"Nous allons entreprendre toutes les actions possibles et imaginables. Tout ce qui est légalement possible. Au niveau européen et belge. Au Conseil d'Etat et en justice. Toutes les possibilités seront examinées. On va insister, on va aller en recours. On va faire tout ce qu'on peut pour défendre ce secteur en situation catastrophique", nous annonce Philippe Trine, Président de la Fédaration Horeca Bruxelles. Ces actions sont lancées en référé. "Les différentes fédérations introduisent tous les recours qui s'imposent et y consacreront tous les moyens nécessaires", nous précise-t-il.
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"Nous allons entreprendre toutes les actions possibles et imaginables. Tout ce qui est légalement possible. Au niveau européen et belge. Au Conseil d'Etat et en justice. Toutes les possibilités seront examinées. On va insister, on va aller en recours. On va faire tout ce qu'on peut pour défendre ce secteur en situation catastrophique", nous annonce Philippe Trine, Président de la Fédaration Horeca Bruxelles. Ces actions sont lancées en référé. "Les différentes fédérations introduisent tous les recours qui s'imposent et y consacreront tous les moyens nécessaires", nous précise-t-il."Nous ne sommes pas du tout satisfaits des aides supplémentaires. Il faut faire une différence entre les aides actuelles, et celles prévues quand on pourra rouvrir sur le long terme. M. Clarinval se bat pour nous, il n'y a aucun doute là-dessus. Mais 500 millions, qu'est-ce que ça représente pour un secteur aussi gigantesque? Cela fait très peu d'argent. Il faudra mettre beaucoup plus sur la table pour éviter le pire. Il y a des bonnes mesures, comme les primes de fin d'année. Mais ça ne suffira pas du tout. Rouvrir dans 15 jours ? On a très peu d'espoirs", déplore Philippe Trine."Le point positif, ce sont les droits passerelles, mais ceux-ci vont être taxés. On peut parler de non-perspective sur le long terme. On ne sait pas du tout où l'on va. La rencontre hier a été positive dans les contacts, mais pas concluante. M. Clarinval est d'accord avec nous, il ne fallait pas fermer. Nous sommes vexés de ne pas avoir été associés aux décisions. Quand on voit sur quoi se base M. Vandenbroucke, qui annonçait avoir une pile de dossiers, alors qu'en réalité, il s'agit juste d'un constat sur base d'une revue anglaise... Ce ne sont pas des raisons valables", insiste Philippe Trine. "On demande, dans un premier temps, d'avoir ces données scientifiques et de pouvoir en discuter. D'après M. Clarinval, l'Horeca représente 2,7% des contaminations. Donc c'est extrêmement peu", affirme M. Trine. "Dans 15 jours, on veut être associés aux décisions d'une possible réouverture." Quant au collectif CIMS, qui envisage des actions en justice, M. Trine trouve "cela un peu dommage". "Ils ont tout mon respect. Mais c'est eux qui doivent se joindre à nous. L'union fait la force. Tous les recours qui ont été introduits jusqu'à présent ont été rejetés. A mon avis, ça ne sert pas à grand-chose. Quand on doit pousser une charrette, on doit la pousser tous ensemble", illustre Philippe Trine. La situation des hôtels est tout aussi préoccupante. "Il n'y a plus de touristes à Bruxelles. Certains hôtels vont fermer, licencier du personnel.""67% des hôtels sont déjà fermés dans la capitale. Pour le personnel, c'est une catastrophe. Et pour la ville aussi." Faudrait-il les fermer pour que ceux-ci ne travaillent plus "dans le vide" et puissent bénéficier d'aides plus conséquentes? "Non, il ne faut pas les fermer. Il faut continuer", répond Philippe Trine. "Les hôtels font partie des choses indispensables, surtout pour une ville internationale comme Bruxelles.""On a promis des aides régionales aux hôtels. On aimerait bien savoir quand vont-ils les toucher ? Nous avons eu des contacts avec Mme. Trachte, et M. Vervoort va revenir vers nous cette semaine pour nous en dire plus", dit-il.Quant à l'idée d'installer des espaces de co-working dans les bars ou les hôtels, Philippe Trine reste dubitatif. "Ce sont des initiatives de désespoir, je ne suis pas certain qu'elles rencontrent un franc succès."Avant de souligner les conséquences psychologiques pour tout l'Horeca. "Des tenanciers nous appellent avec la corde au cou. C'est la détresse totale. Des gens pensent au suicide. C'est extrêmement dur pour eux, et pour nous de l'entendre à longueur de journée. Il faudra mettre en place des soutiens psychologiques. C'est indispensable.", rappelle le Président de la Fédération Horeca Bruxelles."Mais cette détresse morale concerne tout le monde. On va voir l'état de la ville sans les lumières de l'Horeca. C'est d'une tristesse apocalyptique."