Laura Warnier est chief growth officer de GoStudent, une scale up installée à Vienne, en Autriche, et spécialisée dans l'enseignement à distance, plus singulièrement les cours de "rattrapage". Sa croissance, de 700% par an, est spectaculaire: elle occupe aujourd'hui 2000 employés, dispense 1,5 million de cours chaque mois... C'est dire que le parcours de cette enfant de la Génération Erasmus est passionnant. Elle nous le raconte dans le Trends Talk de cette semaine, qui sera diffusé en boucle ce week-end sur Canal Z.

"Cela fait dix ans que j'ai quitté la Belgique, explique-t-elle. J'ai effectué plusieurs Erasmus, des stages, puis j'ai travaillé chez Google à Dublin. C'est l'amour qui m'a amenée à Vienne, en Autriche." Après plusieurs emplois, les cofondateurs de GoStudent l'engagent pour s'occuper de la partie commerciale de leur aventure naissante. GoStudent propose du soutien scolaire pour des enfants de 6 à 19 ans, après l'école, que ce soit en mathématiques, en langues, en géographie...

Une croissance magistrale

Après avoir fait ses preuves en Autriche, en Allemagne et en Suisse alémanique, GoStudent s'est déployée dans le monde entier et propose désormais ses services dans toute l'Europe et en Amérique. " J'ai vraiment vu l'évolution de cette petite entreprise avec moins de dix personnes jusqu'à 2000 personnes dans vingt-deux pays, s'enthousiasme Laure Warnier. Cela donne un peu le vertige quand on le voit de l'extérieur, mais vu de l'intérieur, on ne s'en rend même pas compte. Cela va tellement vite qu'on n'a pas le temps d'y penser. On a juste envie de continuer à avancer et à construire cette aventure."

Ce succès s'explique par la capacité à structurer un marché du soutien scolaire qui était très fragmenté, explique-t-elle. "Nous avons essayé de ramener tous ces professeurs sur une plateforme, aussi de s'assurer leur qualité: on n'accepte que 5% environ des candidatures. Nous avons aussi veillé à démocratiser le soutien scolaire: du fait que cela soit en ligne, cela permet des prix plus bas. Cela permet aussi l'accès à ces professeurs, même si on vit dans un petit village."

Comment travaille-t-on la croissance d'une entreprise de ce type? GoStudent a commencé en 2016 par une application mobile via laquelle les étudiants pouvaient trouver leurs tuteurs. C'était un service utile, mais non rémunérateur. A ce premier essai s'est greffé le soutien scolaire, avec le parent comme client principal. Mais ces entrepreneurs de la génération Erasmus ont réussi à trouver un public en s'adressant à des jeunes de la génération numérique. Un pari gagnant. "Si l'école publique devant s'adapter à l'étudiant, peut-être qu'elle se passerait sur TikTok aujourd'hui."

Laura Warnier raconte encore comment des marques telles que Red Bull ou Air BNB l'inspirent dans la capacité qu'elles ont eu à révolutionner le modèle économique. Elle explique dans notre entretien sur Canal Z comment elle fait partie d'une génération "qui se voit globale, du jour au lendemain". Et elle présente un projet en Belgique, Syndicate One, qui vise à soutenir des start up. De quoi leur permettre de réaliser un rêve similaire: partir à la conquête du monde.

Laura Warnier est chief growth officer de GoStudent, une scale up installée à Vienne, en Autriche, et spécialisée dans l'enseignement à distance, plus singulièrement les cours de "rattrapage". Sa croissance, de 700% par an, est spectaculaire: elle occupe aujourd'hui 2000 employés, dispense 1,5 million de cours chaque mois... C'est dire que le parcours de cette enfant de la Génération Erasmus est passionnant. Elle nous le raconte dans le Trends Talk de cette semaine, qui sera diffusé en boucle ce week-end sur Canal Z. "Cela fait dix ans que j'ai quitté la Belgique, explique-t-elle. J'ai effectué plusieurs Erasmus, des stages, puis j'ai travaillé chez Google à Dublin. C'est l'amour qui m'a amenée à Vienne, en Autriche." Après plusieurs emplois, les cofondateurs de GoStudent l'engagent pour s'occuper de la partie commerciale de leur aventure naissante. GoStudent propose du soutien scolaire pour des enfants de 6 à 19 ans, après l'école, que ce soit en mathématiques, en langues, en géographie... Après avoir fait ses preuves en Autriche, en Allemagne et en Suisse alémanique, GoStudent s'est déployée dans le monde entier et propose désormais ses services dans toute l'Europe et en Amérique. " J'ai vraiment vu l'évolution de cette petite entreprise avec moins de dix personnes jusqu'à 2000 personnes dans vingt-deux pays, s'enthousiasme Laure Warnier. Cela donne un peu le vertige quand on le voit de l'extérieur, mais vu de l'intérieur, on ne s'en rend même pas compte. Cela va tellement vite qu'on n'a pas le temps d'y penser. On a juste envie de continuer à avancer et à construire cette aventure."Ce succès s'explique par la capacité à structurer un marché du soutien scolaire qui était très fragmenté, explique-t-elle. "Nous avons essayé de ramener tous ces professeurs sur une plateforme, aussi de s'assurer leur qualité: on n'accepte que 5% environ des candidatures. Nous avons aussi veillé à démocratiser le soutien scolaire: du fait que cela soit en ligne, cela permet des prix plus bas. Cela permet aussi l'accès à ces professeurs, même si on vit dans un petit village."Comment travaille-t-on la croissance d'une entreprise de ce type? GoStudent a commencé en 2016 par une application mobile via laquelle les étudiants pouvaient trouver leurs tuteurs. C'était un service utile, mais non rémunérateur. A ce premier essai s'est greffé le soutien scolaire, avec le parent comme client principal. Mais ces entrepreneurs de la génération Erasmus ont réussi à trouver un public en s'adressant à des jeunes de la génération numérique. Un pari gagnant. "Si l'école publique devant s'adapter à l'étudiant, peut-être qu'elle se passerait sur TikTok aujourd'hui."Laura Warnier raconte encore comment des marques telles que Red Bull ou Air BNB l'inspirent dans la capacité qu'elles ont eu à révolutionner le modèle économique. Elle explique dans notre entretien sur Canal Z comment elle fait partie d'une génération "qui se voit globale, du jour au lendemain". Et elle présente un projet en Belgique, Syndicate One, qui vise à soutenir des start up. De quoi leur permettre de réaliser un rêve similaire: partir à la conquête du monde.