La digitalisation a eu bien des conséquences heureuses, mais aussi généré quelques désagréments. Pensez à la numérisation des banques, processus que la plupart des gens applaudissent. Sauf qu'une part non négligeable de la population demeure insuffisamment familiarisée avec le digital pour apprécier pleinement cette évolution. De la même manière, l'automatisation est une nécessité dans de nombreuses entreprises, mais elle signifie aussi que certains employés se retrouvent avec des compétences techniques dépassées, donc écartés de facto du marché de l'emploi. Quant aux centres de données qui fleurissent un peu partout, ils sont indispensables, mais consomment souvent énormément d'énergie (fossile).
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La digitalisation a eu bien des conséquences heureuses, mais aussi généré quelques désagréments. Pensez à la numérisation des banques, processus que la plupart des gens applaudissent. Sauf qu'une part non négligeable de la population demeure insuffisamment familiarisée avec le digital pour apprécier pleinement cette évolution. De la même manière, l'automatisation est une nécessité dans de nombreuses entreprises, mais elle signifie aussi que certains employés se retrouvent avec des compétences techniques dépassées, donc écartés de facto du marché de l'emploi. Quant aux centres de données qui fleurissent un peu partout, ils sont indispensables, mais consomment souvent énormément d'énergie (fossile). Aujourd'hui, le défi consiste donc à donner un impact positif même à ces répercussions négatives. En d'autres termes, comment évoluer pour que la digitalisation et l'automatisation soient, à l'avenir, pleinement durables et pour qu'elles relient les citoyens au lieu de donner à certains le sentiment de les exclure? Et comment pouvons-nous utiliser ces savoirs pour résoudre certains des problèmes cruciaux du monde? Voyez par exemple ces supermarchés qui utilisent de plus en plus la technologie pour mieux gérer leurs stocks et donc réduire les déchets. Une politique qui peut, notamment, contribuer à faire avancer le deuxième objectif de développement durable des Nations unies: éliminer la faim dans le monde, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable. Nous avons tous apprécié les bienfaits de la technologie lors de la pandémie. Les travailleurs pouvaient continuer à travailler de leur domicile, et les écoliers et étudiants suivre des cours en ligne. Mais les entreprises ont développé des outils pour co-créer des produits avec les citoyens bien avant la crise du covid et les gouvernements démocratiques du monde entier utilisent déjà les technologies de participation citoyenne pour combler le fossé avec les citoyens. Pourtant, certains secteurs, tels que celui de l'intelligence artificielle ou de la blockchain n'en sont qu'à leurs débuts, et une foule d'applications encore insoupçonnées devraient faire leur apparition dans les années à venir. Jochen Vincke, partner au cabinet de conseil PwC, perçoit le rôle que la technologie jouera certainement un jour dans l'agriculture, par exemple:"Les drones peuvent identifier les parcelles de terre qui ont besoin d'être fertilisées, un tracteur autonome peut réduire la charge de travail de l'agriculteur afin que celui-ci puisse se consacrer à d'autres tâches, etc. Il s'agit aussi de soutenir l'agriculteur là où les aliments sont produits. La digitalisation nous permettra, par exemple, de faire fonctionner plus efficacement les circuits courts. Autre exemple: le secteur de l'énergie. Grâce aux nouvelles technologies qui permettent de mieux gérer son usage, les gens pourront consommer leur énergie au moment où elle leur sera le plus bénéfique". Wayne Visser est professeur de transition durable à l'Antwerp Management School, l'un des partenaires des Trends Impact Awards. A ce titre, il espère voir se développer de nombreux projets issus de la quatrième révolution industrielle (ou Industrie 4.0), celle où l'automatisation et les données sont utilisées pour améliorer les processus de production."Mais nous pouvons aussi employer ces technologies pour résoudre des problèmes sociaux et environnementaux, déclare Wayne Visser. Blockchain, impression 3D, intelligence artificielle, drones... The sky is the limit. A nouveau, imaginez comment ces outils sont susceptibles d'améliorer le secteur agricole ou de rendre plus efficiente notre consommation d'énergie."Dans cette catégorie d'awards, peuvent aussi concourir les projets visant à aider les travailleurs à se recycler, afin que ces derniers soient dotés de nouvelles compétences et mieux armés pour affronter l'avenir. Des initiatives visant à améliorer les connaissances digitales des citoyens afin qu'ils soient en mesure de travailler avec les machines plutôt que d'être simplement remplacés par elles... En orientant les gens vers des formations dans les domaines des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) et de l'informatique, leur carrière est davantage assurée".