Le groupe a réalisé au cours des trois premiers trimestres un chiffre d'affaires de 671,3 milliards de yuans (85,1 milliards d'euros), a-t-il indiqué dans un communiqué. Ce chiffre est en progression de 9,9% sur un an, soit une performance très inférieure à celle de 2019 sur cette même période (24,4%). Au premier semestre, la croissance en la matière était encore de 13,1%. L'administration Trump a, depuis, renforcé ses mesures à l'encontre du géant chinois.

Le bénéfice, dont le montant n'a pas été précisé, s'affiche quant à lui en hausse de 8%, là aussi en recul par rapport à la même période de l'an dernier (8,7%).

"La chaîne d'approvisionnement mondiale de Huawei a été mise sous une pression intense. Sa production et ses activités ont connu des difficultés croissantes", a commenté la firme de Shenzhen (sud), sans citer les actions entreprises par les Etats-Unis.

Washington a multiplié ces derniers mois les pressions sur ses alliés pour qu'ils bannissent les équipements 5G de Huawei, arguant de risques en termes de sécurité.

Le groupe, leader mondial de cette technologie amenée à révolutionner l'usage d'internet, se défend de toute velléité d'espionnage au profit de Pékin.

Mais les revers s'accumulent pour le géant chinois: il a été exclu mardi du futur réseau 5G de la Suède, après une décision similaire au Royaume-Uni cet été. En Belgique, Proximus et Orange ont annoncé il y a deux semaines qu'ils ne feraient pas appel à l'entreprise pour leurs réseaux 5G ainsi que pour le renouvellement des 2G/3G/4G.

Huawei est en outre également sur une liste noire américaine pour l'empêcher d'acquérir des technologies "made in USA" indispensables à ses téléphones. La firme est du coup contrainte d'accélérer le développement de ses propres technologies.

Dans son communiqué, Huawei assure qu'il fera de "son mieux pour trouver des solutions, pour survivre et aller de l'avant".

Le groupe a ainsi annoncé le mois dernier que son système d'exploitation maison HarmonyOS serait disponible sur ses smartphones dès l'an prochain, à défaut de pouvoir utiliser Android, l'ultra dominant système américain.

Depuis septembre, Huawei ne peut par ailleurs plus équiper ses téléphones haut de gamme, comme le dernier flagship Mate 40 dévoilé jeudi, en nouvelles puces Kirin, que le groupe n'a pas les capacités de fabriquer en interne.

Le géant chinois ne pouvant plus recourir aux puces électroniques américaines, la production de smartphones est dès lors incertaine pour l'avenir. Selon les analystes, les entreprises chinoises n'ont en effet pas encore réussi à mettre en place des alternatives.

Le groupe a réalisé au cours des trois premiers trimestres un chiffre d'affaires de 671,3 milliards de yuans (85,1 milliards d'euros), a-t-il indiqué dans un communiqué. Ce chiffre est en progression de 9,9% sur un an, soit une performance très inférieure à celle de 2019 sur cette même période (24,4%). Au premier semestre, la croissance en la matière était encore de 13,1%. L'administration Trump a, depuis, renforcé ses mesures à l'encontre du géant chinois. Le bénéfice, dont le montant n'a pas été précisé, s'affiche quant à lui en hausse de 8%, là aussi en recul par rapport à la même période de l'an dernier (8,7%). "La chaîne d'approvisionnement mondiale de Huawei a été mise sous une pression intense. Sa production et ses activités ont connu des difficultés croissantes", a commenté la firme de Shenzhen (sud), sans citer les actions entreprises par les Etats-Unis. Washington a multiplié ces derniers mois les pressions sur ses alliés pour qu'ils bannissent les équipements 5G de Huawei, arguant de risques en termes de sécurité. Le groupe, leader mondial de cette technologie amenée à révolutionner l'usage d'internet, se défend de toute velléité d'espionnage au profit de Pékin. Mais les revers s'accumulent pour le géant chinois: il a été exclu mardi du futur réseau 5G de la Suède, après une décision similaire au Royaume-Uni cet été. En Belgique, Proximus et Orange ont annoncé il y a deux semaines qu'ils ne feraient pas appel à l'entreprise pour leurs réseaux 5G ainsi que pour le renouvellement des 2G/3G/4G. Huawei est en outre également sur une liste noire américaine pour l'empêcher d'acquérir des technologies "made in USA" indispensables à ses téléphones. La firme est du coup contrainte d'accélérer le développement de ses propres technologies. Dans son communiqué, Huawei assure qu'il fera de "son mieux pour trouver des solutions, pour survivre et aller de l'avant". Le groupe a ainsi annoncé le mois dernier que son système d'exploitation maison HarmonyOS serait disponible sur ses smartphones dès l'an prochain, à défaut de pouvoir utiliser Android, l'ultra dominant système américain. Depuis septembre, Huawei ne peut par ailleurs plus équiper ses téléphones haut de gamme, comme le dernier flagship Mate 40 dévoilé jeudi, en nouvelles puces Kirin, que le groupe n'a pas les capacités de fabriquer en interne. Le géant chinois ne pouvant plus recourir aux puces électroniques américaines, la production de smartphones est dès lors incertaine pour l'avenir. Selon les analystes, les entreprises chinoises n'ont en effet pas encore réussi à mettre en place des alternatives.