Comme d'autres secteurs, l'automobile a payé le prix de la pandémie avec un recul historique de 22% des immatriculations en 2020, selon la fédération des importateurs, Febiac. Celles-ci sont passées de 550.003 en 2019 à 431.491 l'an dernier. Exception à cette morosité: la voiture électrifiée. Elle progresse de 31.971 à 53.188 véhicules neufs sur les 11 premiers mois (*), soit plus de 13% de part de marché. Il s'agit surtout d'hybrides rechargeables.
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Comme d'autres secteurs, l'automobile a payé le prix de la pandémie avec un recul historique de 22% des immatriculations en 2020, selon la fédération des importateurs, Febiac. Celles-ci sont passées de 550.003 en 2019 à 431.491 l'an dernier. Exception à cette morosité: la voiture électrifiée. Elle progresse de 31.971 à 53.188 véhicules neufs sur les 11 premiers mois (*), soit plus de 13% de part de marché. Il s'agit surtout d'hybrides rechargeables."En 2020, les commandes ont été soutenues par les achats des entreprises, relève Bastien Van den Moortel, porte- parole de Mercedes. Début de l'année, 35% de ces achats portaient sur des hybrides rechargeables. Mais fin 2020, cette part était passée à 60%." Les entreprises sont attirées par la fiscalité favorable de ces motorisations. Résultat, les nouvelles immatriculations de voitures électriques pures ont quasiment doublé en 2020, pour représenter 3% du total de l'année. Preuve de cette évolution, PSA (Peugeot, Citroen, DS, Opel) annonce une part de 7% à 27% des ventes selon la marque et les modèles. Et BMW et Volvo ont enregistré une croissance au-dessus de la moyenne. La première a noté que 25% des ventes en 2020 relevaient de cette catégorie. Pour la seconde, ce chiffre est monté à 33%. Mais les modèles attendus les prochains mois (SUV BMW iX3, SUV Volvo XC40 électrique) devraient encore approfondir la tendance."La croissance du marché est poussée par la multiplication des modèles hybrides et électriques, qui ne se limitent plus au marché premium, atteste Joost Kaesemans, porte-parole de Febiac. Presque tous les constructeurs multiplient les modèles électrifiés pour atteindre les objectifs de CO2." La seule catégorie à la traîne est l'hybride "simple" pour laquelle Toyota a été pionnier. Ces modèles se rechargent en roulant et ne se meuvent en motorisation électrique que sur un ou deux kilomètres. Ils ont été doublés en 2020 par les hybrides rechargeables, qui roulent plusieurs dizaines de kilomètres en mode électrique, mais coûtent plus cher. Le surcoût n'effraie pas les entreprises, qui ne regardent pas le prix d'achat mais le coût à l'usage. Ceci étant, la tendance électrique ne concerne pas que les sociétés. Mercedes a relevé que 15% des ventes d'hybri- des rechargeables provenaient de particuliers. La flambée pour ces hybrides pourrait toutefois n'être que temporaire. Ces véhicules ne devraient servir que de transition vers des modèles purement électriques, dont l'offre s'élargit, avec des autonomies de plus en plus rassurantes.