Wilfried Verstraete est président du conseil d'administration d'Allianz Trade SA, leader mondial de l'assurance-crédit. Une société dont il fut le CEO pendant plus de douze ans, alors qu'elle se nommait encore Euler Hermes, jusqu'en décembre 2020. Après avoir vécu longtemps à Paris, il habite désormais à La Baule, dans la Loire, mais lors de notre trends Summer Talk, qui passe en boucle ce week-end sur Canal Z, il évoque une carrière riche d'expériences dans le monde entier.

"Commercer de façon sereine"

Le groupe Allianz Trade emploie près de 6000 personnes et est présent dans plus de cinquante pays. "Nous sommes une société qui travaille 24 heures sur 42, 7 jours sur 7, il y a toujours quelqu'un qui travaille dans le monde, souligne-t-il. Cette année, nous ferons peut-être un peu moins que trois milliards d'euros de chiffre d'affaires." La raison d'être de ce géant? "Accompagner les entreprises afin qu'elles puissent faire du commerce de manière sereine. Nous informons nos clients de la santé financière de leurs partenaires et nous allons jusqu'à les indemniser au cas où un de leurs clients feraient défaut."

Arrivé à la tête de l'entreprise en 2009, Wilfried Verstraete a dû gérer une période faite de crises à répétition, depuis le choc bancaire et financier de 2008. "Les crises ont toujours existé, souligne-t-il, ce que l'on a constaté, c'est qu'elles se succèdent plus rapidement et avec une gravité plus forte que par le passé." L'enjeu, dès lors, est d'actualiser aussi vite que possible la base de données contenant des informations concernant des centaines de millions d'entreprises de par le monde. Avec la crise énergétique actuelle, par exemple, Allianz Trade a rapidement calculé l'importance de la charge énergétique des entreprises et leur capacité à se remettre en question de ce point de vue. C'est devenu un indicateur précieux pour leur stabilité financière à terme.

La France "bureaucratique"

Comme tous nos invités de l'été, Wilfried Vertstraete a amené un objet pour illustrer son pays d'adoption, la France. Il a choisi... un dossier. "En France, cela fait partie du quotidien, explique-t-il. On vous demande des dossiers pour tout et n'importe quoi. Dès que vous faites une démarche administrative, on vous demande un dossier. Généralement, on vous demande des informations que vous avez déjà données dans une démarche similaire trois mois auparavant. C'est une culture extrêmement bureaucratique. C'est un frein pour le business."

Le président du conseil d'administration de Allianz Trade SA évoque toutefois les nombreux progrès fait en matière de digitalisation sus l'ère Macron. Il raconte ses expériences de par le monde, ses relations avec l'Asie et confie que la ville qui a le plus apprécié dans sa carrière n'est autre que Munich, en Allemagne. Il dit enfin pourquoi il regrette la "forte dégradation" de Bruxelles, la ville où il est né.

Wilfried Verstraete est président du conseil d'administration d'Allianz Trade SA, leader mondial de l'assurance-crédit. Une société dont il fut le CEO pendant plus de douze ans, alors qu'elle se nommait encore Euler Hermes, jusqu'en décembre 2020. Après avoir vécu longtemps à Paris, il habite désormais à La Baule, dans la Loire, mais lors de notre trends Summer Talk, qui passe en boucle ce week-end sur Canal Z, il évoque une carrière riche d'expériences dans le monde entier.Le groupe Allianz Trade emploie près de 6000 personnes et est présent dans plus de cinquante pays. "Nous sommes une société qui travaille 24 heures sur 42, 7 jours sur 7, il y a toujours quelqu'un qui travaille dans le monde, souligne-t-il. Cette année, nous ferons peut-être un peu moins que trois milliards d'euros de chiffre d'affaires." La raison d'être de ce géant? "Accompagner les entreprises afin qu'elles puissent faire du commerce de manière sereine. Nous informons nos clients de la santé financière de leurs partenaires et nous allons jusqu'à les indemniser au cas où un de leurs clients feraient défaut."Arrivé à la tête de l'entreprise en 2009, Wilfried Verstraete a dû gérer une période faite de crises à répétition, depuis le choc bancaire et financier de 2008. "Les crises ont toujours existé, souligne-t-il, ce que l'on a constaté, c'est qu'elles se succèdent plus rapidement et avec une gravité plus forte que par le passé." L'enjeu, dès lors, est d'actualiser aussi vite que possible la base de données contenant des informations concernant des centaines de millions d'entreprises de par le monde. Avec la crise énergétique actuelle, par exemple, Allianz Trade a rapidement calculé l'importance de la charge énergétique des entreprises et leur capacité à se remettre en question de ce point de vue. C'est devenu un indicateur précieux pour leur stabilité financière à terme.Comme tous nos invités de l'été, Wilfried Vertstraete a amené un objet pour illustrer son pays d'adoption, la France. Il a choisi... un dossier. "En France, cela fait partie du quotidien, explique-t-il. On vous demande des dossiers pour tout et n'importe quoi. Dès que vous faites une démarche administrative, on vous demande un dossier. Généralement, on vous demande des informations que vous avez déjà données dans une démarche similaire trois mois auparavant. C'est une culture extrêmement bureaucratique. C'est un frein pour le business."Le président du conseil d'administration de Allianz Trade SA évoque toutefois les nombreux progrès fait en matière de digitalisation sus l'ère Macron. Il raconte ses expériences de par le monde, ses relations avec l'Asie et confie que la ville qui a le plus apprécié dans sa carrière n'est autre que Munich, en Allemagne. Il dit enfin pourquoi il regrette la "forte dégradation" de Bruxelles, la ville où il est né.