Il était arrivé à Liège en 2013, après une carrière dans l'industrie sidérurgique qui l'avait mené au Canada, en France et dans le pourtour méditerranéen. "J'ai été attiré par le projet industriel d'un homme (Bernard Serin), nous confiait récemment Jean-Luc Maurange. J'ai découvert une entreprise, des équipes, une région, un pays." Ce Bordelais a d'abord dirigé les départements Energie, puis Défense avant d'être promu CEO en 2018. Sous sa houlette, le groupe John Cockerill (il a piloté le changement de nom de l'ex-CMI) s'est positionné très tôt dans le domaine de l'hydrogène, où il est aujourd'hui l'un des leaders mondiaux, mais aussi dans le solaire, la mobilité ou le traitement de l'eau. La principale source de revenus de l'entreprise demeure cependant le secteur de la défense, qui génère un tiers du chiffre d'affaires. John Cockerill a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros et ambitionne de doubler ce volume d'ici 2025. Jean-Luc Maurange était l'un des cinq nominés au titre de manager de l'année, décerné en mars dernier.

Jean-Luc Maurange., belgaimage
Jean-Luc Maurange. © belgaimage

Des raisons familiales ont incité Jean-Luc Maurange, 59 ans, originaire de Bordeaux, à souhaiter ralentir un peu son activité professionnelle. Il restera toutefois dans l'entreprise en tant qu'administrateur indépendant. "Dans le cadre de ce mandat, nous lui confierons des missions stratégiques spécifiques selon les besoins de notre organisation", précise le président du CA et principal actionnaire Bernard Serin. Les équipes de John Cockerill et moi-même savons ce que nous lui devons."

François Michel, membre du management de Saint-Gobain depuis dix ans

La décision est prise depuis l'été dernier mais Jean-Luc Maurange est demeuré en poste, avec le dynamisme qu'on lui connait, le temps que l'entreprise lui trouve un successeur. Le choix s'est porté sur François Michel, 42 ans, membre du management de Saint-Gobain depuis dix ans. Polytechnicien et ingénieur des mines, il a travaillé pour Alstom mais aussi dans la finance (3 ans au FMI à Washington) et la politique (conseiller Finance publique à l'Elysée, sous Nicolas Sarkozy). "François Michel a retenu notre attention car son expérience diversifiée, son tempérament et sa personnalité correspondent pleinement aux nouveaux défis de John Cockerill, précise Bernard Serin. Bien connecté aux besoins de notre temps, son action s'inscrira dans la durée."

Le groupe recueille maintenant le fruit du virage stratégique négocié il y a une dizaine d'années, en investissant dans les technologies environnementales. Un virage peut-être risqué à l'époque mais qui s'avère aujourd'hui en phase avec les nombreux plans de relance. "Nous vivons l'un de ces moments rares, durant lesquels on voit les choix audacieux pris il y a quelques années se réaliser sous nos yeux et livrer leurs premiers résultats", confiait Jean-Luc Maurange en février dernier en présentant les résultats de John Cockerill.

Ces orientations apportent aussi un atout à l'entreprise dans cette guerre des talents pour trouver les profils techniques les plus recherchés. "Nous n'avons connu aucun problème de recrutement, il y a plein de gens passionnés par ces challenges technologiques, déclarait-il en novembre dernier dans Trends-Tendances. Quand on vient travailler chez nous, on sait qu'on contribue à construire un monde meilleur. Capter le CO2, rendre l'eau plus propre, produire de l'hydrogène vert, concevoir des centrales solaires ; construire des lignes de métro... L'impact du travail de nos équipes est immédiat. Le bilan RSE de John Cockerill, ce n'est pas le verdissement de sa flotte de véhicules, c'est tous les gains générés par nos innovations technologiques." John Cockerill emploie 5500 personnes à travers le monde, dont 1600 en Belgique.

Il était arrivé à Liège en 2013, après une carrière dans l'industrie sidérurgique qui l'avait mené au Canada, en France et dans le pourtour méditerranéen. "J'ai été attiré par le projet industriel d'un homme (Bernard Serin), nous confiait récemment Jean-Luc Maurange. J'ai découvert une entreprise, des équipes, une région, un pays." Ce Bordelais a d'abord dirigé les départements Energie, puis Défense avant d'être promu CEO en 2018. Sous sa houlette, le groupe John Cockerill (il a piloté le changement de nom de l'ex-CMI) s'est positionné très tôt dans le domaine de l'hydrogène, où il est aujourd'hui l'un des leaders mondiaux, mais aussi dans le solaire, la mobilité ou le traitement de l'eau. La principale source de revenus de l'entreprise demeure cependant le secteur de la défense, qui génère un tiers du chiffre d'affaires. John Cockerill a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros et ambitionne de doubler ce volume d'ici 2025. Jean-Luc Maurange était l'un des cinq nominés au titre de manager de l'année, décerné en mars dernier.Des raisons familiales ont incité Jean-Luc Maurange, 59 ans, originaire de Bordeaux, à souhaiter ralentir un peu son activité professionnelle. Il restera toutefois dans l'entreprise en tant qu'administrateur indépendant. "Dans le cadre de ce mandat, nous lui confierons des missions stratégiques spécifiques selon les besoins de notre organisation", précise le président du CA et principal actionnaire Bernard Serin. Les équipes de John Cockerill et moi-même savons ce que nous lui devons."La décision est prise depuis l'été dernier mais Jean-Luc Maurange est demeuré en poste, avec le dynamisme qu'on lui connait, le temps que l'entreprise lui trouve un successeur. Le choix s'est porté sur François Michel, 42 ans, membre du management de Saint-Gobain depuis dix ans. Polytechnicien et ingénieur des mines, il a travaillé pour Alstom mais aussi dans la finance (3 ans au FMI à Washington) et la politique (conseiller Finance publique à l'Elysée, sous Nicolas Sarkozy). "François Michel a retenu notre attention car son expérience diversifiée, son tempérament et sa personnalité correspondent pleinement aux nouveaux défis de John Cockerill, précise Bernard Serin. Bien connecté aux besoins de notre temps, son action s'inscrira dans la durée."Le groupe recueille maintenant le fruit du virage stratégique négocié il y a une dizaine d'années, en investissant dans les technologies environnementales. Un virage peut-être risqué à l'époque mais qui s'avère aujourd'hui en phase avec les nombreux plans de relance. "Nous vivons l'un de ces moments rares, durant lesquels on voit les choix audacieux pris il y a quelques années se réaliser sous nos yeux et livrer leurs premiers résultats", confiait Jean-Luc Maurange en février dernier en présentant les résultats de John Cockerill.Ces orientations apportent aussi un atout à l'entreprise dans cette guerre des talents pour trouver les profils techniques les plus recherchés. "Nous n'avons connu aucun problème de recrutement, il y a plein de gens passionnés par ces challenges technologiques, déclarait-il en novembre dernier dans Trends-Tendances. Quand on vient travailler chez nous, on sait qu'on contribue à construire un monde meilleur. Capter le CO2, rendre l'eau plus propre, produire de l'hydrogène vert, concevoir des centrales solaires ; construire des lignes de métro... L'impact du travail de nos équipes est immédiat. Le bilan RSE de John Cockerill, ce n'est pas le verdissement de sa flotte de véhicules, c'est tous les gains générés par nos innovations technologiques." John Cockerill emploie 5500 personnes à travers le monde, dont 1600 en Belgique.