Cette proposition "sous-évalue nettement" Mylan et aurait beaucoup de difficultés à obtenir le feu vert des autorités de la concurrence, justifie le conseil dans un communiqué.

Le groupe pharmaceutique ajoute qu'une fusion avec le numéro un mondial des médicaments génériques devrait probablement entraîner une hausse des prix particulièrement néfaste pour les consommateurs et des suppressions d'emplois du fait de synergies dans la chaîne de production et de fournisseurs.

En conséquence, "après un examen attentif, le conseil a conclu qu'il est peu probable que Teva satisfasse les conditions (minimum) pour convaincre Mylan à engager les discussions pour se vendre à lui".

Il n'est pas certain que ce refus décourage Teva dont le médicament phare, le Copaxone contre la sclérose en plaques, sera confronté prochainement sur le marché à des versions génériques. Le Copaxone représente un cinquième des 20 milliards de dollars des revenus de Teva en 2014 et la moitié de ses 3 milliards de bénéfices.

Mylan fait d'ailleurs partie des groupes pharmaceutiques qui développent des copies du Copaxone. Les versions des groupes Sandoz (Novartis AG) et Momenta Pharmaceuticals viennent d'obtenir en outre le feu vert des autorités sanitaires américaines.

Lundi, Mylan, qui a son siège aux Pays-Bas, sa direction au Royaume-Uni et une cotation à New York, a par ailleurs réaffirmé qu'il souhaitait toujours acheter Perrigo, un autre concurrent. Pourtant Perrigo n'a eu de cesse de repousser ses avances.