Depuis le début de la rentrée scolaire, tout le monde l'a remarqué, nos rues sont de nouveau bloquées. Le passage de la pandémie n'a rien changé, ou presque. Pourtant, 8 Belges sur 10 veulent continuer le télétravail, comme l'a démontré une enquête du cabinet de conseil BDO. Mais en l'absence d'un cadre juridique qui encourage les employés à adopter une mobilité plus flexible que la voiture, on reprend les yeux fermés nos anciennes habitudes. Et c'est bien dommage, car nous n'avons jamais connu autant de moyens de transport différents. Je pense au vélo électrique, à la marche, aux voitures partagées comme Poppy ou encore aux trottinettes électriques.

Quand je parle avec les employés que nous aidons dans leur mobilité, j'entends qu'ils sont de plus en plus demandeurs d'une nouvelle façon de se déplacer et qu'ils ont acquis une nouvelle vision de leurs journées de travail types. Actuellement, 73 % employés choisissent encore la voiture de fonction comme choix de mobilité. Les récentes études montrent que la demande est plus large, et cette formule mérite d'être mise au goût du jour en offrant plus de flexibilité. Il apparaît par exemple que de nombreux bénéficiaires de voitures de société souhaitent également utiliser des moyens de transports alternatifs quand cela est plus approprié.

Au vu des objectifs carbone que se sont donnés nos décideurs européens et belges, la mobilité doit se renouveler pour répondre aux défis environnementaux. La réduction de l'empreinte carbone passera notamment par le déploiement d'autres stratégies de mobilité dans le monde des entreprises.

Les nouvelles façons de travailler restent teintées de vieilles habitudes

Si nous désirons en Belgique des solutions structurelles à moyen terme tels que le RER ou le contournement d'Anvers, nous avons besoin d'outils pour réduire à court terme cette congestion. Et un réel transfert modal semble notre porte de sortie la plus évidente.

Comment dès lors stimuler et réussir ce transfert modal ? Il semblerait qu'un incitatif soit nécessaire pour les employés. Un stimulus financier qui fera des employés les acteurs responsables de leur propre mobilité. Et quoi d'autre qu'une adaptation de l'actuel budget mobilité pour le rendre accessible à tous les employés du pays et permettre un dialogue serein avec leurs employeurs ? Il contient en effet déjà des mesures telles que la couverture de l'ensemble des déplacements multimodaux ou encore la déductibilité du loyer des employés domiciliés à proximité de leur lieu de travail.

L'employé, responsable de sa mobilité

Si la mobilité d'entreprise doit changer, elle ne passera que si le cadre légal le permet mais aussi si les employés s'y retrouvent. La solution ? Rafraîchir la désuète politique paternaliste où l'employeur décide unilatéralement de la solution pour ses employés. Cette stratégie ne répondant plus aux impératifs contemporains de management et de vie en entreprise.

C'est pourquoi un budget mobilité s'impose comme la solution pour tous les employés belges. Celui-ci permettrait de rassembler tous les modes de déplacement que ce soit la voiture de société, les transports en commun, la mobilité douce mais aussi les indemnités de déplacement sous une même coupole ainsi que de répondre aux défis sociétaux contemporains.

Le budget mobilité pour tous, mais quand ?

Le législateur a déjà dans ses cartons une solution pour approcher ces enjeux. Aujourd'hui, ce qu'on a nommé "le budget mobilité pour tous" attend encore de prendre forme. Une incarnation qui pourrait pourtant permettre au monde économique d'avancer dans la mobilité du futur tant attendue.

Pourquoi ce projet est-il donc encore au frigo ? C'est incompréhensible ! Si nos décideurs veulent répondre aux attentes des employés du royaume, favoriser le transfert modal et répondre aux défis climatiques, il paraît urgent que cette réforme soit enclenchée.

Nous lançons cet appel à nos politiques, aux employeurs mais aussi à tous les employés de Belgique afin que nous puissions très rapidement avancer sur le sujet et lancer dans un avenir proche cette solution qui permettra à notre pays de répondre aux défis que notre société doit relever !

Amaury Gérard, CEO d'Mbrella

Depuis le début de la rentrée scolaire, tout le monde l'a remarqué, nos rues sont de nouveau bloquées. Le passage de la pandémie n'a rien changé, ou presque. Pourtant, 8 Belges sur 10 veulent continuer le télétravail, comme l'a démontré une enquête du cabinet de conseil BDO. Mais en l'absence d'un cadre juridique qui encourage les employés à adopter une mobilité plus flexible que la voiture, on reprend les yeux fermés nos anciennes habitudes. Et c'est bien dommage, car nous n'avons jamais connu autant de moyens de transport différents. Je pense au vélo électrique, à la marche, aux voitures partagées comme Poppy ou encore aux trottinettes électriques. Quand je parle avec les employés que nous aidons dans leur mobilité, j'entends qu'ils sont de plus en plus demandeurs d'une nouvelle façon de se déplacer et qu'ils ont acquis une nouvelle vision de leurs journées de travail types. Actuellement, 73 % employés choisissent encore la voiture de fonction comme choix de mobilité. Les récentes études montrent que la demande est plus large, et cette formule mérite d'être mise au goût du jour en offrant plus de flexibilité. Il apparaît par exemple que de nombreux bénéficiaires de voitures de société souhaitent également utiliser des moyens de transports alternatifs quand cela est plus approprié. Au vu des objectifs carbone que se sont donnés nos décideurs européens et belges, la mobilité doit se renouveler pour répondre aux défis environnementaux. La réduction de l'empreinte carbone passera notamment par le déploiement d'autres stratégies de mobilité dans le monde des entreprises. Les nouvelles façons de travailler restent teintées de vieilles habitudesSi nous désirons en Belgique des solutions structurelles à moyen terme tels que le RER ou le contournement d'Anvers, nous avons besoin d'outils pour réduire à court terme cette congestion. Et un réel transfert modal semble notre porte de sortie la plus évidente.Comment dès lors stimuler et réussir ce transfert modal ? Il semblerait qu'un incitatif soit nécessaire pour les employés. Un stimulus financier qui fera des employés les acteurs responsables de leur propre mobilité. Et quoi d'autre qu'une adaptation de l'actuel budget mobilité pour le rendre accessible à tous les employés du pays et permettre un dialogue serein avec leurs employeurs ? Il contient en effet déjà des mesures telles que la couverture de l'ensemble des déplacements multimodaux ou encore la déductibilité du loyer des employés domiciliés à proximité de leur lieu de travail. L'employé, responsable de sa mobilitéSi la mobilité d'entreprise doit changer, elle ne passera que si le cadre légal le permet mais aussi si les employés s'y retrouvent. La solution ? Rafraîchir la désuète politique paternaliste où l'employeur décide unilatéralement de la solution pour ses employés. Cette stratégie ne répondant plus aux impératifs contemporains de management et de vie en entreprise.C'est pourquoi un budget mobilité s'impose comme la solution pour tous les employés belges. Celui-ci permettrait de rassembler tous les modes de déplacement que ce soit la voiture de société, les transports en commun, la mobilité douce mais aussi les indemnités de déplacement sous une même coupole ainsi que de répondre aux défis sociétaux contemporains.Le budget mobilité pour tous, mais quand ?Le législateur a déjà dans ses cartons une solution pour approcher ces enjeux. Aujourd'hui, ce qu'on a nommé "le budget mobilité pour tous" attend encore de prendre forme. Une incarnation qui pourrait pourtant permettre au monde économique d'avancer dans la mobilité du futur tant attendue.Pourquoi ce projet est-il donc encore au frigo ? C'est incompréhensible ! Si nos décideurs veulent répondre aux attentes des employés du royaume, favoriser le transfert modal et répondre aux défis climatiques, il paraît urgent que cette réforme soit enclenchée. Nous lançons cet appel à nos politiques, aux employeurs mais aussi à tous les employés de Belgique afin que nous puissions très rapidement avancer sur le sujet et lancer dans un avenir proche cette solution qui permettra à notre pays de répondre aux défis que notre société doit relever !Amaury Gérard, CEO d'Mbrella