déjà très technologiques ou qui ne sont, à l'inverse, pas du tout concernées par la numérisation."

Diversité de projets

A ce stade, le fonds, qui investit en direct dans les PME et les start-up des tickets compris entre 500.000 euros et 5 millions d'euros, a réalisé six prises de participation, majoritairement en Belgique. Il a en portefeuille la fintech bruxelloise Look & Fin, la gantoise Calltic, spécialisée dans des technologies pour les télécommunications, la société anversoise Loop, qui développe des bouchons d'oreilles pour les festivals, le spécialiste anversois de la consultance en énergie Methis Consulting et, moins technologique, Castelein, qui produit des joints pour fenêtres. Soulignons que plusieurs de ces investissements ont été réalisés en plein confinement ou du moins, durant la crise sanitaire. La sixième participation a été annoncée tout récemment: il s'agit de l'entrée, avec près d'un million d'euros, au capital de la jeune pousse française Apimo qui édite un logiciel... destiné aux agents immobiliers, un secteur que Christophe Rousseaux connaît évidemment bien. Si ces participations sont très diverses, elles ont aussi, d'après le fondateur d'Akiles, plusieurs points en commun. Dont celui d'être en phase de croissance, ce stade que caractérise le besoin d'accélérer le business alors que les rentrées ne suffisent pas. Autre similitude encore: un management prometteur aux yeux du fonds.

50 millions : en euros, la dotation du fonds Akiles, dont 20% sont déjà investis.

Bien sûr, devenir investisseur quand on a été entrepreneur et qu'on a bien vendu sa société, semble une étape logique dans une carrière, comme un sportif de haut niveau devient naturellement entraîneur. Ce sont pourtant des métiers différents. L'ancien CEO, d'ailleurs, reste très humble: "Je suis bien entouré, par des pros de la finance", insiste-t-il. Quatre personnes gèrent le fonds qui reçoit, à en croire Christophe Rousseaux, plusieurs dossiers par semaine. Depuis la création d'Akiles, l'an passé, 150 demandes d'investissement seraient arrivées sur son bureau. Dont 95% en provenance de Belgique. Comme tout fonds, Akiles se montre très sélectif dans ses choix. Même s'il a déjà investi près de 20% de son capital.

Les exits (comprenez, les ventes) dans l'univers belge des start-up, ne sont hélas pas très nombreuses. Surtout les toutes grandes ventes à des acteurs étrangers. Celle d'Immoweb, en 2017, compte parmi les exceptions. Cette plateforme belge, leader des petites annonces immobilières, a été rachetée par le groupe allemand Axel Springer pour la coquette somme de 128 millions d'euros. Un montant partagé entre les fondateurs, dont la famille Rousseaux et son groupe, ProduPress. Depuis, Christophe Rousseaux, l'ancien CEO, est "passé de l'autre côté", c'est-à-dire d'entrepreneur à investisseur. A titre personnel d'abord, en devenant actionnaire de start-up comme Pawshake (plateforme de gardiennage d'animaux fondée par Tanguy Peers, ancien d'eBay), AlloVoisins (France) ou, via le site de soutien AngelList, dans des start-up comme Glovo, un Uber Eats espagnol. Mais il a aussi, l'an passé, structuré un fonds familial baptisé Akiles. Doté de 50 millions d'euros, ce fonds se concentre sur "les investissements en capital-croissance pour les PME et pour les start-up déjà avancées, c'est-à-dire les firmes qui réalisent un business établi et qui atteignent quasiment la rentabilité, précise Christophe Rousseaux. Il s'adresse donc tout à la fois à des sociétés déjà très technologiques ou qui ne sont, à l'inverse, pas du tout concernées par la numérisation." A ce stade, le fonds, qui investit en direct dans les PME et les start-up des tickets compris entre 500.000 euros et 5 millions d'euros, a réalisé six prises de participation, majoritairement en Belgique. Il a en portefeuille la fintech bruxelloise Look & Fin, la gantoise Calltic, spécialisée dans des technologies pour les télécommunications, la société anversoise Loop, qui développe des bouchons d'oreilles pour les festivals, le spécialiste anversois de la consultance en énergie Methis Consulting et, moins technologique, Castelein, qui produit des joints pour fenêtres. Soulignons que plusieurs de ces investissements ont été réalisés en plein confinement ou du moins, durant la crise sanitaire. La sixième participation a été annoncée tout récemment: il s'agit de l'entrée, avec près d'un million d'euros, au capital de la jeune pousse française Apimo qui édite un logiciel... destiné aux agents immobiliers, un secteur que Christophe Rousseaux connaît évidemment bien. Si ces participations sont très diverses, elles ont aussi, d'après le fondateur d'Akiles, plusieurs points en commun. Dont celui d'être en phase de croissance, ce stade que caractérise le besoin d'accélérer le business alors que les rentrées ne suffisent pas. Autre similitude encore: un management prometteur aux yeux du fonds.Bien sûr, devenir investisseur quand on a été entrepreneur et qu'on a bien vendu sa société, semble une étape logique dans une carrière, comme un sportif de haut niveau devient naturellement entraîneur. Ce sont pourtant des métiers différents. L'ancien CEO, d'ailleurs, reste très humble: "Je suis bien entouré, par des pros de la finance", insiste-t-il. Quatre personnes gèrent le fonds qui reçoit, à en croire Christophe Rousseaux, plusieurs dossiers par semaine. Depuis la création d'Akiles, l'an passé, 150 demandes d'investissement seraient arrivées sur son bureau. Dont 95% en provenance de Belgique. Comme tout fonds, Akiles se montre très sélectif dans ses choix. Même s'il a déjà investi près de 20% de son capital.