"Même si la majorité de la population reste frileuse à l'idée de retourner dans des établissements de boisson, une proportion considérable veut célébrer la reprise immédiatement" et les études montrent qu'"environ 35% des adultes vont revenir au pub dans la semaine" de leur réouverture, dont beaucoup dès le premier week-end, explique le think tank CEBR.

Le centre de réflexion anticipe donc 6,5 millions de visites dans les pubs ce week-end soit 1,5 million de plus qu'en temps ordinaire, pour un "chiffre d'affaires attendu en Angleterre à 210 millions de livres (230 millions d'euros) pour le week-end du 4 juillet, soit 72% de plus que la moyenne d'un week-end normal".

Le CEBR avertit toutefois contre des lendemains qui déchantent. Les distances réglementaires d'au moins un mètre entre les tables et l'interdiction de servir des clients au bar vont se traduire par une forte baisse de la capacité, et donc du chiffre d'affaires de ces "public houses", lieux de socialisation britanniques par excellence.

"Nous prévoyons que les bénéfices moyens des établissements qui rouvrent n'atteignent que 46% de leurs niveaux d'avant la crise mais les distances réglementaires entre les tables pourraient empêcher environ 25% d'entre eux" de lever le rideau de fer, souligne le CEBR qui cite une étude de l'association britannique des pubs.

"La combinaison de ces deux facteurs revient à une chute de rentabilité sectorielle de plus de 75% tant que ces règles resteront en vigueur".

Les 50.000 pubs du Royaume-Uni, qui emploient un demi-million de personnes, traversaient déjà une période difficile avant l'apparition du nouveau coronavirus puisque depuis 2007, environ 25% des pubs du pays ont fermé.

Fin mars, en décrétant la fermeture de ces établissements, le Premier ministre Boris Johnson avait admis que son gouvernement "retirait au peuple libre du Royaume-Uni son droit ancestral et inaliénable d'aller au pub". Il lui est aujourd'hui reproché d'avoir mis trop de temps à confiner l'économie: avec plus de 43.000 décès et même plus de 52.000 en comptant les cas suspectés, le Royaume-Uni déplore le bilan le plus lourd en Europe de la maladie Covid-19.

"Même si la majorité de la population reste frileuse à l'idée de retourner dans des établissements de boisson, une proportion considérable veut célébrer la reprise immédiatement" et les études montrent qu'"environ 35% des adultes vont revenir au pub dans la semaine" de leur réouverture, dont beaucoup dès le premier week-end, explique le think tank CEBR.Le centre de réflexion anticipe donc 6,5 millions de visites dans les pubs ce week-end soit 1,5 million de plus qu'en temps ordinaire, pour un "chiffre d'affaires attendu en Angleterre à 210 millions de livres (230 millions d'euros) pour le week-end du 4 juillet, soit 72% de plus que la moyenne d'un week-end normal". Le CEBR avertit toutefois contre des lendemains qui déchantent. Les distances réglementaires d'au moins un mètre entre les tables et l'interdiction de servir des clients au bar vont se traduire par une forte baisse de la capacité, et donc du chiffre d'affaires de ces "public houses", lieux de socialisation britanniques par excellence."Nous prévoyons que les bénéfices moyens des établissements qui rouvrent n'atteignent que 46% de leurs niveaux d'avant la crise mais les distances réglementaires entre les tables pourraient empêcher environ 25% d'entre eux" de lever le rideau de fer, souligne le CEBR qui cite une étude de l'association britannique des pubs."La combinaison de ces deux facteurs revient à une chute de rentabilité sectorielle de plus de 75% tant que ces règles resteront en vigueur".Les 50.000 pubs du Royaume-Uni, qui emploient un demi-million de personnes, traversaient déjà une période difficile avant l'apparition du nouveau coronavirus puisque depuis 2007, environ 25% des pubs du pays ont fermé.Fin mars, en décrétant la fermeture de ces établissements, le Premier ministre Boris Johnson avait admis que son gouvernement "retirait au peuple libre du Royaume-Uni son droit ancestral et inaliénable d'aller au pub". Il lui est aujourd'hui reproché d'avoir mis trop de temps à confiner l'économie: avec plus de 43.000 décès et même plus de 52.000 en comptant les cas suspectés, le Royaume-Uni déplore le bilan le plus lourd en Europe de la maladie Covid-19.