La voiture d'entreprise reste un élément central de l'enveloppe salariale globale, et donc un instrument clé sur le marché du travail (en pleine surchauffe). Cependant, les recrues (potentielles) ne sont pas (encore) convaincues de l'attrait des véhicules électriques. Au contraire, les travailleurs veulent avoir le choix en matière de mobilité.
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La voiture d'entreprise reste un élément central de l'enveloppe salariale globale, et donc un instrument clé sur le marché du travail (en pleine surchauffe). Cependant, les recrues (potentielles) ne sont pas (encore) convaincues de l'attrait des véhicules électriques. Au contraire, les travailleurs veulent avoir le choix en matière de mobilité. C'est du moins ce qui ressort de l'étude sur la "Mobilité du point de vue de la rémunération et de la durabilité" menée par le Centre for Excellence in Strategic Rewards de la Vlerick Business School. Le professeur Xavier Baeten, qui a réalisé l'étude avec la chercheuse Angie Van Steerthem : "Grâce à la collaboration avec la Fédération des entreprises de Belgique, Voka, Hudson et Claeys & Engels, pas moins de 320 entreprises ont donné leur avis sur la question de la mobilité. L'enquête porte tant sur les pratiques actuelles que sur les opinions des parties prenantes et les défis à venir. De plus, les employeurs ont été invités à partager leurs expériences concernant l'état d'esprit des travailleurs." Si l'on examine les options que les entreprises offrent à leurs employés en matière de mobilité, il est surprenant de constater que la voiture de fonction est de loin l'option la plus courante (73 %). Vient ensuite le vélo (38 % pour le vélo électrique et 34 % pour le vélo traditionnel). Notons également que le vélo est beaucoup plus populaire dans les grandes entreprises. S'il est proposé dans 75 % des entreprises de plus de 1 000 employés, ce chiffre ne s'élève qu'à 42 % dans les organisations relativement plus petites. L'étude s'est également penchée sur la manière dont les entreprises gèrent leur approche de la mobilité. Bien qu'elles soient de plus en plus nombreuses à proposer plusieurs options de mobilité dans le cadre de l'enveloppe salariale, on constate que les outils numériques destinés à faciliter cette démarche sont encore sous-exploités. Un outil important pour prendre des mesures efficaces en faveur d'une mobilité durable consiste à fixer des objectifs concrets. Là aussi, il reste du chemin à parcourir : seuls 28 % des entreprises ont effectivement défini des objectifs. Il peut s'agir de limiter la carte essence, de réduire le nombre de kilomètres parcourus, de faire baisser les émissions de CO2 du parc automobile, etc. Si la voiture reste un élément central du package salarial. Dans le même temps, il s'avère que les employés ne constituent pas directement la force motrice de la transition vers une mobilité plus propre. Pour cela, les entreprises comptent sur les pouvoirs publics : elles indiquent que le régime fiscal a un impact majeur sur leur prise de décision en matière de mobilité, et attendent également du gouvernement qu'il prenne (davantage) l'initiative. Compte tenu de l'opinion des employés, il n'est donc pas étonnant que la réduction du parc automobile ne soit pas une priorité pour les entreprises. Les principales priorités sont les suivantes : augmenter le nombre de véhicules 100 % électriques, offrir plus de flexibilité concernant les modes de transport et modifier en partie le comportement des travailleurs en matière de mobilité.