La marque à bas prix du groupe Renault, Dacia, remporte un succès qui semble défier un marché en recul général. Pour les 6 premiers mois de l'année, les immatriculations ont progressé de 5,9% (vs H1 2021), pour arriver à 277.885 autos. "Et ce dans un marché qui recule de 15%" observe Xavier Martinet, directeur sales and marketing de Dacia, qui espère arriver à 580.000/600.000 autos sur l'année.

Cette progression atténue le recul global des ventes du groupe Renault, qui a subit à la fois le recul des ventes de la marque Renault et la fin de ses activités en Russie (marque Lada). Le recul est de -29,7% (-12% à périmètre comparable).

L'attrait du prix, même s'il augmente

Les tarifs attractifs des autos Dacia semblent expliquer cette progression, dans le contexte de crise actuel, qui freine les achats des particuliers ou les pousse vers une marque meilleur marché, comme Dacia.

L'attrait du prix s'est toutefois émoussé. Dacia a tendance à augmenter ses tarifs, mais l'écart reste intéressant. "Nous étions 25% moins cher que nos concurrents, maintenant c'est plutôt 15%" dit Xavier Martinet, directeur du marketing, des ventes et des opérations lors d'une table ronde avec quelques journalistes à laquelle Trends Tendances a participé.

Le modèle phare de la marque (et le plus vendu du groupe Renault), la Dacia Sandero, se vend à partir de 10.990 euros, alors qu'une Citroën C3, d'un format proche, se vend à partir de 16.547 euros. Il a été enregistré 112.000 immatriculations sur les 6 premiers mois de l'année, et est suivi par le Duster (99.000 unités).

L'exception belge

La marque Dacia est populaire auprès des particuliers. "Ils constituent 85% des ventes" continue Xavier Martinet. En Europe, Dacia se situe dans le top 3 des ventes aux particuliers. En Belgique, elle est numéro 4, et les immatriculations Dacia ont reculé de -7,74%. "C'est dû à un délai de livraison plus long" regrette Xavier Martinet. "Nous y travaillons". Ce serait le contrecoup d'un afflux de commande autour du Salon de l'Auto de janvier dernier.

Dacia est impacté, comme d'autres, par les pénuries notamment de semi-conducteurs. "Nous avons dû fermer les commandes de modèles au GPL pendant un mois, alors qu'elles représentent une partie importante des ventes" déplore Xavier Martinet. Il parle d'un délai de livraison de 5 mois pour les Dacia, 6 mois pour la Sandero et pour l'auto électrique Spring.

Percée électrique avec la Spring

Le modèle électrique Spring remporte un succès intéressant. Selon Dacia, c'est le premier modèle électrique vendu en Europe aux particuliers. Cette auto pure électrique, vendue à partir de 19.990 euros (tarif Belgique), a été commandée à 5.000 exemplaires par mois. "Elle part d'une série de partis pris courageux, en acceptant de limiter la batterie et la puissance du moteur. Elle vise un usage urbain, et va jusqu'à 125 km/h" commente Xavier Martinet. "Nous avions prévu un usage de 31 km par jour, et les remontées du marché confirment ce que nous avions pressentis. C'est une voiture pour aller faire des courses, aller au travail, à l'école, utilisée pour 5 trajets par jour." La Dacia Spring affiche une autonomie de 230 km en cycle mixte.

Hybride à moyen terme

Il n'y a pas encore de modèle électrique plus grand annoncé dans la gamme Dacia. Sans doute le coût des batteries est-il actuellement un frein pour envisager un modèle moyen low cost à meilleure autonomie que la Spring. "Nous suivrons l'évolution du marché européen, Dacia le fera en temps et heure" dit le responsable des ventes et du marketing. Pour le moment, la prochaine étape est une motorisation hybride auto-rechargeable, pour le modèle Jogger, prévu en 2023.

Une nouvelle identité

Le groupe Renault opère un changement de cap pour Dacia. Le design a été amélioré pour rendre les autos plus attractives. C'est le cas des derniers modèles Sandero et, le plus récent, le break Jogger. Ce dernier a été commandé à 50.000 exemplaires au premier semestre 2022. Il affiche une ligne moins rustique que le Dokker et le break MCV Logan qu'il remplace. Ce changement d'image est illustré par une nouvelle identité visuelle et un nouveau logo.

La marque à bas prix du groupe Renault, Dacia, remporte un succès qui semble défier un marché en recul général. Pour les 6 premiers mois de l'année, les immatriculations ont progressé de 5,9% (vs H1 2021), pour arriver à 277.885 autos. "Et ce dans un marché qui recule de 15%" observe Xavier Martinet, directeur sales and marketing de Dacia, qui espère arriver à 580.000/600.000 autos sur l'année. Cette progression atténue le recul global des ventes du groupe Renault, qui a subit à la fois le recul des ventes de la marque Renault et la fin de ses activités en Russie (marque Lada). Le recul est de -29,7% (-12% à périmètre comparable).L'attrait du prix, même s'il augmenteLes tarifs attractifs des autos Dacia semblent expliquer cette progression, dans le contexte de crise actuel, qui freine les achats des particuliers ou les pousse vers une marque meilleur marché, comme Dacia.L'attrait du prix s'est toutefois émoussé. Dacia a tendance à augmenter ses tarifs, mais l'écart reste intéressant. "Nous étions 25% moins cher que nos concurrents, maintenant c'est plutôt 15%" dit Xavier Martinet, directeur du marketing, des ventes et des opérations lors d'une table ronde avec quelques journalistes à laquelle Trends Tendances a participé.Le modèle phare de la marque (et le plus vendu du groupe Renault), la Dacia Sandero, se vend à partir de 10.990 euros, alors qu'une Citroën C3, d'un format proche, se vend à partir de 16.547 euros. Il a été enregistré 112.000 immatriculations sur les 6 premiers mois de l'année, et est suivi par le Duster (99.000 unités).L'exception belgeLa marque Dacia est populaire auprès des particuliers. "Ils constituent 85% des ventes" continue Xavier Martinet. En Europe, Dacia se situe dans le top 3 des ventes aux particuliers. En Belgique, elle est numéro 4, et les immatriculations Dacia ont reculé de -7,74%. "C'est dû à un délai de livraison plus long" regrette Xavier Martinet. "Nous y travaillons". Ce serait le contrecoup d'un afflux de commande autour du Salon de l'Auto de janvier dernier.Dacia est impacté, comme d'autres, par les pénuries notamment de semi-conducteurs. "Nous avons dû fermer les commandes de modèles au GPL pendant un mois, alors qu'elles représentent une partie importante des ventes" déplore Xavier Martinet. Il parle d'un délai de livraison de 5 mois pour les Dacia, 6 mois pour la Sandero et pour l'auto électrique Spring.Percée électrique avec la SpringLe modèle électrique Spring remporte un succès intéressant. Selon Dacia, c'est le premier modèle électrique vendu en Europe aux particuliers. Cette auto pure électrique, vendue à partir de 19.990 euros (tarif Belgique), a été commandée à 5.000 exemplaires par mois. "Elle part d'une série de partis pris courageux, en acceptant de limiter la batterie et la puissance du moteur. Elle vise un usage urbain, et va jusqu'à 125 km/h" commente Xavier Martinet. "Nous avions prévu un usage de 31 km par jour, et les remontées du marché confirment ce que nous avions pressentis. C'est une voiture pour aller faire des courses, aller au travail, à l'école, utilisée pour 5 trajets par jour." La Dacia Spring affiche une autonomie de 230 km en cycle mixte. Hybride à moyen termeIl n'y a pas encore de modèle électrique plus grand annoncé dans la gamme Dacia. Sans doute le coût des batteries est-il actuellement un frein pour envisager un modèle moyen low cost à meilleure autonomie que la Spring. "Nous suivrons l'évolution du marché européen, Dacia le fera en temps et heure" dit le responsable des ventes et du marketing. Pour le moment, la prochaine étape est une motorisation hybride auto-rechargeable, pour le modèle Jogger, prévu en 2023. Une nouvelle identitéLe groupe Renault opère un changement de cap pour Dacia. Le design a été amélioré pour rendre les autos plus attractives. C'est le cas des derniers modèles Sandero et, le plus récent, le break Jogger. Ce dernier a été commandé à 50.000 exemplaires au premier semestre 2022. Il affiche une ligne moins rustique que le Dokker et le break MCV Logan qu'il remplace. Ce changement d'image est illustré par une nouvelle identité visuelle et un nouveau logo.