" AB InBev a réalisé une performance conforme aux attentes, avec une croissance en volume meilleure que prévu, note Fernand de Boer, analyste chez Degroof Petercam. Le bilan s'améliore et nous sommes satisfaits de la progression de la part de marché aux Etats-Unis, où un redressement semble n'être qu'une question de temps. Toutefois, a...

" AB InBev a réalisé une performance conforme aux attentes, avec une croissance en volume meilleure que prévu, note Fernand de Boer, analyste chez Degroof Petercam. Le bilan s'améliore et nous sommes satisfaits de la progression de la part de marché aux Etats-Unis, où un redressement semble n'être qu'une question de temps. Toutefois, ajoute l'analyste, l'Ebitda et les autres lignes ont été décevants. Sur l'ensemble de l'année, les marges se sont contractées de 65 points de base pour atteindre 40,3 %, ce que AB InBev a attribué à la hausse des coûts des matières premières et à des effets de change. " Les analystes s'interrogent en effet depuis des mois sur la hauteur de l'endettement du groupe, sa capacité à absorber l'acquisition de SAB Miller et la pertinence d'un modèle focalisé davantage sur le contrôle des coûts (problématique quand, de manière générale, le prix de matières premières augmente). Le départ du CFO du groupe n'a pas aidé à calmer leurs interrogations. Et puis voici que le coronavirus est venu s'ajouter aux difficultés : AB InBev estime qu'en raison, notamment, du frein sur le marché chinois, son Ebitda devrait reculer de 10% au cours des trois premiers mois de l'année. D'autant qu'une des marques phares du groupe est justement la Corona. La marque souffre de son homonymie avec le virus. C'est totalement irrationnel, mais le pourcentage d'Américains ayant une image positive de la bière Corona est tombé de 80% à 50%, et cela se traduit dans les intentions d'achats qui sont tombées à 5%, au plus bas depuis deux ans...