C'est le début d'un nouveau paradigme. Après Google en octobre pour abus de position dominante, c'est aujourd'hui Facebook qui est dans le collimateur de la Justice. Clairement, les autorités américaines, après avoir fermé opportunément les yeux, s'inquiètent aujourd'hui du poids exorbitant pris par les Gafa dans la vie économique et, surtout, dans le choix des c...

C'est le début d'un nouveau paradigme. Après Google en octobre pour abus de position dominante, c'est aujourd'hui Facebook qui est dans le collimateur de la Justice. Clairement, les autorités américaines, après avoir fermé opportunément les yeux, s'inquiètent aujourd'hui du poids exorbitant pris par les Gafa dans la vie économique et, surtout, dans le choix des consommateurs. La semaine dernière, la FTC, le gendarme américain de la concurrence, rejointe par les procureurs généraux de 46 Etats américains, a déposé deux plaintes séparées devant la justice fédérale. Ils accusent Facebook d'abus de position dominante et de monopole illégal. Le feu vert a été donné par un rapport parlementaire qui accuse le réseau social de "copier, racheter ou tuer ses rivaux". Dans un communiqué au vitriol, la FTC accuse Facebook de s'être engagé dans une stratégie systématique d'élimination de ce qui menace son monopole avec ses vastes ressources financières mais aussi toutes les données accumulées. Selon le régulateur, cette stratégie nuit à la compétition, appauvrit le choix du consommateur et prive les annonceurs du bénéfice de la concurrence. La FTC évoque le cas du rachat d'Instagram en 2012 et de WhatsApp en 2014. Elle demande à la Justice de prendre une décision sévère: le démantèlement du groupe et la revente du réseau social et du service de messagerie, deux éléments clés de la croissance de Facebook. "Aucune entreprise ne devrait avoir un tel pouvoir sur nos informations personnelles et nos interactions sociales sans contrôle", conclut la FTC. La procédure s'annonce longue et compliquée...