Sachant que ce Français a revendu sa première boîte (Fotolia, place de marché de photos) pour 800 millions de dollars à Adobe, on pourrait vite se faire une idée des raisons qui ont pousséThibaud Elzièreà poser un jour ses valises du côté de Bruxelles. Mais c'est par amour que cet entrepreneur du digital a débarqué chez nous. "Je suis arrivé ici avant même la création de ma première boîte, s'amuse-t-il. J'ai rencontré ma (future) femme à Berlin où elle était ...

Sachant que ce Français a revendu sa première boîte (Fotolia, place de marché de photos) pour 800 millions de dollars à Adobe, on pourrait vite se faire une idée des raisons qui ont pousséThibaud Elzièreà poser un jour ses valises du côté de Bruxelles. Mais c'est par amour que cet entrepreneur du digital a débarqué chez nous. "Je suis arrivé ici avant même la création de ma première boîte, s'amuse-t-il. J'ai rencontré ma (future) femme à Berlin où elle était en Erasmus, mais comme elle vivait en Belgique, c'est ici que je me suis installé après nos études. On s'est retrouvé dans un petit appartement du côté du cimetière d'Ixelles. Le matin, elle partait bosser et moi, je commençais à coder Fotolia." A l'époque déjà (2003-2004), Thibaud Elzière travaillait "en remote": s'il codait depuis la Belgique, il a créé la société aux Etats-Unis, sur les conseils de ses investisseurs. Et s'il est devenu résident belge, c'est "pour pouvoir passer le permis de conduire en Belgique, rigole le dynamique entrepreneur. Donc pas pour les raisons fiscales liées à la vente d'une boîte qui n'existait pas encore vraiment". Aujourd'hui, le cofondateur du start-up studio à succès eFounders (29 start-up lancées dont Aircall et Front) vit toujours en Belgique. Mais travaille autant dans l'écosystème belge que français des start-up du digital. Pour lui, le lieu de création de la start-up est d'ailleurs un choix purement pragmatique: il s'agit de la fonder là où cela fait sens, en fonction du business. Donc plus souvent aux Etats-Unis ou en France, où le vivier de talents est plus grand qu'en Belgique et où les jeunes qui sortent des études ont moins envie de se lancer comme freelance et sont plus enclins à se faire engager dans des start-up.Sur l'extrême droite qui obtient de gros scores en France, Thibaud Elzière n'a pas grand-chose à dire. Par contre, il défend l'idée d'une Europe qui s'unit "car il y a une carte à jouer": "Face à la situation en Ukraine, on voit la nécessité d'un bloc solidaire". Tant au niveau de la défense que sur le plan business et du digital en particulier. "Cette année pourrait être celle du point d'inflexion. J'y crois plus que jamais". `C.C.