Notre émission hebdomadaire Trends Talk, qui passe en boucle le week-end sur Canal Z, prend ses quartiers d'été. Durant ces mois de juillet et août, nous racontons le parcours de CEO belges actifs à l'étranger. Ils parlent de leur pays d'adoption et évoquent leur regard sur la Belgique, avec le recul.

Robert Levy, qui a fondé la Trust Merchant Bank en République démocratique du Congo en 2004, est le premier de nos invités. Son histoire est extraordinaire. Il a créé l'une des premières institutions du pays à partir de rien, en donnant la possibilité aux gens de la rue de déposer leurs maigres économies.

"A l'époque, le métier d'agent de change n'était pas vraiment réglementé, raconte Robert Levy Mais on devait passer par eux du fait qu'il n'y avait pas de devises en banques. Tout se faisait à travers les cambistes, donc tout le monde échangeait dans la rue." Né à Lumbumbashi, où son père tenait une quincaillerie, c'est là qu'il se lance. "Mon papa faisait ses opérations de change dans la quincaillerie. C'est quelque chose qui m'a beaucoup plus intéressé que la quincaillerie et j'ai développé ce business. Je cherchais des gens qui étaient dans la rue et qui n'étaient pas reçu dans le système traditionnel. Ils n'avaient pas de compte là-bas et n'étaient pas nécessairement les bienvenus."

A partir de 2003, Robert Levy estime que les conditions sont remplies pour faire de cette activité une entreprise, qu'il créé avec le million et demi de dollars nécessaire pour créer une banque, qui crée rapidement un réseau à travers tout le pays. Dont l'activité principale est l'inclusion bancaire, pour intégrer le peuple dans le système financier. A l'époque, 99% de l'économie est informelle. Le succès est fulgurant. La Trust Merchant Bank devient l'un des principales institutions de la RDC. Il en raconte longuement l'évolution dans ce Trends Summer Talk et évoque les relations avec le pouvoir, qu'il accompagne notamment pour la paye des fonctionnaires, des militaires et de la police. "Cela a permis aux gens de...toucher ce qu'ils méritaient vraiment d'avoir."

Robert Levy parle d'un pays qu'il aime, de l'art populaire congolais qu'il soutient, des leçons de vie inspirées du Congo. Il se penche aussi sur les relations parfois houleuses entre la Belgique et son ancienne colonie. "La récente visite royale était un événement magnifique, majeur, souligne-t-il. Le Roi et la Reine ont déclaré qu'ils étaient désolés de ce qui s'était passé, ils étaient très sincères, ils sont venus pour se rapprocher de la population, faire comprendre que la Belgique était toujours attachée au Congo."

Le problème, souligne-t-il, vient d'ailleurs. "Quand vous voyez les efforts que nos deux gouvernements, congolais et belge, font pour que les relations soient normalisées, que tout aille bien entre nous, que l'on puisse développer des pôles de croissance ensemble, et que c'est saboté par nos banques en Belgique." Dans quel sens ? "Les banques belges ne veulent rien entendre, elles clôturent les comptes de tout le monde... D'un côté, vous avez un gouvernement qui vient au Congo, des missions économiques, un président de la RDC qui ne demande pas mieux que de renouer des relations avec la Belgique, et de l'autre côté, si vous essayez de faire du business, on ne vous veut plus dans la banque. On coupe les relations commerciales, mais aussi vitales."

Il s'explique longuement sur cette évolution majeure dans notre Trends Summer Talk.

Notre émission hebdomadaire Trends Talk, qui passe en boucle le week-end sur Canal Z, prend ses quartiers d'été. Durant ces mois de juillet et août, nous racontons le parcours de CEO belges actifs à l'étranger. Ils parlent de leur pays d'adoption et évoquent leur regard sur la Belgique, avec le recul.Robert Levy, qui a fondé la Trust Merchant Bank en République démocratique du Congo en 2004, est le premier de nos invités. Son histoire est extraordinaire. Il a créé l'une des premières institutions du pays à partir de rien, en donnant la possibilité aux gens de la rue de déposer leurs maigres économies. "A l'époque, le métier d'agent de change n'était pas vraiment réglementé, raconte Robert Levy Mais on devait passer par eux du fait qu'il n'y avait pas de devises en banques. Tout se faisait à travers les cambistes, donc tout le monde échangeait dans la rue." Né à Lumbumbashi, où son père tenait une quincaillerie, c'est là qu'il se lance. "Mon papa faisait ses opérations de change dans la quincaillerie. C'est quelque chose qui m'a beaucoup plus intéressé que la quincaillerie et j'ai développé ce business. Je cherchais des gens qui étaient dans la rue et qui n'étaient pas reçu dans le système traditionnel. Ils n'avaient pas de compte là-bas et n'étaient pas nécessairement les bienvenus."A partir de 2003, Robert Levy estime que les conditions sont remplies pour faire de cette activité une entreprise, qu'il créé avec le million et demi de dollars nécessaire pour créer une banque, qui crée rapidement un réseau à travers tout le pays. Dont l'activité principale est l'inclusion bancaire, pour intégrer le peuple dans le système financier. A l'époque, 99% de l'économie est informelle. Le succès est fulgurant. La Trust Merchant Bank devient l'un des principales institutions de la RDC. Il en raconte longuement l'évolution dans ce Trends Summer Talk et évoque les relations avec le pouvoir, qu'il accompagne notamment pour la paye des fonctionnaires, des militaires et de la police. "Cela a permis aux gens de...toucher ce qu'ils méritaient vraiment d'avoir."Robert Levy parle d'un pays qu'il aime, de l'art populaire congolais qu'il soutient, des leçons de vie inspirées du Congo. Il se penche aussi sur les relations parfois houleuses entre la Belgique et son ancienne colonie. "La récente visite royale était un événement magnifique, majeur, souligne-t-il. Le Roi et la Reine ont déclaré qu'ils étaient désolés de ce qui s'était passé, ils étaient très sincères, ils sont venus pour se rapprocher de la population, faire comprendre que la Belgique était toujours attachée au Congo."Le problème, souligne-t-il, vient d'ailleurs. "Quand vous voyez les efforts que nos deux gouvernements, congolais et belge, font pour que les relations soient normalisées, que tout aille bien entre nous, que l'on puisse développer des pôles de croissance ensemble, et que c'est saboté par nos banques en Belgique." Dans quel sens ? "Les banques belges ne veulent rien entendre, elles clôturent les comptes de tout le monde... D'un côté, vous avez un gouvernement qui vient au Congo, des missions économiques, un président de la RDC qui ne demande pas mieux que de renouer des relations avec la Belgique, et de l'autre côté, si vous essayez de faire du business, on ne vous veut plus dans la banque. On coupe les relations commerciales, mais aussi vitales." Il s'explique longuement sur cette évolution majeure dans notre Trends Summer Talk.