De nombreux travailleurs se rendront à Gosselies pour soutenir leurs représentants syndicaux et exprimer leur colère, ajoute la CNE. Ils demandent à la direction de faire "un pas de côté" et de revoir sa copie, avec la proposition de "réelles mesures" de sauvegarde de l'emploi pour les rayons boucherie ou encore la limitation et l'encadrement de la polyvalence.

Les travailleurs plaident également pour revoir le nombre d'heures de travail allouées par magasin et éviter le travail du dimanche ainsi que sa systématisation dans l'ensemble des magasins. Cette réunion est la dernière avant la reprise des discussions en septembre. "En fonction de celle-ci, les organisations syndicales envisageront la suite à donner", précises Evelyne Zabus, permanente CNE.

En prévision du conseil d'entreprise extraordinaire

Cette nouvelle rencontre entre syndicats et direction s'inscrit dans le cadre de la procédure Renault enclenchée début mai après l'annonce d'une restructuration. Les précédentes rencontres n'ont pu balayer les inquiétudes des syndicats, qui au-delà des pertes d'emploi, redoutent la nouvelle organisation qui sera mise en place, avec davantage de polyvalence, l'ouverture des magasins le dimanche et la fin du quart d'heure payé.

Début juin, la direction a communiqué aux syndicats les futures structures, c'est-à-dire le nombre d'heures de travail imparties par magasin. "Malgré les gains de productivité attendus par la direction par le biais de la suppression du quart d'heure payé et de la polyvalence, les nombres d'heures imparties sont trop bas par rapport au travail à réaliser", a indiqué Evelyne Zabus, permanente CSC.

La polyvalence et la systématisation du travail du dimanche soulèvent également toujours des inquiétudes. Sur ce second point, les syndicats ont pointé une série de magasins pour lesquels l'ouverture du dimanche ne générerait pas, selon eux, suffisamment de gains par rapport aux moyens engagés vu l'environnement concurrentiel dans lequel ils évoluent.