Cette mise en garde fait suite à l'annonce par la chaîne de supermarchés Delhaize de la mise en oeuvre de réductions de prix allant de 5 à 30% sur 500 produits de base de sa marque propre. "L'entreprise devance ainsi les autres détaillants qui, dans un marché sursaturé, veulent à tout prix sauvegarder leur part de marché en mettant en oeuvre une série de réductions de prix", analyse Buurtsuper.be.

Colruyt, qui offre la garantie du prix le plus bas sur les produits de marque, avait indiqué mardi, dans ses résultats annuels, avoir engrangé moins de bénéfices l'année dernière et s'attendre à en réaliser moins pour l'exercice en cours "en raison de la concurrence féroce" dans le secteur.

Sur base de 450 bilans déposés auprès de la Banque nationale, Buurtsuper.be a calculé qu'un supermarché indépendant moyen en Belgique présente un bénéfice net de 100.000 euros. "Mais, depuis le Nouvel An, ils paient 10.000 euros de plus par mois en frais d'énergie.

120.000 euros de coûts supplémentaires en un an

Cela représente un coût supplémentaire de 120.000 euros en un an. Si l'on ajoute à cela l'indexation attendue des salaires de 7 à 8 % - qui augmentera les frais de personnel de 30.000 euros par an - cela signifie qu'ils clôtureront l'exercice 2022 avec une perte de 50.000 euros. Et ce, sans encore compter les réductions de prix annoncées", s'inquiète l'organisation sectorielle flamande.

Les supermarchés indépendants représentent 70% de l'ensemble des supermarchés à travers le pays. "On peut donc dire que l'ensemble du secteur subira une lourde perte cette année", déplore l'organisation membre de l'Unizo. "Mais les centrales d'achat exercent également une forte pression sur leurs fournisseurs pour obtenir des prix plus bas, ce qui oblige les agriculteurs à vendre en dessous du prix normal et viable. C'est tout le modèle économique de l'agroalimentaire qui est bouleversé", s'alarme Buurtsuper.be.

L'expert en commerce de détail Pierre-Alexandre Billiet met même en garde dans Het Nieuwsblad contre "une vague de licenciements et de faillites" au sein des supermarchés. A ses yeux, des concepts tels que Match, Smatch ou Cora pourraient avoir des problèmes, tout comme les petits indépendants des grandes chaînes. Les supermarchés emploient pas moins de 650.000 personnes en Belgique. Les entreprises alimentaires pourraient en outre commencer à produire en dehors de leurs frontières, parce que c'est moins cher là-bas, craint Pierre-Alexandre Billiet.

Cette mise en garde fait suite à l'annonce par la chaîne de supermarchés Delhaize de la mise en oeuvre de réductions de prix allant de 5 à 30% sur 500 produits de base de sa marque propre. "L'entreprise devance ainsi les autres détaillants qui, dans un marché sursaturé, veulent à tout prix sauvegarder leur part de marché en mettant en oeuvre une série de réductions de prix", analyse Buurtsuper.be. Colruyt, qui offre la garantie du prix le plus bas sur les produits de marque, avait indiqué mardi, dans ses résultats annuels, avoir engrangé moins de bénéfices l'année dernière et s'attendre à en réaliser moins pour l'exercice en cours "en raison de la concurrence féroce" dans le secteur. Sur base de 450 bilans déposés auprès de la Banque nationale, Buurtsuper.be a calculé qu'un supermarché indépendant moyen en Belgique présente un bénéfice net de 100.000 euros. "Mais, depuis le Nouvel An, ils paient 10.000 euros de plus par mois en frais d'énergie. Cela représente un coût supplémentaire de 120.000 euros en un an. Si l'on ajoute à cela l'indexation attendue des salaires de 7 à 8 % - qui augmentera les frais de personnel de 30.000 euros par an - cela signifie qu'ils clôtureront l'exercice 2022 avec une perte de 50.000 euros. Et ce, sans encore compter les réductions de prix annoncées", s'inquiète l'organisation sectorielle flamande. Les supermarchés indépendants représentent 70% de l'ensemble des supermarchés à travers le pays. "On peut donc dire que l'ensemble du secteur subira une lourde perte cette année", déplore l'organisation membre de l'Unizo. "Mais les centrales d'achat exercent également une forte pression sur leurs fournisseurs pour obtenir des prix plus bas, ce qui oblige les agriculteurs à vendre en dessous du prix normal et viable. C'est tout le modèle économique de l'agroalimentaire qui est bouleversé", s'alarme Buurtsuper.be. L'expert en commerce de détail Pierre-Alexandre Billiet met même en garde dans Het Nieuwsblad contre "une vague de licenciements et de faillites" au sein des supermarchés. A ses yeux, des concepts tels que Match, Smatch ou Cora pourraient avoir des problèmes, tout comme les petits indépendants des grandes chaînes. Les supermarchés emploient pas moins de 650.000 personnes en Belgique. Les entreprises alimentaires pourraient en outre commencer à produire en dehors de leurs frontières, parce que c'est moins cher là-bas, craint Pierre-Alexandre Billiet.